La PlayStation Classic disponible !

PlayStation Classic

Dévoilée en septembre avec fracas même si on l’avait un peu vu venir, la PlayStation Classic a créé un séisme peut-être encore plus grand que celui de la Neo·Geo Mini, suscitant une très forte attente de la part des fans… Et c’est aujourd’hui, pour les vingt-quatre ans de la première console de Sony, qu’ils vont pouvoir se jeter dessus à condition de l’avoir précommandée à 99,99 €. Le souci, c’est que s’ils suivent la presse, ils regrettent peut-être déjà leur achat… Pas tant pour le tarif, logique par rapport à la concurrence, ni le hardware salué à l’unanimité ; la coque est fidèlement reproduite (voir les superbes photos du PlayStation Blog), de même que les deux manettes fournies, sans stick analogique ni vibrations fatalement mais elles peuvent fonctionner sur un PC ou d’autres appareils acceptant l’USB – on vous laisse imaginer lesquels… Et il y a des détails bien sympas comme le bouton Reset pour passer à un autre jeu (et sauvegarder (*) sa progression par la même occasion) et Open qui permet de changer de disque pour Final Fantasy VII (1997) typiquement. Non, le problème vient plutôt de l’intérieur, dès que l’on allume la machine. Déjà, l’interface est minimaliste (et non dénuée de coquilles), tout comme celle de la mini console de SNK certes, mais elle ne propose même pas le moindre filtre graphique. On doit donc se contenter d’un upscale (heureusement assez propre) en 720p, mais il est clair que la première génération de jeux en 3D risque de prendre un sacré coup de vieux sur votre home cinema

Le rendu semble correct, mais on a vu mieux et Sony a créé le scandale en utilisant l’émulateur open source PCSX ReARMed au lieu du sien ! Certains ont été choqués vu le positionnement passé du constructeur vis-à-vis des créateurs de ce type de logiciel, tandis que le défenseur de l’émulation Frank Cifaldi y voit une forme de reconnaissance… Mais c’est plutôt la liste de jeux inclus (après la vidéo ci-dessous) qui fait débat. Il y a déjà les absences gênantes, pointées au moment de l’annonce des vingt classiques fin octobre, dont une partie était toutefois difficile à éviter ; Sony paie en quelque sorte le prix de ses audaces passées en matière de licences, musicales (WipEout) comme automobiles (Gran Turismo). On comprend moins pour Tomb Raider ou Crash Bandicoot… Mais surtout ce sont les mêmes jeux pour les États-Unis et l’Europe, ce qui pose trois problèmes. Premièrement, on se retrouve avec des titres moins populaires chez nous comme Twisted Metal (1996), voire totalement inédits comme Revelations: Persona (1996). Deuxièmement, ce dernier n’est logiquement proposé qu’en anglais, mais c’est aussi le cas de Final Fantasy VII (1997) et Metal Gear Solid (1998) (*), certes pas réputés pour leurs versions françaises, mais quand même… Car troisièmement, onze jeux sont présentés en version NTSC et les autres en PAL, sans choix possible, ce qui signifie que Destruction Derby (1995) et Cool Boarders 2 (1997) par exemple tourneront en 50Hz, donc plus lentement. C’est une vitesse à laquelle nous avons bien sûr été habitués en Europe, mais ce n’est vraiment pas cool de l’infliger aux Américains !

Les 20 jeux de la PlayStation Classic aux États-Unis et en Europe :

 

Merci à Eurogamer, à Kotaku et à Gamekult.

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