En août sur le PlayStation Store

Windjammers (Neo·Geo)

Visiblement juillettiste, le PlayStation Store a repris des couleurs en août ! On a ainsi eu droit au grand retour des rééditions PlayStation 2 avec l’arrivée de Jak and Daxter: The Precursor Legacy, annoncé début avril par le PlayStation Blog avec le reste de la trilogie et même Jak X: Combat Racing, mais aussi à Art of Fighting Anthology et Red Faction II (14,99 € chacun).  Est également sorti ce mois-ci Patapon (14,99 €), troisième et dernière réédition PSP après PaRappa the Rapper et LocoRoco, ainsi que la compilation Mega Man Legacy Collection 2 (14,99 €). Et bien entendu, comme chaque mois, la Neo·Geo a été à la fête avec les rééditions de Super Sidekicks, Aero Fighters 2, Art of Fighting 2, The King of Fighters ’96, Magician Lord et Fatal Fury 3 (6,99 € chacun), mais aussi et surtout celle de Windjammers (14,99 €) dans une version agrémentée de jeu en ligne arrivée  ce matin ! Enfin, le néorétro n’a pas été en reste avec la sortie de Demetrios – The BIG Cynical Adventure (9,99 €) sur PlayStation 4 en cross-buy avec la version Vita déjà disponible, celle du très attendu Sonic Mania (19,99 €), de Thimbleweed Park (19,99 €), The Escapists 2 (21,99 €) et de Bleed (9,99 €) aussi sur la console de salon.


Patapon (PSP, 14,99 €)PATAPON (PS4)
(PSP, 20 décembre 2007 au Japon, 22 février 2008 en Europe)
Catégorie : rythme
Joueurs : 1
Éditeur : Sony
Date de sortie PSN : 01/08/2017
Prix : 14,99 €
Page du jeu : [Patapon]

Avec LocoRoco (2006), Patapon est indéniablement l’un des jeux phares de la PSP, un de ceux qui a su montrer que la portable pouvait offrir plus original que de simples portages PlayStation 2… Développé par une toute autre équipe, Pyramid (cf. l’interview du producteur et du compositeur sur le PlayStation Blog), mais bénéficiant lui aussi d’une identité visuelle forte signée par l’artiste lillois Rolito, le jeu mélange deux genres en apparence antinomiques, le rythme et le RTS. En effet, le but est de commander une petite armée à l’aide de séquences de deux boutons au début (Pata, Pata, Pata, Pon pour la marche et Pon, Pon, Pata, Pon pour l’attaque, par exemple) puis des quatre boutons de face à terme. Suivre le bon rythme permet en outre de remplir une jauge de combo pour atteindre le mode Fever qui rend les soldats plus forts et résistants. S’ajoute à cela une dimension de RPG avec six classes pour les soldats, sachant que l’on ne peut en amener que de trois types sur le champ de bataille. Le côté mignon de ce jeu sans bouton de pause est d’ailleurs trompeur ; le grinding se révèle nécessaire afin de collecter de l’équipement et du ka-ching pour améliorer les troupes et créer de nouveaux soldats.


Super Sidekicks (Neo·Geo MVS, 6,99 €)SUPER SIDEKICKS (PS4)
(Neo·Geo MVS, 14 décembre 1992 au Japon)
Catégorie : football
Joueurs : 1-2
Éditeur : SNK
Date de sortie PSN : 02/08/2017
Prix : 6,99 €
Page du jeu : [Super Sidekicks]

Super Sidekicks est le premier des quatre volets de la licence connue sous le nom de Tokuten Ō (« le roi du but ») au Japon – le quatrième ayant été rebaptisé The Ultimate 11 (1996) chez nous. Premier titre du genre sur la machine si l’on excepte le futuriste Soccer Brawl (1991), ce Super Sidekicks se veut plus réaliste mais n’en reste pas moins profondément arcade. Le jeu n’utilise d’ailleurs que deux boutons et ne permet de régler que la difficulté et la durée du match. Enfin, seulement douze équipes sont proposées alors que sa suite en offrira quatre fois plus, tout en corrigeant certains défauts de gameplay. En effet, on ne peut pas changer de joueur librement en défense par exemple, et les tirs ou passes longues sortent souvent du terrain… Mais certains préfèreront le style dessiné à la main de cet épisode ou la présence de musique en match.


Aero Fighters 2 (Neo·Geo MVS, 6,99 €)AERO FIGHTERS 2 (PS4)
(Neo·Geo MVS, 18 juillet 1994 au Japon)
Catégorie : shoot ’em up
Joueurs : 1-2
Éditeur : SNK
Date de sortie PSN : 03/08/2017
Prix : 6,99 €
Page du jeu : [Aero Fighters 2]

Connu sous le nom de Sonic Wings 2 au Japon, il s’agit comme son nom l’indique de la suite d’Aero Fighters, lui-même le successeur spirituel de Turbo Force (1991) dont il reprend le hardware tout en offrant un univers plus travaillé. Mais ce premier épisode sorti en arcade en 1992 n’utilisait pas le standard de SNK ; il avait en revanche fait l’objet d’une adaptation sur Super Nintendo l’année suivante. Et pour l’anecdote, une partie des développeurs ayant œuvré sur celui-ci avait quitté Video System, un studio aussi connu pour Rabio Lepus (1987) et ses (excellents) jeux de volleyball, pour fonder Psikyo, un studio justement fameux dans le genre du shoot vertical. Comme son prédécesseur, cette suite Neo·Geo, et donc cette fois conçue pour un écran horizontal, a la particularité de nous faire piloter des modèles d’avions bien réels, au nombre de huit ici. Ce qui n’en fait pas une simulation de vol pour autant puisqu’on trouve un robot et un dauphin parmi les pilotes ! Le gameplay est quant à lui toujours très classique et n’utilise que deux boutons, l’un pour tirer et l’autre pour les smart bombs… Mais en dépit de quelques ralentissements et clignotements, le jeu reste excellent. Aero Fighters 3 (1995) est bien entendu encore meilleur, mais il est cher, surtout dans sa version américaine extrêmement rare


Art of Fighting 2 (Neo·Geo MVS, 6,99 €)ART OF FIGHTING 2 (PS4)
(Neo·Geo MVS, 3 février 1994 au Japon)
Catégorie : combat
Joueurs : 1-2
Éditeur : SNK
Date de sortie PSN : 11/08/2017
Prix : 6,99 €
Page du jeu : [Art of Fighting 2]

Au contraire de beaucoup de jeux du genre s’alignant sur la concurrence, cette suite a fait le choix de consolider les bases originales du premier Art of Fighting (1992). On retrouve donc la formule faite de sprites gigantesques et de mise en scène cinématographique, ainsi que la mécanique très particulière d’une jauge limitant l’utilisation des coups spéciaux, et qui s’appelle désormais Rage Gauge, mais cela revient au même. Les trois stages bonus sont différents mais permettent toujours d’augmenter ses jauges et de débloquer une technique secrète – mais pas le Haoh Shoko Ken appris et donc maîtrisé dans l’épisode précédent. Au rang des nouveautés, la durée d’appui a cette fois une incidence sur la force des coups, et on peut diminuer les dégâts d’une projection en appuyant sur un bouton avec le bon timing. Mais surtout, on dispose cette fois de douze personnages aussi bien jouables en versus qu’en solo ; le casting du volet précédent rempile hormis Ryuhaku Tōdō, le tout premier adversaire. Plus beau et surtout plus pêchu que son ainé, Art of Fighting 2 en conserve toutefois l’un des gros défauts, à savoir une difficulté très élevée du fait de son IA, et il risque de déplaire aux habitués des jeux de combat classiques.


The King of Fighters ’96 (Neo·Geo MVS, 6,99 €)THE KING OF FIGHTERS ’96 (PS4)
(Neo·Geo MVS, 30 juillet 1996 au Japon)
Catégorie : combat
Joueurs : 1-2
Éditeur : SNK
Date de sortie PSN : 11/08/2017
Prix : 6,99 €
Page du jeu : [The King of Fighters ’96]

Après une cuvée ’95 qui corrigeait les défauts de son aîné, SNK fait le choix audacieux de chambouler les choses plutôt que de consolider les acquis. En apparence, ce nouvel opus n’offre qu’une seule équipe de plus pour 27 combattants, mais on note quelques remplacements comme Leona à la place de son père adoptif Heidern, le duo Mature et Vice qui accompagne désormais Iori, et une équipe de boss menée par Geese Howard. Mais outre l’apparition d’un mode Survivor, c’est surtout le gameplay qui subit le plus de changements : quatre niveaux de sauts au lieu de deux, une garde aérienne héritée de Fatal Fury 3 ci-dessous qui peut être brisée en cas d’excès cependant, disparition de l’esquive (sauf pour Goro et Clark) au profit de roulades avant et arrière… De manière générale, cet épisode particulièrement vif encourage l’attitude offensive en réduisant aussi la portée des projectiles. Bénéficiant également d’une refonte graphique qui profite notamment aux décors, superbes, et de musiques pour la plupart inédites et très réussies, il marque un tournant mais souffre toutefois de ses audaces, puisque les puristes décèleront des bugs et des problèmes d’équilibrage inhérents à toute nouvelle formule…


Jak and Daxter: The Precursor Legacy (PlayStation 2, 14,99 €)JAK AND DAXTER: THE PRECURSOR LEGACY (PS4)
(PlayStation 2, 03/12/2001 aux États-Unis, 07/12/2001 en Europe)
Catégorie : plateformes
Joueurs : 1
Éditeur : Sony
Date de sortie PSN : 23/08/2017
Prix : 14,99 €
Page du jeu : [Jak and Daxter: The Precursor Legacy]

Fort du succès de la trilogie Crash Bandicoot, le studio Naughty Dog s’attèle à la PlayStation 2 en restant dans la plateforme bon enfant, mais dans le genre plus ouvert démocratisé par Super Mario 64 et autres Banjo, et bien sûr facilité par ce nouveau support. Et comme à son habitude, le studio signe une nouvelle claque technique ! Comme il l’explique sur le PlayStation Blog, Andy Gavin a créé son propre langage de programmation pour concevoir un moteur extrêmement performant, à la fois très fluide et sans le moindre temps de chargement. L’une des techniques employée, d’ailleurs très répandue aujourd’hui, consiste par exemple à alterner entre plusieurs niveaux de modélisation pour chaque objet en fonction de sa distance, plutôt que de le faire disparaître au-delà de la fameuse zone de clipping. En revanche, le gameplay fait plutôt dans le classique et l’efficace, et l’on pourra même regretter que le compagnon, dont la présence était quasi-obligatoire dans le genre à l’époque, n’ait pas d’impact sur celui-ci. Néanmoins, Daxter apporte un humour ravageur et bienvenu au jeu d’autant que Jak, conçu volontairement pour mélanger diverses cultures, s’avère un protagoniste nettement plus générique avec le recul.


Windjammers (Neo·Geo MVS, 6,99 €)WINDJAMMERS (PS4, Vita)
(Neo·Geo MVS, 17 février 1994 au Japon)
Catégorie : sport
Joueurs : 1-2
Éditeur : DotEmu
Date de sortie PSN : 29/08/2017
Prix : 14,99 €
Page du jeu : [Windjammers]

Si nous ne traitons en général ici que les rééditions « classiques », celle-ci a l’air très fidèle à l’original auquel elle ajoute surtout un mode en ligne, et on pouvait difficilement faire l’impasse sur ce titre culte de la Neo·Geo. Car à sa sortie sous le nom plus explicite de Flying Power Disc au Japon, le jeu n’a pas forcément été plébiscité par la presse. Il faut dire que sa réalisation n’avait rien d’exceptionnel pour le support et pour l’époque et, même si c’est peut-être là que réside son secret, il s’agit au fond d’une réactualisation par Data East du vénérable Pong de 1972 ! Mais la différence principale est que les joueurs s’échangent un frisbee, qui ne se contente pas de rebondir bêtement, donc. À vrai dire, tout repose sur la vitesse à laquelle il est renvoyé, d’ailleurs très lentement si vous attendez le lancer automatique. Et avec seulement deux boutons, il est possible de donner de l’effet au frisbee, d’effectuer des lobs, des contres et même des coups spéciaux dont certains varient d’un personnage à l’autre – il y en a six. On a donc l’exemple type du jeu facile à prendre en main mais qui recèle une profondeur insoupçonnée, ce qui explique sans doute qu’il soit devenu un incontournable de l’esport rétro ces dernières années…


Art of Fighting Anthology (PlayStation 2, 14,99 €)ART OF FIGHTING ANTHOLOGY (PS4)
(PlayStation 2, mai 2007 aux États-Unis)
Catégorie : combat
Joueurs : 1-2
Éditeur : SNK
Date de sortie PSN : 29/08/2017
Prix : 14,99 €
Page du jeu : [Art of Fighting Anthology]

Après Fatal Fury Battle Archives Vol. 2 en mars, voici une compilation réunissant logiquement Art of Fighting (1992), sa suite ci-dessus et le troisième et dernier volet que nous aurons sans doute l’occasion de chroniquer… Et pour ceux qui hésitent donc entre acquérir chaque volet séparément ou bien cette galette, sachez qu’elle est tout à fait recommandable, offrant du 60 fps pour tous les jeux – contrairement à Metal Slug Anthology (2006). Les options sont toutefois moins nombreuses que dans les rééditions signées Hamster Corporation, mais on dispose tout de même de filtres graphiques et de la configuration des commandes. À noter que chaque jeu propose le choix entre les musiques des originaux sur cartouches et les versions orchestrales des portages Neo·Geo CD (ou inédites dans le cas du premier volet). On a même le meilleur des deux mondes puisque la réédition proposée ici du troisième volet correspond à la version cartouche, jugée supérieure, et sans temps de chargement une fois chaque jeu lancé bien sûr.


Red Faction II (PlayStation 2, 14,99 €)RED FACTION II (PS4)
(PlayStation 2, 16/10/2002 aux États-Unis, 15/11/2002 en Europe)
Catégorie : FPS
Joueurs : 1-4
Éditeur : THQ Nordic
Date de sortie PSN : 29/08/2017
Prix : 14,99 €
Page du jeu : [Red Faction II]

Après le premier épisode en novembre, voici la suite toujours développée par le studio Volition. Elle reprend les ingrédients de son prédécesseur, comme la fameuse technologie GeoMod et ses décors destructibles, mais elle offre une réalisation bien plus soignée, avec en particulier des environnements urbains beaucoup plus travaillés et variés. De plus, il est désormais possible de tenir deux armes à la fois, même si les différents véhicules restent hélas pilotés automatiquement. Et si son mode solo se révèle finalement linéaire, assez court, et handicapé par une IA aux fraises, le titre a été salué pour son multijoueur, jouable en local à quatre. Cependant, ce titre taillé pour les consoles a été bien plus apprécié sur PlayStation 2 et GameCube, que sur Xbox ou sous Windows, où l’absence de jeu en ligne était moins tolérée.


Magician Lord (Neo·Geo MVS, 6,99 €)MAGICIAN LORD (PS4)
(Neo·Geo MVS, 26 avril 1990 au Japon)
Catégorie : action/plateformes
Joueurs : 1-2 (alterné)
Éditeur : SNK
Date de sortie PSN : 31/08/2017
Prix : 6,99 €
Page du jeu : [Magician Lord]

Jeu de lancement et fourni en bundle avec l’AES, il tient une place de choix dans le cœur des heureux possesseurs de la console à l’époque. Famitsu l’a descendu mais Magician Lord a été longtemps l’un des jeux Neo·Geo les mieux notés par la presse occidentale, qui le trouvait plus profond et donc justifiant mieux son tarif élevé. Développé par Alpha Denshi, l’un des partenaires clés de SNK comme on le rappelait dans notre podcast, il conserve le mérite indéniable d’être l’un des rares jeux d’action/plateformes sur le support. Hélas, il n’a pas bien vieilli, notamment du côté de son animation rigide, de séquences de plateformes approximatives et d’un level design parfois franchement alambiqué. Et surtout, si sa difficulté très élevée était considérée comme un plus à l’époque, elle risque de frustrer ceux qui ne parviendront pas à survivre assez longtemps pour profiter de l’un des points forts du jeu : incarner l’une des six transformations différentes en fonction de la combinaison d’orbes (de type feu, eau ou vent) ramassés en cours d’aventure. À noter qu’il existe deux versions du jeu, l’une où l’on a quatre points de vie comme dans les captures d’écran de cette réédition, et l’autre où l’on en a six mais qui se révèle encore plus ardue car on retourne au dernier checkpoint en cas de mort. Celle-ci dispose aussi d’une intro en plus.


Fatal Fury 3 (Neo·Geo MVS, 6,99 €)FATAL FURY 3 (PS4)
(Neo·Geo MVS, 27 mars 1995 au Japon)
Catégorie : combat
Joueurs : 1-2
Éditeur : SNK
Date de sortie PSN : 31/08/2017
Prix : 6,99 €
Page du jeu : [Fatal Fury 3]

Après Fatal Fury Special (1993) le mois dernier, voici le quatrième et dernier épisode de la « première » série puisque, dès le mois de décembre de la même année 1995, SNK allait rebooter la licence avec le premier Real Bout, qui donnera lieu à sa propre trilogie réunie dans la compilation Fatal Fury Battle Archives Vol. 2. Arrivé presque par surprise après une année 1994 sans nouvel opus, et alors que les fans se demandaient si la série n’avait pas été abandonnée au profit de The King of Fighters, cet épisode n’a pourtant rien d’un bouche-trou, et ce d’emblée avec l’une des intros les plus réussies sur Neo·Geo. Le nombre de personnages a cependant diminué, mais la moitié des dix combattants disponibles au départ (trois sont à débloquer) sont inédits, et ce n’est pas la seule audace que le jeu se permet avec l’apparition d’un troisième plan ! Les personnages ne bondissent plus de l’un à l’autre ; les plans avant et arrière servent désormais à faire un pas de côté pour esquiver et contre-attaquer, et on revient ensuite au plan central automatiquement. Cet épisode voit aussi l’apparition de feintes, de quatre niveaux de saut, d’une garde aérienne et d’un dash, mais aussi de Hidden Desperation Moves hélas bien difficiles à sortir… Enfin, les matches sont notés, ce qui a un impact sur le déroulement et l’épilogue du solo. Superbement réalisé, cet épisode particulier est sans doute à réserver aux esthètes.


Je vous donne donc rendez-vous le dernier mardi de septembre pour le point sur les sorties !

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