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LucasArts (1982-2013)

Une sélection des meilleurs jeux LucasArts

C’est l’évènement qui a ébranlé la communauté des joueurs hier : l’aveu de Jerôme Cah la fermeture de LucasArts par sa maison-mère Disney qui avait racheté le studio avec LucasFilm en octobre. Outre le licenciement de 150 employés, c’est une disparition avant tout symbolique, tant le nom de cette compagnie reste associé à des titres mythiques comme Monkey Island, Day of the Tentacle, Indiana Jones and the Fate of Atlantis et à un paquet de jeux estampillés Star Wars. Créée en 1982 en tant que LucasFilm Games, la société débute sur consoles et micros Atari avec des jeux originaux comme Rescue on Fractalus! en 1984 (voir Pix’n Love 18). Cette politique se poursuit avec Maniac Mansion, titre pionnier du point & click en 1985, qui poussera son co-créateur Ron Gilbert à concevoir le moteur SCUMM dédié au genre. Et il faut attendre 1989 pour que le studio crée son premier jeu tiré d’une licence maison, Indiana Jones and the Last Crusade. Suite à la réorganisation des sociétés de Lucas en 1990, le studio est renommé LucasArts et est rejoint par de nouveaux collaborateurs comme Tim Schafer. Les années 90 constituent alors un âge d’or pour la compagnie qui multiplie les œuvres originales avec Zombies Ate My Neighbors (1993), Sam and Max Hit the Road (1993) ou encore Full Throttle (1995). En parallèle, la licence Star Wars connaît un nouveau souffle avec une série de simulateurs dont l’emblématique TIE Fighter (1994), puis dans le domaine du FPS avec Dark Forces (1995). L’année 1998 marque un tournant avec Grim Fandango, qui abandonne le moteur SCUMM pour passer à la 3D et déçoit les fans de la première heure. Avec le retour de Star Wars au cinéma, le studio va exploiter ce filon, quitte à se concentrer sur l’édition. Leurs meilleurs créateurs ayant quitté le navire pour fonder leurs propres studios, les meilleurs jeux des années 2000 sont développés par des prestataires externes, Factor 5 pour Rogue Leader (2001), Bioware pour Knights of the Old Republic (2003), Traveller’s Tales pour LEGO Star Wars (2005), etc. Il n’est donc pas très étonnant que Disney ait souhaité se débarrasser d’un intermédiaire encombrant, en difficulté depuis une décennie, mais cela fait toujours un pincement au cœur…

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