En février sur l’eShop Nintendo

SRD: Super Real Darwin (arcade, 7,99 €)

Après un mois de janvier de folie, février s’est montré bien plus calme sur Switch en l’absence de réédition SEGA AGES, et même si le retard  de l’Europe n’est pas totalement rattrapé côté Data East, on n’a eu droit ce mois-ci qu’à l’OVNI Super Real Darwin (1987, 7,99 €) ci-dessus. On note aussi un (léger) ralentissement dans la gamme Arcade Archives (6,99 € pièce) avec Front Line (1982) et Ice Climber (1985), ainsi que Puzzle Bobble 2 (1999), The King of Fighters 2003 et The Ultimate 11 (1996) côté Neo·Geo. Enfin, le Nintendo Switch Online a accueilli ce mois-ci Kirby’s Adventure (1993) et Super Mario Bros. 2 (1988) sur NES, ainsi que la version SP de Blaster Master (1988) et une seconde pour Metroid (1986). Signalons quand même la réédition décevante de Final Fantasy IX (2000, 20,99 €) et celle, nettement moins attendue, de Commander Keen in Keen Dreams (1991, 9,99 €). En revanche, en matière de néorétro, le robinet continue de couler à flots sur la consoles de Nintendo ! L’évènement (et notre test) du mois est indéniablement le tactical Wargroove (16,99 €) mais on dénombre beaucoup d’autres sorties : Reverie (12,99 €), Pocket Academy (10 €), Evoland Legendary Edition (19,99 €), Oniken (9,99 €) et Odallus (11,99 €), Doom & Destiny (11,99 €), Iron Crypticle (8,99 €), Strikey Sisters (9,99 €), Ghoulboy (9,99 €), Alvastia Chronicles (12,99 €), Alchemic Dungeons DX (7,99 €), Space Lift Danger Panic! (4,49 €), Devil Engine (19,99 €), Gigantic Army (8,99 €), Daggerhood (4,99 €), Pixel Devil and the Broken Cartridge (9,99 €), Battlloon (5,99 €), Deltarune Chapter 1, V.O.I.D. (3,99 €), Anodyne (9,99 €) et Ninja Village (10 €).


Puzzle Bobble 2 (Neo·Geo MVS, 6,99 €)PUZZLE BOBBLE 2 (Switch)
(Neo·Geo MVS, 1999 au Japon)
Catégorie : adresse
Joueurs : 1-2
Éditeur : Taito/Hamster
Date de sortie eShop : 07/02/2019
Prix : 6,99 €
Page du jeu : https://www.nintendo.fr/…PUZZLE-BOBBLE-2-1509229.html

Cette suite de Puzzle Bobble (1994), réédité en décembre, est cette fois sortie sur le système F3 de Taito à l’origine, de même que les trois épisodes suivants car, pendant ce temps sur Neo·Geo, la série est en fait confiée à Visco qui propose les deux Puzzle De Pon! (1995-1997), au gameplay identique mais à l’univers différent. Il faut donc croire que ces derniers n’ont pas fait oublier l’original, qui revient donc tardivement sur le standard, en 1999. Baptisée Bust-A-Move Again dès que l’on bascule en version internationale, cette suite reprend le principe de son aîné mais ajoute des embranchements dans le mode solo pour plus de variété, et elle voit l’arrivée de quatre nouveaux types de bulles. Deux sont à lancer et détruisent toutes les bulles sur leurs passages ou seulement celles de la couleur touchée respectivement, tandis que les deux autres sont des bulles indestructibles venant pourrir votre partie, mais si l’une d’elles peut au moins tomber. Côté réalisation, la bande-son est bien plus riche que dans le premier opus même si la vitesse de la musique n’est plus synchrone avec la partie, et les graphismes profitent désormais de fonds digitalisés qu’il est toutefois permis de trouver moins lisibles. Ils sont surtout un peu moins jolis hélas que dans l’original sur Taito F3, qui bénéficiait aussi d’effets de distorsions.


Front Line (arcade, 6,99 €)FRONT LINE (Switch)
(arcade, novembre 1982)
Catégorie : run and gun
Joueurs : 1-2 (alterné)
Éditeur : Taito/Hamster
Date de sortie eShop : 14/02/2018
Prix : 6,99 €
Page du jeu : https://www.nintendo.fr/…FRONT-LINE-1514028.html

Si Sheriff (1979), le premier jeu d’arcade original de Nintendo (dont un certain Shigeru Miyamato a signé les graphismes), est sans doute le premier run and gun de l’Histoire, Front Line est celui qui, bien avant Commando (1985) puis Ikari Warriors (1986), avait posé les bases du genre. On retrouve en effet déjà l’ambiance militaire, le scrolling vertical avec un fort à détruire au bout du niveau ou encore l’utilisation de grenades comme arme secondaire. Mais le jeu bénéficie en prime de mécaniques de gameplay encore plus en avance sur leur temps, comme l’utilisation d’une molette (ici séparée du joystick) pour orienter son tir, ou la possibilité de monter à bord d’un tank (de deux types) ! Et déjà à l’époque, il fallait prendre garde à le quitter avant qu’il n’explose… Mais, bien qu’il ait failli être élu meilleur jeu d’arcade de l’année face à Pole Position, ce classique est quelque peu tombé dans l’oubli. Car contrairement à ceux qu’il a influencés, il a surtout été adapté sur des machines japonaises hormis l’Atari 2600 et la ColecoVision, et sa réalisation a en outre pris un sacré coup de vieux avec un personnage à la démarche et aux postures (involontairement ?) comiques, sans parler des tanks octogonaux…


The King of Fighters 2003 (Neo·Geo MVS, 6,99 €)THE KING OF FIGHTERS 2003 (Switch)
(Neo·Geo MVS, 12 décembre 2003 au Japon)
Catégorie : combat
Joueurs : 1-2
Éditeur : SNK/Hamster
Date de sortie eShop : 21/02/2019
Prix : 6,99 €
Page du jeu : [The King of Fighters 2003]

Avant-dernier jeu de combat mais surtout dernier de la série sur Neo·Geo après l’épisode best of The King of Fighters 2002, The King of Fighters 2003 entame donc un nouveau cycle. Ce sont carrément dix-huit personnages qui passent à la trappe même s’il n’y en a « que » huit de moins à l’écran de sélection, pour un total de trente-deux. Côté gameplay, on peut désormais changer de combattant à tout moment (mais pas sans arrêt), et d’ailleurs effectuer des attaques combinées en échange d’une Power Gauge – au détriment du mode Max de l’épisode précédent. Certains Desperation Moves ont aussi disparu au profit d’un nouveau, réservé au leader de l’équipe et coûtant deux Power Gauges, mais on débute le combat avec trois jauges ! À noter qu’il est possible de jouer en un-contre-un, auquel cas chaque personnage dispose de trois barres de santé. En termes de réalisation, cet épisode fait quasiment table rase avec l’arrivée de Falcoon aux illustrations à la place du légendaire Shinkirō, et c’est plutôt bien fait mais inégal, en particulier du côté de l’animation et des bruitages. Outre des options austères et un mode Entraînement loupé, le jeu souffre forcément de problèmes d’équilibrage mais demeure très correct pour le profane. Certains défauts seront corrigés dans les portages PlayStation 2 et Xbox, mais surtout dans son successeur, The King of Fighters XI (2005). Mais celui-ci est sorti sur Atomiswave en arcade, donc, comme le spin-off The King of Fighters: Neowave (2004) avant lui…


Ice Climber (arcade, 6,99 €)ICE CLIMBER (Switch)
(arcade, 1985 au Japon)
Catégorie : plateformes
Joueurs : 1-2
Éditeur : Nintendo/Hamster
Date de sortie eShop : 22/01/2019
Prix : 6,99 €
Page du jeu : https://www.nintendo.fr/…ICE-CLIMBER-1517976.html

À l’image d’Excitebike et d’Urban Champion (1984) déjà réédités, il s’agit d’une version enrichie pour l’arcade du classique de la NES. Il en reprend donc le principe, à savoir escalader une série de montagnes semées d’embûches jusqu’à attraper un volatile (pas toujours un condor dans cette adaptation) qui survole leurs sommets. Mais cette version est globalement plus difficile, faisant passer le nombre de montagnes de trente-deux à quarante-huit, et ajoutant de nouveaux ennemis et dangers comme des bourrasques de vent. Outre une introduction animée, elle propose de choisir son niveau entre chacun d’eux, d’abord parmi les vingt-quatre premiers puis, après avoir en avoir achevé huit plus un stage bonus, les vingt-quatre autres et ainsi de suite, en alternance. Néanmoins, encore une fois comme les deux jeux cités en début de paragraphe, ces ajouts ne révolutionnent pas un titre qui n’a pas très bien vieilli. Après tout, Kazuaki Morita, dont c’est le premier en tant que programmeur, avoue lui-même qu’il a constitué un échauffement avant le révolutionnaire Super Mario Bros. (1985) quelques mois plus tard…


The Ultimate 11: SNK Football Championship (Neo·Geo MVS, 6,99 €)THE ULTIMATE 11 (Switch)
(Neo·Geo MVS, 16 octobre 1996 au Japon)
Catégorie : football
Joueurs : 1-2
Éditeur : SNK/Hamster
Date de sortie eShop : 28/02/2019
Prix : 6,99 €
Page du jeu : https://www.nintendo.fr/…THE-ULTIMATE-11-1523005.html

Lors de la réédition de Neo·Geo Cup ’98 en novembre, on avait expliqué que si l’on était surpris que le dernier épisode de la série Super Sidekicks sorte d’abord, c’est en un sens logique car il marque une régression par rapport au bien nommé The Ultimate 11: SNK Football Championship. Baptisé Tokuten Ō – Honō no Libero au Japon, ce quatrième volet reprend le gameplay de son prédécesseur mais enrichit encore le contenu en passant de 64 à 80 formations réparties sur huit zones géographiques. Le championnat du monde est donc toujours de la partie mais les six tournois régionaux disparaissent au profit d’un mode SNK Football Championship dans lequel on affronte une équipe au choix de chaque région ; en cas de bonne performance, on affronte une formation cachée composée de personnages de jeux de combat SNK ! D’ailleurs, The Ultimate 11 emprunte aussi au genre une jauge de tir qui se remplit au fur et à mesure qu’on conserve le ballon, et qui permet de balancer une frappe quasi-imparable une fois pleine. Cela dit, l’équipe dont le gardien est dégommé verra sa jauge entamée pour faciliter la contre-attaque. On aurait bien aimé la désactiver pour des parties plus réalistes mais, hormis un champ de vision parfois trop restreint, cet épisode mieux réalisé s’impose comme le meilleur de la série.


SRD: Super Real Darwin (arcade, 7,99 €)SRD: SUPER REAL DARWIN (Switch)
(arcade, 1987 au Japon)
Catégorie : shoot ’em up
Joueurs : 1-2 (alterné)
Éditeur : Data East/FTE Games
Date de sortie eShop : 28/02/2019
Prix : 7,99 €
Page du jeu : https://www.nintendo.fr/…Super-Real-Darwin-1518246.html

Chaque éditeur japonais ayant eu son clone de Xevious (1982), Data East avait proposé B-Wings (1984) et son vaisseau évolutif – sans doute l’ancêtre de Darwin 4078 (1986), un OVNI sorti de l’imagination (concept, graphismes et musiques) de Tomo Furukawa, qui deviendra plus tard le leader du groupe de visual rock Guniw Tools. Il a peut-être inspiré Rez (2001) car l’entité que l’on contrôle passe par dix-neuf étapes d’évolution (d’où « Darwin ») ; on évolue via un bonus lâché par les ennemis (du moins en général), mais on régresse si on tarde trop à en ramasser un. Si l’on est touché par un tir, on se retrouve dans une forme très primitive et le prochain coup est fatal. En outre, évoluer n’a pas que des avantages car certaines formes sont puissantes mais plus vulnérables, et il faudra parfois volontairement régresser pour accéder à certaines formes spéciales… Renommé Darwin 4081 dans son portage Mega Drive exclusif au Japon, SRD: Super Real Darwin en est la suite et en reprend le principe, avec de nouvelles formes. De plus, des items font leur apparition, améliorant la vitesse, le bouclier, permettant de brûler plusieurs étapes d’évolution après la perte d’une vie, ou encore d’atteindre une forme donnée en fonction de l’état courant. Les boss vaincus laissent aussi un œuf qui vous permet d’avoir un clone de votre vaisseau qui évolue à sa manière… L’ensemble reste donc très étrange en dépit d’une réalisation moins abstraite. À noter que le diptyque a fait l’objet d’un spin-off reprenant le concept sous la forme d’un run and gun vu de profil, Act-Fancer: Cybernetick Hyper Weapon (1989).


Je vous donne donc rendez-vous le dernier jeudi de mars pour le point sur les sorties !

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