TEST EXPRESS : Gigantic Army

Gigantic Army (Switch)GIGANTIC ARMY
Switch (original sous Windows)
Catégorie : run and gun
Joueurs : 1
Développeur : Storybird Games (original par Astro Port)
Éditeur : PixelHeart
Date de sortie (réédition) : 21/02/2019
Prix : 8,99 €
Site Officiel : [Gigantic Army]
(copie fournie par Josh Prod)

Boom boom boom boom, I want you in my roooobot

Valkenboys are back in town. Valken (Cybernator chez nous, NdR), c’était ce shmup de Masaya, spécialiste s’il en est du genre dans les années 80/90, publié par Konami (un vieil éditeur plus trop connu de nos jours) où vous jouiez un énorme robot dans un jeu qui tenait autant du shmup que de la plateforme/exploration – le premier qui parle de Metroidvania va avoir des nuits sans sommeil de Jérôme-Philippe sur la conscience. Et si vous voyez ce que c’est, eh ben alors j’ai pas besoin de vous expliquer Gigantic Army, un hommage très très très appuyé, avec une difficulté un poil moins punitive. Si vous ne voyez pas, Gigantic Army vous met aux commandes d’un real robot (un Gundam/Patlabor plutôt qu’un Mazinger Z/Daitarn 3 par exemple, le robot n’étant qu’une arme et pas un personnage en soi) dans un shmup au rythme particulier. Parce que c’est vous qui dictez le tempo du défilement du scrolling, et aussi parce que votre balade est chronométrée par plus qu’un compte à rebours ; en plus d’un chrono, donc (que vous pouvez repousser en ramassant des bonus de temps – faites-le, c’est important, je ne crois pas que le jeu soit fait pour être rushé), vous disposez d’une seule jauge de santé (plus de jauge = game over), d’une jauge de bouclier (pour bloquer les tirs ennemis et dont la déplétion n’est pas mortelle mais complique la balade) et d’une jauge de « vernier » qui sont les fusées de votre engin de mort pour combattre en l’air, éviter des mines ou juste vous déplacer en hauteur. Elles ont une durée donnée de poussée mais se rechargent d’elle-mêmes au bout d’un certain temps. Bref, un ensemble de règles typées arcade dans un jeu où la part d’exploration dès le niveau 3 devient substantielle. Néanmoins, on apprend vite à jongler avec toutes les limites du robot et même on se surprend à atteindre une certaine virtuosité car une des particularités fortes de votre robot est de pouvoir tirer dans toutes les directions, sachant que vous « bloquez » la direction si vous maintenez le bouton de tir appuyé – pratique pour continuer d’attaquer une base mobile qui vous arrose de tirs de mortier (NdR : on ne pouvait pas changer l’orientation du tir et se déplacer en même temps dans l’original Steam). Et la courbe d’apprentissage est plutôt acceptable (si on commence en easy) pour nous donner envie de continuer. Graphiquement, on est sur du pixel 16 bits ++ pour cette version console, quasi-remake de celle sortie en 2014. Bref, si vous êtes friand du genre en plus d’être résilient aux courbes d’apprentissage des jeux « arcade » pour consoles (comme Wild Guns Reloaded), vous enchainerez un certain nombre de sessions, de plus en plus longues et avec un plaisir non dissimulé.

On aime :

  • Le rythme unique, pas si lent, pas si frénétique mais toujours intense
  • La courbe d’apprentissage pas trop brutale
  • Les détails graphiques poussés et nombreux
  • La souplesse du système d’armement qui permet à chacun de trouver son style

On aime moins :

  • Le fait que ça ne soit pas un twin stick shooter (arroser et changer le sens du tir sans interruption)
  • Une certaine redondance dans les niveaux
  • Le manque de couleurs (même s’il y en a bien plus que dans l’original, NdR)
  • Le scénario bavard et moins inattendu que celui de Valken

Verdict : Héritier des Assaults Suit(s) avec un rythme plus raisonnable, Gigantic Army conviendra surtout aux nostalgiques de la série et aux amateurs de jeux typés « arcade » sur consoles.

80 hbpm

Lien Permanent pour cet article : http://mag.mo5.com/actu/160357/test-express-gigantic-army/