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En octobre sur Console Virtuelle

Akumajō Dracula (Super Famicom)

Super Castlevania IV est l’un des rares cas où la jaquette occidentale supplante l’original japonais ci-dessus

Après une rentrée très chargée sur la scène néorétro du moins, octobre s’est montré davantage actif du côté de la Console Virtuelle de la New 3DS uniquement, comme si la Wii U préparait déjà sa retraite en vue de la sortie de la Nintendo Switch ! Et une nouvelle fois, c’est Capcom qui régale avec Breath of Fire et Breath of Fire II (7,99 € chacun) ainsi que Super Ghouls’n Ghosts, qui nous est arrivé accompagné d’un autre classique gothique de la Super Nintendo, le mal nommé Super Castlevania IV. Les deux jeux, qui ont d’ailleurs souvent causé des confusions entre Konami et Capcom chez les joueurs – ne le niez pas ! – sont sortis pour Halloween et les soldes qui vont avec, et sont donc proposés à 5,59 € jusqu’au 3 novembre. Côté néorétro, on a quand même eu droit à des titres bien mignons, comme Fairune 2 (6,99 €) à l’instant sur portable mais aussi Pirate Pop Plus (4,49 €), en cross-buy s’il-vous-plaît sur les deux consoles !…


Breath of Fire (Super NES, 7,99 €)BREATH OF FIRE (New 3DS)
(S.NES, 03/04/93 au Japon, 10/08/94 aux États-Unis)
Catégorie : JRPG
Joueurs : 1
Éditeur : Capcom
Date de sortie VC : 06/10/2016
Prix : 7,99 €
Page du jeu : [Breath of Fire]

C’est sans doute parce qu’il était jusque-là inédit en Europe que ce premier épisode était sorti sur Wii U plus d’un an après sa suite ci-dessous. Ce n’est de toute façon pas bien gênant puisque la particularité de cette série traitée dans IG n°23 est que ses épisodes se déroulent dans le même univers mais à des époques différentes. Produit par Tokuro Fujiwara, le créateur de Ghosts’n Goblins, ce volet inaugural met davantage l’accent sur les combats que les autres JRPG de l’époque, mais ils deviennent intéressants hélas tardivement avec les transformations en dragons. Et les amateurs du genre seront plutôt frustrés par la narration décousue, les différentes quêtes ne s’intégrant pas forcément très bien à la trame principale. Moins linéaire en apparence que les autres jeux de sa catégorie, il a aussi tendance à multiplier les allers-retours… Il n’a donc pas vraiment bien vieilli, mais les amateurs du genre qui veulent parfaire leur culture souhaiteront sans doute y découvrir les origines du protagoniste Ryu (aucun lien) !


Breath of Fire II (Super NES, 7,99 €)BREATH OF FIRE II (New 3DS)
(Super NES, 02/12/94 au Japon, 25/04/96 en Europe)
Catégorie : JRPG
Joueurs : 1
Éditeur : Capcom
Date de sortie VC : 06/10/2016
Prix : 7,99 €
Page du jeu : [Breath of Fire II]

Globalement similaire en termes de gameplay, cette suite est néanmoins supérieure à l’original sur bien des points, d’autant que Keiji Inafune a pu cette fois s’en donner à cœur joie sur la réalisation graphique, même si les musiques ne sont pas forcément mémorables. Mais surtout, cet épisode offre également son lot de frustrations old school car elle est aussi bien plus difficile, en particulier du fait de rencontres aléatoires aux conséquences parfois fatales. Heureusement, la possibilité de sauvegarder à tout moment, déjà incluse dans la réédition Game Boy Advance de 2001, est donc bienvenue. En revanche, ce qui n’a hélas pas changé est la traduction médiocre, qui gâche une narration pourtant soignée. Ainsi, si ce RPG a connu un beau succès critique et commercial à l’époque d’autant qu’il est sorti la même semaine que la PlayStation, ses défauts d’alors, comme son mauvais rythme, sautent nettement plus aux yeux aujourd’hui.


Super Ghouls'n Ghosts (Super NES, 7,99 €)SUPER GHOULS’N GHOSTS (New 3DS)
(Super NES, 04/10/91 au Japon, 10/12/92 en Europe)
Catégorie : action/plateformes
Joueurs : 1
Éditeur : Capcom
Date de sortie VC : 20/10/2016
Prix : 7,99 € / 5,59 € jusqu’au 3 novembre
Page du jeu : [Super Ghouls’n Ghosts]

Disponible sur Wii U depuis mai 2013, c’est le troisième volet de la série débutée en 1985 par Ghosts’n Goblins (déjà disponible dans sa version NES), et aussi le premier à ne pas être sorti en arcade. Et ce ChohmakaimuraLe super village de l’enfer », Choh étant un superlatif encore plus fort que le Dai de son prédécesseur) porte bien son nom… Véritable perle technique des débuts de la Super Nintendo malgré quelques ralentissements, cet épisode est surtout connu pour sa difficulté extrême, étant souvent classé dans les plus durs de l’Histoire – 5ème chez IGN par exemple ! En effet, Arthur y perd sa faculté de tirer vers le haut et le bas, alors qu’il était déjà incapable de viser en diagonale… Il peut certes bénéficier de l’armure dorée et du double saut cette fois, mais il est toujours impossible de changer sa trajectoire en plein vol et il faudra donc bien doser le timing de son second saut pour arriver sur la terre ferme. Autant dire que les points de sauvegarde permis par l’émulation seront indispensables pour profiter de ce chef d’œuvre qui doit en outre, comme d’habitude, être terminé deux fois d’affilée pour en voir la vraie fin !


Super Castlevania IV (Super NES, 7,99 €)SUPER CASTLEVANIA IV (New 3DS)
(Super NES, 31/10/91 au Japon, 23/11/92 en Europe)
Catégorie : action/plateformes
Joueurs : 1
Éditeur : Konami
Date de sortie VC : 20/10/2016
Prix : 7,99 € / 5,59 € jusqu’au 3 novembre
Page du jeu : [Super Castlevania IV]

Super Castlevania IV nous arrive pour Halloween comme sur Wii U il y a trois ans, mais aussi et surtout comme sur Super Famicom il y a vingt-cinq ans ! Et encore aujourd’hui, il est considéré comme le meilleur épisode « traditionnel » de la série aux côtés de Rondo of Blood (nettement moins connu du grand public cela dit), c’est-à-dire avant le passage au « Metroidvania » amorcé par Symphony of the Night. Il faut dire que, contrairement à ce que son titre occidental suggère, Akumajō Dracula est en réalité un remake de l’original sur NES, comme nous le rappelait récemment Retrovision. Ainsi plus linéaire et davantage axé sur les phases de plateforme, le jeu a bien vieilli malgré quelques ralentissements lui aussi. L’ambiance sonore, sans précédent à l’époque, est toujours aussi envoûtante tandis que, avec le recul, l’ambition de Konami de livrer une démo technique est un peu voyante avec cette avalanche de zooms, de rotations, et ce maniement libre du fouet qui servait surtout à épater les copains… À noter que cette version occidentale est connue pour avoir été lourdement censurée, et les puristes voudront peut-être découvrir l’original japonais, qui a justement fait l’objet d’une récente traduction en français.


Je vous donne donc rendez-vous le dernier jeudi de novembre pour le point sur les sorties !

Lien Permanent pour cet article : http://mag.mo5.com/actu/104259/en-octobre-sur-console-virtuelle-6/

  • Merci pour cette revue.

    Trois questions :
    1) « Les deux jeux, qui ont d’ailleurs souvent causé des confusions entre Konami et Capcom chez les joueurs »
    => Vraiment ? Pourquoi ?

    2) A propos de Super Castlevenia 4 :
     » le mal nommé  »
    => Pourquoi ?

    3) « est en réalité un remake de l’original sur NES »
    => Vraiment (x2) ? Car le contenu des stages est tellement différent… Ne serait-ce que le fameux passage des chandeliers géants, il n’y a pas d’équivalent dans le premier épisode.

  • 1) Bonne question… Les jeux ont des univers proches et ont débuté à peu près à la même époque, et puis peut-être que la difficulté d’un Ghouls’n Ghosts fait que certains l’associent à celle d’un Contra par exemple. En tout cas, j’ai plusieurs fois entendu des gens associer l’un des jeux à l’autre éditeur par erreur.
    2) Parce que ce n’est pas le 4e épisode, donc, mais un remake, puisqu’il porte le même nom que l’original au Japon.

    3) Autrefois, les suites étaient plus des remakes profitant de la puissance d’une nouvelle machine, comme on l’expliquait dans le podcast sur Metroid. Bien entendu, dans ce cas précis, certains niveaux diffèrent, mais l’histoire est la même, le protagoniste est le même, et on retrouve le même affrontement contre Dracula à la fin. On peut comparer ça à New Super Mario Bros. qui est une « réinvention » de l’original de 1985, mais le level design est bien sûr inédit.