En janvier sur l’eShop Nintendo

Zero Gunner 2 (arcade, 6,99 €)

Si la fin d’année s’est montrée assez généreuse pour toutes les consoles de Nintendo, il semble que la Console Virtuelle de la Wii U n’ait (pour le moment) pas survécu à 2017… Seule la 3DS résiste avec le très attendu Pokémon Version Cristal (9,99 €), toujours en tête des listings de l’éditeur quand on les classe suivant la popularité, mais qui ne sera toutefois disponible que demain. En attendant, c’est donc à nouveau la Switch qui rafle tout côté rééditions, avec King of the Monsters, Art of Fighting 2, Power Spikes II et World Heroes 2 côté Neo·Geo, mais avec aussi d’autres classiques de l’arcade comme Double Dragon chez Technōs, Kid Niki: Radical Ninja chez Irem ainsi que Strikers 1945 II et Zero Gunner 2 (6,99 € chacun) chez Psikyo. Et en matière de néorétro, la Switch a aussi le monopole même si c’est logiquement plus calme qu’en décembre avec Super Meat Boy (12,99 €), The Escapists 2 (19,99 €), Ambition of the Slimes (5 €) et Celeste (19,99 €).


King of the Monsters (Neo·Geo MVS, 6,99 €)KING OF THE MONSTERS (Switch)
(Neo·Geo MVS, 25 février 1991 au Japon)
Catégorie : combat
Joueurs : 1-2
Éditeur : SNK
Date de sortie eShop : 04/01/2018
Prix : 6,99 €
Page du jeu : https://www.nintendo.fr/…KING-OF-THE-MONSTERS.html

Avec un titre qui n’est autre que le surnom de Godzilla (à l’origine le sous-titre de la version américaine du premier film de 1954), on se doute que l’on a affaire à des affrontements entre kaijū dans la tradition d’un Rampage (1986). Alors que le premier Fatal Fury n’était pas encore sorti, King of the Monsters est un jeu de combat en vue isométrique opposant jusqu’à quatre monstres dont seulement deux peuvent être contrôlés par les joueurs. N’offrant que six personnages jouables dont des clones de Godzilla, King Kong et Ultraman, il présente un gameplay s’apparentant davantage à un jeu de catch, avec diverses prises y compris sur un adversaire à terre, mais surtout parce qu’il faut l’immobiliser trois secondes au sol pour gagner – une fois sa jauge d’énergie vidée toutefois. Et outre le fait que détruire la ville rapporte des points, il sera également possible de s’emparer de tanks ou d’avions pour attaquer ses adversaires. Difficile et injuste en solo, le titre est amusant à deux mais demeure un plaisir coupable ; très critiqué par la presse à l’époque, il était pourtant préféré à certains classiques dans l’émission télévisée Nick Arcade (1992). Il aura droit à une suite l’année suivante, offrant une réalisation plus soignée mais seulement trois personnages jouables et un gameplay hélas plus classique…


Art of Fighting 2 (Neo·Geo MVS, 6,99 €)ART OF FIGHTING 2 (Switch)
(Neo·Geo MVS, 3 février 1994 au Japon)
Catégorie : combat
Joueurs : 1-2
Éditeur : SNK
Date de sortie eShop : 11/01/2018
Prix : 6,99 €
Page du jeu : https://www.nintendo.fr/…ART-OF-FIGHTING-2.html

Au contraire de beaucoup de jeux du genre s’alignant sur la concurrence, cette suite a fait le choix de consolider les bases originales du premier Art of Fighting (1992). On retrouve donc la formule faite de sprites gigantesques et de mise en scène cinématographique, ainsi que la mécanique très particulière d’une jauge limitant l’utilisation des coups spéciaux, et qui s’appelle désormais Rage Gauge mais cela revient au même. Les trois stages bonus sont différents mais permettent toujours d’augmenter ses jauges et de débloquer une technique secrète – mais pas le Haoh Shoko Ken appris et donc maîtrisé dans l’épisode précédent. Au rang des nouveautés, la durée d’appui a ici une incidence sur la force des coups, et on peut diminuer les dégâts d’une projection en appuyant sur un bouton avec le bon timing. Mais surtout, on dispose cette fois de douze personnages aussi bien jouables en versus qu’en solo ; le casting du volet précédent rempile d’ailleurs hormis Ryuhaku Tōdō, le tout premier adversaire. Plus beau et surtout plus pêchu que son ainé, Art of Fighting 2 en conserve toutefois l’un des gros défauts, à savoir une difficulté très élevée liée à son IA, et il risque de déplaire aux habitués des jeux de combat plus traditionnels.


Power Spikes II (Neo·Geo MVS, 6,99 €)POWER SPIKES II (Switch)
(Neo·Geo MVS, 19 octobre 1994 au Japon)
Catégorie : volleyball
Joueurs : 1-2
Éditeur : SNK
Date de sortie eShop : 18/01/2018
Prix : 6,99 €
Page du jeu : https://www.nintendo.fr/…POWER-SPIKES-II.html

Comme on le disait au sujet de Street Hoop (1994), unique jeu de basket sur Neo·Geo, le standard de SNK a été mieux servi en matière de volleyball, ce qui peut sembler curieux en dehors du Japon où ce sport a toujours été très populaire. Et Power Spikes II en est donc une version futuriste à la manière de Super Baseball 2020 (1991) et Soccer Brawl (1992), du moins si l’on opte pour la ligue Hyper car les deux autres, dédiées aux hommes et aux femmes, reprennent le gameplay de Super Volley Ball (1989) et du premier Power Spikes (1991) du même développeur, Video System (Aero Fighters). On retrouve ainsi dans tous les cas la vue de profil et un panel de mouvements plus large qu’il n’y paraît (six types de services, feintes, attaque retardée, etc.), car basé sur l’utilisation d’un seul bouton combiné à des directions. La vraie nouveauté de cet épisode réside donc dans l’Hyper League et son univers futuriste (arbitre robot, filet laser, équipes fantaisistes au lieu des pays), dans lequel le score laisse sa place à une barre d’énergie, et une Power Gauge permet de déclencher différents coups spéciaux (trois services et trois smashes par équipe) via des combinaisons au joystick et au bouton B. Cela ajoute une variété bienvenue à un jeu répétitif par nature, même si les matches sont du coup réduits ici au dernier set et avec un score entamé. Un titre à réserver aux amateurs de ce sport d’autant que sa réalisation est austère pour le support ; il n’est d’ailleurs jamais sorti en cartouche AES mais a été porté sur CD-ROM.


Double Dragon (arcade, 6,99 €)DOUBLE DRAGON (Switch)
(arcade, juillet 1987)
Catégorie : beat ’em up
Joueurs : 1-2
Éditeur : Technōs Japan/Arc System Works
Date de sortie eShop : 18/01/2018
Prix : 9,99 €
Page du jeu : https://www.nintendo.fr/…DOUBLE-DRAGON.html

La genèse de Double Dragon, que l’on peut aussi bien retrouver dans la biographie de notre membre d’honneur Yoshihisa Kishimoto que dans Pix’n Love #7, repose sur l’idée de développer le concept de Renegade. Le but de Technōs Japan est alors d’offrir un mode deux joueurs en simultané et davantage d’interaction avec le décor, et avec les armes des ennemis que l’on peut enfin ramasser pour les retourner contre eux. De plus, outre l’influence du film The Warriors (1979, Les Guerriers de la Nuit), déjà ressentie dans la version occidentale de Nekketsu Kōha Kunio-kun, Kishimoto a voulu rendre hommage à son idole Bruce Lee, et l’on retrouve d’ailleurs l’un des idéogrammes de l’art martial qu’il a créé, le Jeet Kune Do, dans le titre japonais du jeu, Sōsetsuken. Nettement plus agréable à jouer que son prédécesseur, bien qu’il ne soit pas exempt de bugs, le titre a marqué par son scrolling par étapes et par sa musique inoubliable signée Kazunaka Yamane. Il a été élu meilleur jeu d’arcade de l’année devant After Burner, R-Type, Super Contra ou encore Shinobi, et a eu lui-même une grande descendance. Ses suites directes ne sont pas forcément les meilleures, mais Double Dragon II: The Revenge sur NES est réussi et Double Dragon Advance exceptionnel. Plus près de nous, Double Dragon: Neon est très sympathique.


Strikers 1945 II (arcade, 6,99 €)STRIKERS 1945 II (Switch)
(arcade, 1997 au Japon)
Catégorie : shoot ’em up
Joueurs : 1-2
Éditeur : Psikyo/Zerodiv
Date de sortie eShop : 25/01/2018
Prix : 6,99 €
Page du jeu : https://www.nintendo.fr/…/STRIKERS-1945-II.html

Ce nom est maladroit mais, au moins, il ne fait aucun doute qu’il s’agit de la suite de Strikers 1945 (1995) réédité sur Switch en août. Ce shoot ’em up en retrouve d’ailleurs presque tous les ingrédients, à savoir l’ambiance très librement inspirée de la Seconde Guerre mondiale, six avions au choix, des niveaux à traverser dans un ordre (en partie) aléatoire, des lingots à ramasser de préférence quand ils brillent, un second loop plus difficile, etc. Certes, quatre des six avions sont inédits et les deux autres ont dans la pratique subi des ajustements dans leur arsenal et leurs caractéristiques mais, en dehors d’une jauge à remplir pour améliorer le tir chargé, on a plus affaire à un remake qu’à une véritable suite. Le jeu est cependant plus réussi que son prédécesseur, avec des niveaux jouant davantage sur la profondeur et faisant preuve d’une belle originalité, et il est peut-être même meilleur que ses deux successeurs selon certains ! Signalons enfin qu’il a lui aussi été porté sur PlayStation et Saturn, et cette fois également aux États-Unis – du moins sur la console de Sony et sans le « II », ce qui peut induire en erreur…


Zero Gunner 2 (arcade, 6,99 €)ZERO GUNNER 2 (Switch)
(arcade, mai 2001 au Japon)
Catégorie : shoot ’em up
Joueurs : 1-2
Éditeur : Psikyo/Zerodiv
Date de sortie eShop : 25/01/2018
Prix : 6,99 €
Page du jeu : [Zero Gunner 2]

Il n’est pas très étonnant que Zerodiv ait préféré réédité la suite avant l’original de 1997. Car si celui-ci ébauche le système de contrôle original de Zero Gunner 2, ses premiers niveaux sont assez ennuyeux et surtout sa réalisation, basée sur le hardware Model 2 alors supplanté depuis un an, n’a pas bien vieilli avec un cruel manque de couleurs… Or ce n’est pas du tout le cas de cette suite qui tourne également sur du matériel SEGA, mais cette fois sur carte NAOMI ; elle fera d’ailleurs l’objet d’un portage Dreamcast très recherché aujourd’hui… Conservant un gameplay 2D, ce shoot ’em up a donc la particularité de laisser le(s) joueur(s) faire feu à 360° à une époque où les manettes n’avaient pas forcément deux sticks en standard ; il faut maintenir ici le bouton pour pivoter autour d’un axe. Mais on s’y fait vite et tant mieux, car les ennemis arrivent de toute part… Et le jeu conserve tout de même la patte de Psikyo avec l’ordre des premiers niveaux qui varient selon l’hélicoptère choisi. C’est donc un beau chant du cygne pour un studio dont c’est l’une des dernières productions et surtout le tout dernier shoot ’em up ! PS : Du moins si l’on ne compte pas Chō Aniki: Seinaru Protein Densetsu (2003) suite au rachat par X-Nauts, et qui n’a pas l’air d’avoir été développé par des anciens de Psikyo…


World Heroes 2 (Neo·Geo MVS, 6,99 €)WORLD HEROES 2 (Switch)
(Neo·Geo MVS, 26 avril 1993 au Japon)
Catégorie : combat
Joueurs : 1-2
Éditeur : SNK
Date de sortie eShop : 25/01/2018
Prix : 6,99 €
Page du jeu : https://www.nintendo.fr/…WORLD-HEROES-2.html

Si l’on serait tenté de conseiller World Heroes Perfect (1995), le dernier épisode de la série déjà disponible, certains puristes pourront lui préférer ce World Heroes 2. Tout d’abord, alors que son prédécesseur n’offrait que huit combattants, celui-ci en ajoute six pour un total relativement généreux, surtout à l’époque, de quatorze. Et les nouvelles têtes sont encore bien délirantes avec un indigène, un viking, un pirate et un… footballeur américain maléfique ! Le gameplay demeure lui globalement inchangé ; les boutons A et B conservent ainsi deux niveaux de pression façon Street Fighter (1987) premier du nom, mais C permet désormais de déclencher des provocations en plus des projections, et il est cette fois possible de renvoyer les projectiles et de contrer les choppes – ce dont l’IA profite hélas abusivement… En outre, on retrouve le fameux mode Deathmatch de son prédécesseur, mais il est bien plus abouti avec des arènes plus nombreuses et surtout la présence d’une jauge commune pour les deux joueurs – idée qui permettait à l’époque à votre serviteur de jouer bien plus longtemps contre son frangin avec un seul crédit. Or ce mode Deathmatch sera hélas absent des deux épisodes suivants… Enfin, pour l’anecdote, c’est le tout premier jeu à figurer le logo ADK sur l’écran-titre au lieu d’Alpha Denshi.


Kid Niki: Radical Ninja (arcade, 6,99 €)KID NIKI: RADICAL NINJA (Switch)
(arcade, décembre 1986 au Japon, 1987 en Occident)
Catégorie : action/plateformes
Joueurs : 1-2 (alterné)
Éditeur : Irem
Date de sortie eShop : 25/01/2018
Prix : 6,99 €
Page du jeu : [Kid Niki: Radical Ninja]

Connu sous le nom de Kaiketsu Yanchamaru (« le merveilleux Yanchamaru ») au Japon et réutilisant le hardware de Spartan X/Kung Fu Master (1984),  ce titre s’inscrit dans une grande mode du jeu d’action/plateformes baignant dans le folklore japonais mais dans un style plus enfantin, comme SonSon et Ninja Kid (1984). Or entretemps, le manga Dragon Ball est né, et Irem joue donc encore plus la carte du protagoniste jeune et espiègle. Le titre se révèle par ailleurs plutôt classique, hormis l’utilisation d’une épée tournoyante et son ambiance humoristique… Mais pour un jeu qui semble vouloir attirer les enfants, la difficulté est très relevée avec des ennemis arrivant par tous les côtés, et des boss qui ne sont vulnérables que si l’on touche leurs points faibles, et qui vous font perdre votre épée sinon ! Le jeu a été distribué aux États-Unis par Data East dans une version qui diffère par la coiffure du héros (!), les noms des personnages et qui ajoute surtout deux checkpoints plus que bienvenus par niveau… Le même éditeur a ensuite signé des adaptations ratées sur Apple ][ et Commodore 64, mais a connu un beau succès avec un portage fidèle sur NES, inédit en Europe. Il a été récemment traduit en français comme ses deux suites, cette fois créées juste pour la Famicom et exclusives au Japon.


Pokémon Version Cristal (Game Boy Color, 9,99 €)POKÉMON VERSION CRISTAL (3DS)
(Game Boy Color, 14/12/2000 au Japon, 02/11/2001 en Europe)
Catégorie : RPG
Joueurs : 1
Éditeur : Nintendo
Date de sortie eShop : 26/01/2018
Prix : 9,99 €
Page du jeu : [Pokémon Version Cristal]

Comme le premier duo de Pokémon, Rouge & Bleu, a eu droit à sa version Jaune, son successeur réédité sur 3DS en septembre, Or & Argent, a été  suivi par cette Version Cristal, qui nous arrive donc cette fois après coup bien qu’elle soit sortie à l’époque bien plus rapidement, un an après. Hormis le fait que seule la Game Boy Color (dont c’est l’un des derniers jeux) l’ait accueillie contrairement à ses prédécesseurs, la cartouche présente à nouveau peu de différences avec le diptyque dont elle dérive. On vous renvoie donc à la notice de ce dernier pour les nouveautés de gameplay, sachant que cette version voit l’arrivée de la tour des combats, de deux nouveaux protagonistes, le garçon Gold et la fille Crystal, et de deux quêtes annexes dont l’une est bien sûr consacrée au Pokémon légendaire Suicune qui illustre la jaquette. À noter enfin que cette réédition permet d’obtenir Celebi après avoir terminé le jeu, alors qu’il était à l’époque impossible à récupérer hors du Japon. Par ailleurs, il était également possible là-bas de procéder à des échanges via un téléphone portable, mais cette version est comme d’habitude compatible avec tous les autres épisodes de la série sur 3DS via la Banque Pokémon.


Je vous donne donc rendez-vous le dernier jeudi de février pour le point sur les sorties !

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