En avril sur Console Virtuelle

Advance Wars (Game Boy Advance, 6,99 €)

Comme on s’en doutait, avril marque une rupture très nette avec mars en raison de l’arrivée des jeux Game Boy Advance sur Wii U. Développées par le talentueux studio M2 (les Sega 3D Classics), ces rééditions ont fait l’objet d’un grand soin jusque dans l’intégration des manuels d’époque numérisés pour l’occasion. La première salve est en plus constituée d’incontournables de la portable : Advance Wars, Mario & Luigi: Superstar Saga, Metroid Fusion*, Kirby et le Labyrinthe des Miroirs*, WarioWare, Inc.: Mega Mini-Jeux*, F-Zero Maximum Velocity*, Golden Sun et Yoshi’s Island: Super Mario Advance 3* (6,99 € chacun). Mais la console de salon de Nintendo devra du coup se contenter de ces jeux ce mois-ci, et la 3DS se retrouve un peu mise de côté, d’autant que c’est plutôt son service qui est spécialisé dans les jeux Game Boy habituellement. Mais il voit tout de même l’arrivée de Castlevania III: Dracula’s Curse (NES, 4,99 €), sans doute le meilleur volet 8-bit de la série, et épisode culte de Koji Igarashi comme on l’expliquait dans notre podcast. Rappelons enfin les sorties de Putty Squad (19,99 €) et Sayonara UmiharaKawase (24,99 €) sur 3DS, et de NES Remix 2 (9,99 €) demain sur Wii U.

Advance Wars (Game Boy Advance, 6,99 €)ADVANCE WARS (WII U)
(Game Boy Advance, 10/09/01 aux États-Unis, 11/01/02 en Europe)
Catégorie : tactical
Joueurs : 1-4 (alterné)
Éditeur : Nintendo
Date de sortie VC : 03/04/2014
Prix : 6,99 €
Page du jeu : http://www.nintendo.fr/…/Advance-Wars-866532.html

Sorti aux États-Unis la veille des attentats du 11 septembre, le jeu de Intelligent Systems s’est vu repoussé en Europe et même annulé au Japon, bien que la série ait débuté là-bas en 1988 avec Famicom Wars. Cinq autres épisodes sortiront avant que que les occidentaux ne découvrent cet excellent jeu de stratégie, tout aussi riche mais se différenciant nettement de l’autre licence du studio, Fire Emblem. Si elle délaisse le contexte médiéval-fantastique et les éléments de RPG, la série des Wars comporte un aspect gestion la rapprochant un peu d’un RTS (du moins sur les cartes non prédéployées). Les habitués des tacticals seront décontenancés par le fait qu’il est ici préférable d’attaquer un peu chaque unité adverse plutôt que de se concentrer sur la plus dangereuse, mais l’absence de hasard (dans le calcul des dommages) ou de levelling ravira les puristes de la stratégie. À noter que même si le câble link de la Game Boy Advance n’est pas géré dans ces rééditions, Advance Wars peut se jouer à quatre en se passant le GamePad.

Mario & Luigi: Superstar Saga (Game Boy Advance, 6,99 €)MARIO & LUIGI: SUPERSTAR SAGA (WII U)
(Game Boy Advance, 17/11/03 aux États-Unis, 21/11/03 en Europe)
Catégorie : RPG
Joueurs : 1
Éditeur : Nintendo
Date de sortie VC : 03/04/2014
Prix : 6,99 €
Page du jeu : [Mario & Luigi: Superstar Saga]

C’est le premier épisode d’une série qui compte aujourd’hui quatre jeux, tous développés par AlphaDream, un studio formé par d’anciens employés de Squaresoft ayant notamment œuvré sur le mythique Super Mario RPG. Mais son système de combat est très différent de celui du jeu Super Nintendo et des Paper Mario. En effet, même s’il est toujours possible d’améliorer ses attaques ou de contrer les coups adverses avec un bon timing, ces mouvements se déroulent ici en temps réel, comme dans un jeu de plateformes. Cela rend le timing bien plus facile à appréhender même si le jeu en profite pour mettre à l’épreuve la dextérité du joueur, qui contrôle donc Mario et Luigi simultanément. Mais la série des Mario & Luigi brille aussi par son humour, qui prend pas mal de libertés avec les aventures canoniques du plombier. Ce sont les seuls jeux où l’on entend les frères parler dans un charabia qui ressemble franchement à de l’italien !

Metroid Fusion (Game Boy Advance, 6,99 €)METROID FUSION (WII U) (*)
(Game Boy Advance, 17/11/02 aux États-Unis, 22/11/02 en Europe)
Catégorie : aventure/plateformes
Joueurs : 1
Éditeur : Nintendo
Date de sortie VC : 03/04/2014
Prix : 6,99 €
Page du jeu : http://www.nintendo.fr/…/Metroid-Fusion-267046.html

Sorti aux États-Unis le même jour que Metroid Prime, avec lequel il pouvait d’ailleurs être « connecté » via un câble link, le jeu pouvait ressembler à un plan B de Nintendo au cas où la réinvention de la série sous forme de FPS n’avait pas fonctionné. Mais le titre de Retro Studios ayant globalement impressionné hormis quelques intégristes, Metroid Fusion a du coup souffert de son côté conservateur, sur une console déjà chargée en remakes de jeux 16-bit. Et il n’est pas facile de passer après Super Metroid ! Un peu plus linéaire que son aîné, ou du moins plus guidé avec son principe de missions, il peut sembler plus court et simple même s’il ne manque pas d’intensité, et peut même se montrer stressant avec les secondes formes des boss ou les apparitions du fameux SA-X, clone maléfique de Samus. L’ambiance est une nouvelle fois extrêmement travaillée, avec les premières cinématiques d’une série habituellement plus austère sur le plan narratif. Un titre à (re)découvrir d’urgence pour les amateurs du genre.

Kirby et le Labyrinthe des Miroirs (Game Boy Advance, 6,99 €)KIRBY ET LE LABYRINTHE DES MIROIRS (WII U) (*)
(Game Boy Advance, 15/04/04 au Japon, 02/07/04 en Europe)
Catégorie : plateformes
Joueurs : 1
Éditeur : Nintendo
Date de sortie VC : 10/04/2014
Prix : 6,99 €
Page du jeu : [Kirby et le Labyrinthe des Miroirs]

Cet épisode a été développé par Flagship, le studio dirigé par Yoshiki Okamoto (le papa de Street Fighter II) et davantage connu pour ses jeux Zelda sur portables. C’est sans doute pour cela qu’on retrouve un peu de Four Swords dans ce Kirby où la boule rose peut utiliser son portable pour appeler des clones à la rescousse. Hélas, cet aspect était clairement pensé pour le multi qui n’est ici pas pris en compte sur Wii U (les mini-jeux typiques de la série passent également à la trappe), et il faudra donc se contenter de partenaires (très mal) dirigés par l’IA… L’autre particularité de cette aventure est qu’il se déroule dans un unique monde ouvert et composé de différentes zones, à la manière d’un Metroidvania. Mais malheureusement, le backtracking s’avère ici un peu laborieux, en dépit de la présence d’une carte et d’un hub central.

WarioWare, Inc.: Mega Mini-Jeux (Game Boy Advance, 6,99 €)WARIOWARE, INC.: MEGA MINI-JEUX (WII U) (*)
(Game Boy Advance, 21/03/03 au Japon, 23/05/03 en Europe)
Catégorie : party game
Joueurs : 1
Éditeur : Nintendo
Date de sortie VC : 10/04/2014
Prix : 6,99 €
Page du jeu : [WarioWare, Inc.: Mega Mini-Jeux]

Préfiguré par l’excellent Wario Land 4*, qui commençait à intégrer un peu de non-sens à un jeu de plateformes traditionnel, WarioWare a su créer un genre à lui tout seul en se basant pourtant sur un concept simple : la compilation de micro-jeux, c’est-à-dire des épreuves très simples mais très rapides. Et la grande force du titre, c’est la manière dont ces jeux s’enchaînent de plus en plus vite jusqu’à la folie… Car si les titres ultérieurs apporteront de la variété dans les contrôles, au tactile comme à la wiimote, cet épisode inaugural jouit d’un rythme frénétique qu’on ne trouvera pas toujours par la suite. Et même si la plupart des épreuves se limitent à martyriser un bouton ou à appuyer dessus au bon moment, la créativité derrière chaque jeu, le côté bâclé assumé mais délirant des graphismes et surtout les multiples clins d’œil à l’histoire de Nintendo (on retrouve certains jouets imaginés par Gunpei Yokoi) le rendent très accrocheur.

F-Zero Maximum Velocity (Game Boy Advance, 6,99 €)F-ZERO: MAXIMUM VELOCITY (WII U) (*)
(Game Boy Advance, 21/03/01 au Japon, 22/06/01 en Europe)
Catégorie : course
Joueurs : 1
Éditeur : Nintendo
Date de sortie VC : 17/04/2014
Prix : 6,99 €
Page du jeu : http://www.nintendo.fr/…/F-Zero-Maximum-Velocity.html

La Game Boy Advance ayant réactualisé le mode 7 de la Super Nintendo, il était probable de voir ressurgir la licence qui a démocratisé ce mode graphique, et que celle-ci accompagne de nouveau le lancement d’une console. Symboliquement, le jeu se déroule vingt-cinq ans après F-Zero X (Nintendo 64) et présente donc une nouvelle génération de pilotes… pour une nouvelle génération de joueurs ? C’est plutôt ce que tenteront les épisodes suivants (GP Legend et Climax) en ayant recours au transmédia avec l’animation japonaise. Mais ici, étonnamment, le titre s’avère moins abordable que l’original. L’élimination guette toujours à chaque tour de piste, mais les tracés se montrent en plus particulièrement exigeants. L’un des points forts du jeu résidait dans la présence d’un multijoueur qui manquait cruellement à l’épisode inaugural, même si les conditions pour en profiter de manière optimale étaient difficiles à remplir en dépit de la présence d’un mode « une cartouche ». Mais il n’est du coup pas disponible sur Wii U

Golden Sun (Game Boy Advance, 6,99 €)GOLDEN SUN (WII U)
(Game Boy Advance, 01/08/01 au Japon, 22/02/02 en Europe)
Catégorie : RPG
Joueurs : 1
Éditeur : Nintendo
Date de sortie VC : 17/04/2014
Prix : 6,99 €
Page du jeu : http://www.nintendo.fr/…/Golden-Sun-866531.html

Connu sous le nom de Ōgon no Taiyō: Hirakareshi Fūin au Japon, c’est le premier épisode d’une trilogie de JRPG emblématique de la Game Boy Advance. Sur une console offrant hélas peu de jeux originaux, voir une nouvelle licence avait de quoi réjouir, d’autant que Golden Sun profite d’une réalisation exceptionnelle, démontrant la puissance de la petite 32-bit. Développé par Camelot Software Planning, réputé pour la série Shining Force et pour ses jeux de sport (souvent teintés de RPG !), le jeu arbore le style visuel typique du studio, particulièrement reconnaissable durant les combats. Il se distingue aussi par l’utilisation de Djinn, des familiers élémentaires qui boostent les caractéristiques de chacun des quatre aventuriers et déterminent leurs types de psynergie, la magie du jeu. Celle-ci sert aussi bien en combat que pour résoudre des énigmes. Mais s’il est l’un des meilleurs RPGs originaux de la portable, il n’en demeure pas moins très classique et souffre de dialogues (ponctués de smileys !) parfois bien longs…

Castlevania III: Dracula’s Curse (NES, 4,99 €)CASTLEVANIA III: DRACULA’S CURSE (3DS)
(NES, 22 décembre 1989 au Japon, 10 décembre 1992 en Europe)
Catégorie : action/plateformes
Joueurs : 1
Éditeur : Konami
Date de sortie VC : 17/04/2014
Prix : 4,99 €
Page du jeu : http://www.nintendo.fr/…/Castlevania-III-Dracula-s-Curse.html

Avec le premier épisode de la série arrivé le mois dernier sur Wii U, et le deuxième disponible depuis le début de l’année sur 3DS, on attendait avec impatience ce troisième volet, sans doute le meilleur de la NES. Sorti hélas très tard en Europe, le jeu est probablement plus réputé aux États-Unis où il est régulièrement classé parmi les tous meilleurs jeux de la 8-bit. Comme nous l’avons expliqué dans un récent podcast, cette prequel met en scène Trevor, le grand-père de Simon Belmont, mais aussi d’autres personnages jouables une fois vaincus ou sauvés, dont le fameux Alucard qui fait ici sa première apparition dans la série. La structure décriée de Simon’s Quest est par ailleurs abandonnée pour un système qui perdurera jusqu’au tournant « Metroidvania » de Symphony of the Night : des niveaux linéaires mais offrant des embranchements de difficulté variable. Mais surtout, cet épisode marque un immense progrès par rapport à ses deux prédécesseurs : on peut enfin contrôler la trajectoire des sauts !

Yoshi’s Island: Super Mario Advance 3 (Game Boy Advance, 6,99 €)YOSHI’S ISLANDSUPER MARIO ADVANCE 3 (WII U) (*)
(Game Boy Advance, 20/09/02 au Japon, 11/10/02 en Europe)
Catégorie : plateformes
Joueurs : 1
Éditeur : Nintendo
Date de sortie VC : 24/04/2014
Prix : 6,99 €
Page du jeu : [Yoshi’s IslandSuper Mario Advance 3]

Si la Game Boy Advance a hébergé beaucoup de rééditions, il est presque choquant, avec le recul, de constater qu’elle n’a accueilli aucune aventure originale de Mario ! À la place, elle a eu droit à quatre Super Mario Advance, des rééditions des meilleurs épisodes de la série. Connu au départ sous le nom de Super Mario World 2, Yoshi’s Island marque une rupture avec son prédécesseur. S’il s’agit toujours d’un jeu de plateformes, l’accent est mis sur l’exploration et Yoshi, en plus de pouvoir flotter quelques instants, transforme les ennemis avalés en œufs qu’il peut lancer pour atteindre des endroits ou des items difficiles d’accès. De plus, si Yoshi est invulnérable, le moindre contact avec un ennemi lui fait perdre Baby Mario qu’il faut alors récupérer en temps limité. Le jeu demeure excellent, mais cette réédition souffre d’un écran plus réduit et de quelques ralentissements. Il faut toutefois noter que l’original n’est jamais sorti sur Console Virtuelle, sans doute parce que c’est l’un des trois jeux à utiliser la puce Super FX 2.

Je vous donne donc rendez-vous le dernier jeudi de mai pour le point sur les sorties !

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