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Une sélection de freeware indé très cyberpunk

Cyberpunk Game Jam

La dernière sélection remonte au début du mois et il est grand temps d’en proposer une autre, même si on vous a dégotté un point & click gratuit entre-temps. J’avais hésité d’abord à baptiser cette sélection « entre les deux tours » pour surfer un peu facilement sur l’actualité, mais je me suis dit que j’aurais d’autres occasions d’utiliser ce titre et surtout, que plusieurs jeux présentés cette fois ont été conçus dans le cadre de la Cyberpunk Game Jam. Et puis, même concernant les autres, il ne leur a manqué parfois pas grand chose pour concourir également :

nabokOS.exe (Giorgio Malvone)

nabokOS.exe (Giorgio Malvone)

Mes problèmes concernant (entre autres) Puzzle Script ne sont hélas pas résolus, mais nabokOS.exe a justement participé à la game jam en question. Il s’agit toutefois, comme bien souvent avec cet outil de création, d’un clone de Sokoban et Giorgio Malvone a simplement utilisé la thématique pour l’enrobage et justifier le déplacement inhabituel des caisses par les pouvoirs psychiques du protagoniste… Son jeu se découvre directement sur cette page.

Low Battery (Robin Clarke)

Low Battery (Robin Clarke)

Également développé avec Puzzle Script, Low Battery suit un principe simple ; vous devez guider un robot jusqu’à la sortie par le plus court chemin possible, car chaque pas fait diminuer votre jauge d’énergie. Il sera donc nécessaire de collecter des piles en chemin, et le jeu de Robin Clarke se complique bien vite avec des caisses à pousser, puis avec un deuxième robot à contrôler simultanément, qui partage sa batterie avec le premier ! Ça se joue à cette adresse.

Action Mogura (Krobon Station)

Action Mogura (Krobon Station)

Action Mogura est un jeu de plateformes-action mettant en scène une taupe (mogura), et réalisé avec Multimedia Fusion 2 comme beaucoup de titres doujin. Encore au stade de la bêta, il est compatible avec les manettes mais pourra nécessiter de personnaliser ses contrôles via une interface en japonais. Le protagoniste peut charger son tir, effectuer des dashs arrière, et il faut sauvegarder manuellement en maintenant haut devant une station de recharge. Le titre est très joli et plutôt sympa à jouer, mais on regrettera que la nature du héros ne soit pas tellement exploitée. Il se télécharge à partir du site de Krobon Station, plus précisément ici.

Hackmancerizer (Bice Dibley)

Hackmancerizer (Bice Dibley)

J’ignore si Hackmancerizer traduit parfaitement l’activité du hacking, mais il en retranscrit en tout cas le stress ! Après une intro amusante, la partie se lance en appuyant sur « E ». On est alors conduit à une épreuve que l’on zappera plus rapidement en tapotant toutes les touches du clavier au hasard à la manière d’un hacker de film hollywoodien. On arrive alors au cœur du jeu, qui consiste à aider un personnage qui se déplace tout seul dans un labyrinthe en ramassant tous les « $ ». La seule action à effectuer est d’ouvrir les portes en appuyant sur la bonne touche du clavier, mais de bien penser à rappuyer pour les refermer avant que l’alarme ne se déclenche. En plus de nécessiter une bonne connaissance du clavier, le jeu de Bice Dibley demande beaucoup de sang froid. Inspiré par les jeux de course infinie (?), il se télécharge à partir de cette page.

Comme le jeu précédent, Renegade a participé à la Cyberpunk Game Jam mais se montre bien différent ! Ici, il faut combiner les touches ZQSD et la souris pour contrôler un personnage en chute libre et attaquer les robots sans subir de dommages. Il vous faudra plusieurs essais avant de comprendre comment le jeu de Waldemar Umaniz fonctionne, à savoir qu’il faut placer son curseur au-delà de la cible. Il se joue directement (ou se télécharge) à partir de Game Jolt.

Ghost Ship

Ghost Ship

On m’accusera encore d’avoir des préjugés contre le level design généré aléatoirement, mais force est de constater que celui de Ghost Ship n’est pas très convaincant… En même temps, les développeurs ont respecté le thème de la Procedural Death Jam et ont même fait l’effort de proposer un univers un peu plus original que l’habituelle heroic fantasy. Le but est de looter le gros coffre situé au fond de la cale de chaque navire, puis de remonter au point de départ, sans se faire toucher par un squelette, d’autant que chaque mort est définitive. Une victoire vous emmène en revanche vers un bateau plus gros et ainsi de suite. Pas forcément très maniable, notamment dans sa gestion des échelles, le jeu se joue ou se télécharge de cette adresse.

Tox (Daan van Yperen, Michiel Barten)

Tox (Daan van Yperen, Michiel Barten)

D’ailleurs, histoire de prouver ma bonne volonté, voici un autre roguelike avec Tox. Créé d’ailleurs dans le cadre du 7-day Roguelike Challenge, il reprend le principe élégant et minimaliste d’Ernesto – A Quick RPG, même s’il est ici possible de revenir sur ses pas, ce qui rend le jeu plus abordable. D’un autre côté, certains ennemis seront aussi plus dangereux et devront être évités à tout prix au début. De plus, il faut gérer son degré d’intoxication ; les seringues redonnent de la santé mais font augmenter cette seconde jauge, et la remplir comme la laisser se vider sera synonyme de game over ! Il y a également de nombreux items et des cases mystères pour épicer le tout…  Ce sympathique jeu se joue ou se télécharge à cette adresse.

Mizunaowa

Mizunaowa

Mizunaowa est un puzzle game au principe simple mais diabolique. Le but est de placer des blocs de différentes couleurs dans l’une des quatre colonnes, afin de former des alignements horizontaux de couleurs identiques. Cela commence simplement, mais rapidement une troisième couleur s’ajoute, puis une quatrième, et en plus les longueurs des blocs varient de plus en plus… Le jeu offre un mode endless classique, mais aussi un mode puzzle où il faut simplement éliminer les blocs à l’écran en utilisant judicieusement ceux de sa file d’attente. Le titre se télécharge via le lien rouge en bas de cette page, ou directement à cette adresse.

Protocol ayant été testé par RGCD, on pouvait s’attendre à un jeu bien old-school mais malgré ses gros pixels, le titre de Nik Sudan déçoit. Son ambiance cyberpunk est pourtant réussie, avec ses néons et sa musique prenante, d’autant qu’il se situe dans le même univers que le prochain jeu du développeur. Mais son gameplay étrange, mêlant clavier et souris alors qu’on ne peut tirer que dans quatre directions, est déstabilisant d’autant que les ennemis sont franchement peu subtils dans leurs embardées. On se surprend à les esquiver en attendant que l’énergie remonte (eh oui !) mais on s’ennuie surtout pas mal. Il faut malheureusement passer par beaucoup de vagues de robots identiques avant de voir un peu de variété. Mais les amateurs d’ambiance SF sauce 80s qui ne veulent pas se prendre la tête voudront peut-être le télécharger sur cette page.

Don't See Me (ABA Games)

Don’t See Me (ABA Games)

Et qui dit néons dit Kenta Cho, qu’on avait laissé avec un puzzle game bien cérébral. À défaut de changer de style visuel, le développeur se lance dans un nouveau genre avec Don’t See Me, un jeu d’infiltration – ses titres annoncent toujours la couleur ! Mais évidemment, son approche du genre est très minimaliste puisqu’il faut simplement éliminer les ennemis « par derrière ». La difficulté est que leur orientation n’est matérialisée que par un champ de vision bleuté au mouvement très vif. On engrange des points en restant près d’eux sans les éliminer, ce qui est très risqué. Dès qu’un ennemi vous repère, il devient jaune, fonce sur vous et il est alors très délicat de leur échapper ! Vérifiez le vous-mêmes chez ABA Games, comme d’habitude.

The Last Night (Tim & Adrien Soret)

The Last Night (Tim & Adrien Soret)

Et pour finir en beauté, signalons The Last Night, le grand gagnant de la Cyberpunk Game Jam. Clairement influencé par Blade Runner – et donc par Flashback – et accompagné de musiques à la Kavinsky, ce jeu d’aventure est l’œuvre de deux parisiens, Tim et Adrien Soret, aidés par Lorent Lozano, sound designer chez Ubisoft. Développé en six jours, le titre, qui se joue à cette adresse, en laissera forcément plus d’un sur sa faim, mais le duo songe du coup à développer le concept, même s’il travaille par ailleurs à un autre titre, très joli aussi, Behind Nowhere.

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