En avril sur l’eShop Nintendo

Thunder Force IV (Mega Drive)

Thunder Force IV (Mega Drive) fera partie des premiers titres SEGA AGES cet été !

On se demandait déjà le mois dernier si la Console Virtuelle serait bien nécessaire sur Switch, et il faut avouer que l’arrivée des SEGA AGES cet été enfonce le clou… On connaît désormais les cinq premiers jeux prévus : Alex Kidd in Miracle World (1986) et Phantasy Star (1987) sur Master System, Sonic the Hedgehog (1991) et Thunder Force IV (1992) sur Mega Drive, ainsi que la version arcade de Gain Ground (1988). Et en cas de succès la gamme pourrait s’étendre aux jeux Saturn et Dreamcast selon Kagasei Shimomura, interviewé par GAME Watch ! En plus, ce n’est pas comme si l’offre des rééditions n’était pas déjà généreuse sur la console de Nintendo, avec en avril Bad Dudes (7,99 €) côté Data East, Dragon Blaze chez Psikyo mais aussi Ninja-Kid d’UPL/Taito, et bien entendu Samurai Shodown III, Gururin, Real Bout Fatal Fury Special et Ghost Pilots côté Neo·Geo (6,99 € chacun). Et en matière de néorétro, la Switch a eu droit à Super Rocket Shootout (9,99 €), Streets of Red – Devil’s Dare Deluxe (6,99 €), Wild Guns Reloaded (29,99 €), Ninja Striker! (3,99 €), The Way Remastered (14,99 €), A Robot Named Fight (12,99 €), Saturday Morning RPG (7,99 €) et enfin à Asdivine Hearts (12,99 €), sorti sur Wii U il y a deux ans puis revu chez la concurrence.


Samurai Shodown III (Neo·Geo MVS, 6,99 €)SAMURAI SHODOWN III (Switch)
(Neo·Geo MVS, 15 novembre 1995 au Japon)
Catégorie : combat
Joueurs : 1-2
Éditeur : SNK/Hamster
Date de sortie eShop : 05/04/2018
Prix : 6,99 €
Page du jeu : https://www.nintendo.fr/…SAMURAI-SHODOWN-III.html

Si le débat fait encore rage pour savoir lequel du deuxième et du quatrième volet est le meilleur de la série, Samurai Shodown III fait un peu office de vilain petit canard même s’il demeure un très bon jeu de combat, l’exemple type de l’épisode qui souffre paradoxalement de ses velléités de chambouler la formule. Appelé Samurai Spirits: Zankurō Musōken au Japon, c’est en fait la première de deux prequels se déroulant entre les deux premiers épisodes, histoire sans doute de conserver la populaire Nakoruru vivante. Mais d’emblée on passe à douze personnages contre seize pour son prédécesseur, ce qui signifie la disparition de nombreux favoris au profit de six petits nouveaux, même si c’est quelque peu compensé par le choix entre deux panoplies de coups spéciaux (slash et bust) pour chacun d’entre eux. Et surtout, le gameplay est bouleversé jusque dans la fonction des boutons, et la garde aérienne de l’audacieux Fatal Fury 3, sorti quelques mois plus tôt, fait son apparition sachant qu’elle sera retirée dans l’épisode suivant ! Cela pose en fait des problèmes d’équilibrage, notamment la possibilité de passer dans le dos de l’adversaire, bien trop efficace, et c’est dommage car ce troisième volet est encore mieux réalisé que son prédécesseur, avec une ambiance sombre et des musiques particulièrement mémorables.


Ninja-Kid (arcade, 6,99 €)NINJA-KID (Switch)
(arcade, octobre 1984)
Catégorie : action/plateformes
Joueurs : 1-2 (alterné)
Éditeur : Taito/Hamster
Date de sortie eShop : 05/04/2018
Prix : 6,99 €
Page du jeu : https://www.nintendo.fr/…Ninja-Kid-1359104.html

La généalogie de la série Ninja JaJaMaru-kun étant particulièrement complexe, comme on l’avait signalé à l’arrivée des traductions de plusieurs épisodes, rappelons qu’il s’agit du deuxième titre appelé Ninja-kun au Japon, mais du premier volet de la série de jeux d’action/plateformes créée par le studio UPL. Il a été édité par Taito en arcade mais par Jaleco, qui reprendra à terme la série, sur micros et consoles. De son vrai nom Ninja-kun: Majō no Bōken, il rappelle son contemporain SonSon (1984) et influencera à son tour Kid Niki (1986) par son univers et ses graphismes kawaii, mais il présente un level design vertical adapté à la thématique du ninja. Son gameplay peut d’ailleurs dérouter aujourd’hui puisque le bouton de saut fait passer à l’étage inférieur ; il faut le combiner à une direction pour effectuer des bonds. Votre ninja dispose sinon d’emblématiques shurikens qui permettent également de bloquer les projectiles ennemis, les seuls à même de vous faire perdre une vie. En effet, entrer en contact avec les ennemis ne fait que vous paralyser, sachant que vous pouvez les immobiliser à votre tour en leur sautant dessus…


Dragon Blaze (arcade, 6,99 €)DRAGON BLAZE (Switch)
(arcade, 2000)
Catégorie : shoot ’em up
Joueurs : 1-2
Éditeur : Psikyo/Zerodiv
Date de sortie eShop : 12/04/2018
Prix : 6,99 €
Page du jeu : [Dragon Blaze]

À ne pas confondre avec le jeu mobile coréen du même nom, Dragon Blaze est un shoot ’em up vertical dans la grande tradition de Psikyo même si son gameplay, époque oblige, lorgne vers le manic shooter – quitte à opter pour une couleur de boulettes rose plus répandue au lieu de l’orange habituel. Outre son univers médiéval-fantastique à la Gunbird (1994) en plus sérieux, le jeu se distingue par la présence d’un troisième bouton qui permet à chacun des quatre personnages jouables de quitter son dragon, qui attaque vers l’avant puis fait office de module offensif (invincible mais n’absorbant pas les tirs) jusqu’à ce qu’il soit rappelé par son maître. Cette mécanique est d’ailleurs au cœur du gameplay en récompensant la prise de risque par des pièces d’or. On retrouve sinon la perte d’un niveau de puissance lorsque l’on touche un ennemi de Tengai (1996), mais le tir chargé est ici conditionné par une jauge de magie. Véritable chant du cygne du studio aux côtés de Zero Gunner 2 (2001), Dragon Blaze est ardu mais injustement méconnu, n’étant jamais sorti aux États-Unis. Il a en revanche été porté sur PlayStation 2, seul en Europe et en bundle au Japon au sein de la compilation Psikyo Shooting Collection Vol. 3 (2005) avec Sol Divide (1996), mais les deux galettes sont très rares et chères…


Gururin (Neo·Geo MVS, 6,99 €)GURURIN (Switch)
(Neo·Geo MVS, 25 mai 1994 au Japon)
Catégorie : réflexion/adresse
Joueurs : 1-2
Éditeur : SNK/Hamster
Date de sortie eShop : 12/04/2018
Prix : 6,99 €
Page du jeu : https://www.nintendo.fr/…Gururin-1362685.html

Comme la plupart des jeux de réflexion Neo·Geo hormis l’inaugural Puzzled (1990) et les Magical Drop, Gururin n’est jamais sorti en cartouche AES et demeure de ce fait méconnu, mais à juste titre.  Développé par le modeste studio FACE, il propose une variante pourtant originale d’un concept classique ; il s’agit de créer des alignements de trois personnages de même couleur mais, si l’on peut contrôler leur chute, c’est surtout en faisant pivoter le terrain de jeu sur lui-même que l’on chamboule leur agencement. Hélas, outre le fait que les personnages peuvent se donner la main et devenir ainsi inséparables, il est très difficile de prévoir les effets des rotations, et la plupart des joueurs se contenteront de tourner la zone de jeu frénétiquement en espérant réaliser des combinaisons… À deux joueurs, le fait qu’un rire horripilant retentit chaque fois qu’on envoie des têtes de mort à son adversaire peut rendre les parties d’autant plus endiablées, mais il existe sur le support des titres autrement plus intéressants et mieux réalisés.


Bad Dudes Vs. DragonNinja (arcade, 7,99 €)BAD DUDES (Switch)
(arcade, avril 1988)
Catégorie : beat ’em up
Joueurs : 1-2
Éditeur : Data East/FTE Games
Date de sortie eShop : 12/04/2018
Prix : 7,99 €
Page du jeu : [Bad Dudes]

Aussi connu sous le nom Bad Dudes Vs. DragonNinja qui réunit (ou plutôt oppose) ses titres occidental et japonais, ce beat ’em up signé Data East est encore aujourd’hui très présent dans les mémoires (ayant même suscité le projet d’une suite amateur), du fait de nombreux portages sur micros via Ocean, mais aussi grâce à son introduction devenue mème : « Es-tu assez mauvais garçon pour sauver le président ? » Or au-delà de son charme kitsch, le jeu n’est certes pas du niveau des ténors du genre mais reste sympathique en dépit d’une difficulté abusive ; la période d’invincibilité après une attaque est très courte. Le gameplay se limite à un seul plan comme dans The Ninja Warriors (1987) et Vigilante (1988), mais il occupe deux niveaux à la manière d’un Shinobi (1987) et offre un peu de variété grâce au level design (deux niveaux en scrolling forcé), aux armes que l’on peut ramasser et à quelques coups spéciaux. Le coup de poing chargé est cela dit parfois difficile à sortir, et s’il se révèle inutile contre les ennemis de base éliminés en un coup, vous en aurez bien besoin contre les boss, très résistants. Le premier, Karnov, provient du jeu de plateformes éponyme de 1987 et réapparaîtra dans la série de jeux de combat Fighter’s History. À noter que cette réédition n’offre hélas que la version américaine du jeu, nous privant de la fin japonaise où l’on ne partage pas des burgers avec le président Ronnie


Real Bout Fatal Fury Special (Neo·Geo MVS, 6,99 €)REAL BOUT FATAL FURY SPECIAL (Switch)
(Neo·Geo MVS, 28 janvier 1997 au Japon)
Catégorie : combat
Joueurs : 1-2
Éditeur : SNK/Hamster
Date de sortie eShop : 19/04/2018
Prix : 6,99 €
Page du jeu : [Real Bout Fatal Fury Special]

Real Bout Fatal Fury (1995) ayant été sorti à la hâte afin de compenser l’échec de Fatal Fury 3 pour rappel, Real Bout Fatal Fury Special en corrige les « errements » et, tout comme Fatal Fury Special (1993) – d’où le « Special » – il ne s’embarrasse pas de scénario pour nous offrir un casting très complet (quoique sans nouvelle tête) : dix-neuf personnages auxquels s’ajoute Geese Howard (bien que décédé officiellement !) jouable via un code. Cependant, s’il conserve le quatrième bouton dédié aux changements de plan de son prédécesseur, le nombre de plans repasse à deux et surtout, les controversées sorties d’arènes… ont elles-mêmes été éjectées hors du jeu ! Il est cela dit toujours possible d’assommer son adversaire en lui faisant traverser la bordure du niveau. Parmi les nouvelles subtilités de gameplay, on notera que la Power Gauge, qui diminue désormais quand on se relève en changeant de plan, gagne un nouveau niveau intermédiaire, le « H-Power », qui permet d’effectuer un coup spécial en garde appelé Break Shot. Offrant en outre bien plus d’arènes, superbement mises en scène, que son prédécesseur, et des personnages presque tous redessinés dans un style manga réussi, c’est un incontournable.


Ghost Pilots (Neo·Geo MVS, 6,99 €)GHOST PILOTS (Switch)
(Neo·Geo MVS, 25 janvier 1991 au Japon)
Catégorie : shoot ’em up
Joueurs : 1-2
Éditeur : SNK/Hamster
Date de sortie eShop : 19/04/2018
Prix : 6,99 €
Page du jeu : https://www.nintendo.fr/…GHOST-PILOTS-1369761.html

Ghost Pilots est le tout premier shoot ’em up de la Neo·Geo, même si Alpha Mission II est sorti moins de deux mois plus tard… Comme ce dernier, il arbore un scrolling vertical et propose un gameplay classique, mais se déroule dans un univers de Seconde Guerre mondiale sans doute influencé par la série 19XX de Capcom, sans se baser (librement) comme elle sur des batailles réelles. Le jeu emploie deux boutons, l’un pour tirer et l’autre pour larguer des bombes, sachant que l’on choisit le type de ces dernières parmi trois variantes dont l’une dépend du style du niveau. Car l’une des rares originalités de Ghost Pilots est que les sept niveaux alternent (pour le premier et le dernier) ou se déclinent (pour les cinq autres) en rase-motte et haute altitude. Selon le cas, on affrontera donc des ennemis terrestres et amphibies ou bien exclusivement volants. Cela offre mine de rien pas mal de variété et allonge la durée de vie d’un titre assez difficile, avec des kamikaze à esquiver en plus des tirs ennemis ! Sa réalisation se montre sinon plutôt réussie mais l’ensemble n’est (assez logiquement compte tenu du contexte) pas très coloré.


Je vous donne donc rendez-vous le dernier jeudi de mai pour le point sur les sorties !

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