TEST EXPRESS : Goblin Sword

Goblin Sword (iOS, Switch)GOBLIN SWORD
iOS, Switch
Catégorie : action/plateformes
Joueurs : 1
Développeur : Gelato Games
Éditeur : Gelato Games
Date de sortie : 09/2014 (iOS), 13/02/2020 (Switch)
Prix : 2,29 € (iOS), 4,99 € (Switch)
Site Officiel : http://www.gelatogames.com/
(testé sur Switch)

Cocktail Vison

Eh bien non, pas du tout, ça n’a rien à voir avec Muriel Tramis, j’avais juste envie de vous enduire dans l’erreur. En fait je cherchais une entrée en matière aussi courte que celle du jeu qui, pour lancer le scénario, met votre héros à cheveux bleus dans la position du mec à qui on dit « Les méchants gobelins nous attaquent, prends ton épée et va leur dire qu’on les aime pas ». Toute cette modernité dans la mise en scène dès les premières secondes, moi ça m’émeut… Goblin Sword est un jeu d’action/plateformes fortement typé mobile, pour la simple et bonne raison qu’il est un jeu mobile à la base : niveaux relativement courts, difficulté contenue, multiples raisons de refaire les niveaux (pour les coffres, farmer de l’argent, pour les diamants et découvrir les secrets, etc.), structure très découpée (huit niveaux à parcourir avec un boss avant d’ouvrir un nouvel environnement – mais vous avez aussi la possibilité de faire huit niveaux de plus dans une ancienne zone). Bref, très vite vous allez pouvoir choisir rapidement entre deux, trois mondes différents pour couper court à l’ennui, non pas du jeu en lui-même mais des ignobles thèmes musicaux qui bouclent au bout de dix secondes (*) – ça, c’est rétro. Le cœur du jeu, ses petites mécaniques et sa modeste mais efficace architecture ludique sont par contre parfaitement plaisantes et donnent envie de parcourir les différents niveaux pour s’offrir de nouvelles armes, essayer de nouveaux pouvoirs qui ne cassent jamais trop le jeu, découvrir des ennemis inédits et des secrets assez bien cachés. Vous allez beaucoup essayer de passer à travers des murs ou pousser des caisses plus ou moins adroitement pour découvrir une fois de l’argent, une autre, une relique, une autre, une nouvelle arme. Les commandes répondent bien, les ennemis varient peu de type (celui qui attaque à distance, celui qui attaque par en dessous, celui qui attaque trois fois ou encore l’hommage lourd au Nova Skeleton de Symphony of the Night (1997)) mais sont différenciés par environnement sur le plan visuel, et nécessitent toujours quelques secondes d’attention pour comprendre comment les approcher de manière efficace et sûre comme dans Dark S… Comme dans absolument tous les jeux de l’univers depuis que le monde est monde en fait. Outre une épée pour occire du gobelin, donc, le héros dispose d’un double saut, ce qui rend la partie plateforme plaisante mais rappelle un peu trop son origine mobile car on comprend bien que ce saut permet de rapidement corriger une première impulsion un peu hasardeuse. Du coup, on se balade avec grâce dans les environnements et on se sent bien en confiance au moment d’exécuter des manœuvres périlleuses. Ce qui n’est pas sans m’irriter un poil, parce que je suis de l’école du saut analytique qui indique le sens global du niveau plus qu’un simple moyen d’aller du point A au point B – mais bon, une lubie personnelle me direz-vous, à raison. Hormis ses musiques, Goblin Sword demeure agréable à parcourir, un peu redondant comme jeu console mais parfaitement en phase avec ses origines, une petite pépite qui mérite votre attention et les quelques euros demandés.

On aime :On aime moins :
  • La jouabilité parfaite
  • La richesse des environnements
  • Les nombreux secrets qui tintent le jeu d’une mini-couche aventure
  • Les niveaux vraiment très nombreux
  • Les thèmes musicaux de l’enfer
  • Certaines collisions mal gérées
  • Le challenge somme toute modeste

Verdict : Accessible, jouable, joli, riche et bourré de secret, Goblin Sword est une adaptation très recommandable d’un des meilleurs représentants du jeu mobile d’action/plateformes.

90 hbpm

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