ÉDITO : Quel rôle joue le RPG aujourd’hui ?

Le RPG a bien changé en trente ans...

Après avoir évoqué la scène homebrew, je me suis dit que ça faisait longtemps que je n’avais pas abordé, en édito du moins, les genres emblématiques du jeu vidéo. Mais cette fois, ce n’en est pas un qui m’est particulièrement cher, contrairement au beat ’em up et au survival horror. En effet, si je n’étais exceptionnellement pas le co-animateur du dernier podcast, c’est parce que je ne joue presque pas aux RPG. J’avais même prévu de donner mes raisons en début d’émission pour susciter le débat, et certaines d’entre elles ont d’ailleurs été finalement abordées en cours de route ; j’ai même été agréablement surpris de voir des fans de RPG être d’accord avec moi sur certains points, notamment la comparaison avec le jeu de rôle « papier ». Néanmoins, tout n’a pas été dit et la conclusion a même suscité de nouvelles interrogations. Mais l’émission avait bien assez duré – ce doit même être notre podcast le plus long à ce jour – pour faire traîner davantage les choses… D’où cet article afin de prolonger un peu la réflexion je l’espère.

Pourquoi je ne joue (presque) pas aux RPG

Je pense avoir établi quatre raisons principales de mon désamour pour ce genre si populaire chez les gamers. La première est bassement logistique. Comme je l’avais expliqué au début de notre podcast précédent sur le football, je suis un joueur curieux et j’essaie donc de découvrir le plus de jeux possibles. Hélas, je manque de temps comme tout un chacun, d’autant plus que j’ai un côté « complétiste » qui me pousse à finir chaque jeu, même si je n’y prends que peu de plaisir ; seule une difficulté excessive peut me pousser à l’abandon. De ce fait, avec le temps, j’ai commencé à privilégier les jeux courts, ce que les RPG sont rarement. Notez bien que cela exclut aussi souvent les jeux de baston ou de sport, qui sont moins basés sur une campagne solo et se pratiquent plutôt sur la durée – idéalement à la pause déjeuner dans les rédactions. Il y a bien entendu des exceptions comme on le verra plus tard, et même si cela peut paraître arbitraire, cela me permet de découvrir plusieurs dizaines de nouveaux (ou anciens) jeux chaque année !

Pokémon Rubis & Saphir (Game Boy Advance)

J’ai passé 150 heures sur Pokémon Rubis et je ne l’ai pas fini ; je ne crois pas avoir passé autant de temps sur un jeu en solo depuis…

La deuxième raison est plus idéologique. Comme je l’ai dit dans le podcast, j’ai eu la chance de faire quelques parties de jeu de rôle « papier » dans ma vie, peut-être deux ou trois seulement, mais elles m’ont énormément marqué et comme Fumble, j’estime qu’aucun jeu vidéo ne peut retranscrire cette expérience. Et ce qui est assez paradoxal, c’est que le jeu de rôle traditionnel est à la fois plus immersif – c’est sans doute difficile à imaginer mais on s’y croit infiniment plus – et plus convivial, puisqu’il se pratique forcément en groupe, au moins à deux joueurs. Le problème, c’est que le RPG d’aujourd’hui, plutôt que de développer le processus d’identification ou d’implication du joueur comme peut le faire The Walking Dead, a tendance à se focaliser sur la narration et les cinématiques hollywoodiennes. Autrement dit, il ressemble de plus en plus à un film interactif et de moins en moins à un jeu de rôle, ce qui est sacrément ironique dans la mesure où les jeux de Telltale Games ne sont pas réputés pour leur degré d’interactivité…

Les troisième et quatrième raisons sont d’ordre esthétique au sens large, car elles tiennent à la forme que prend le RPG en jeu vidéo. Il y a tout d’abord les univers qui, bien plus en jeux vidéo qu’en jeux de rôle papier, tournent souvent autour des mêmes poncifs, à savoir la fantasy, tantôt médiévale, tantôt futuriste, ou un peu des deux. Les exceptions comme Earthbound sont trop rares. Mais il y a aussi le gameplay, qui a trop peu évolué depuis les premiers classiques du genre, et qui à mon avis ne tient pas assez compte de ce que peut précisément apporter le jeu vidéo en terme d’interactivité par rapport au jeu de rôle papier. Les combats au tour par tour se limitent souvent à sélectionner attaque – attaque – attaque – attaque – soin – attaque – etc., et les action-RPG, qui empruntent leur gameplay à d’autres genres, ne le font pas toujours avec élégance. Je peux comprendre que l’on aime Mass Effect et The Witcher 2 – que j’ai tous les deux finis – mais je ne pourrais pas laisser dire que le premier est un bon TPS et le second est un bon beat ’em up. Heureusement, je n’entends pas grand monde le clamer non plus !…

EVO: Search for Eden (Super Nintendo, 1992)

EVO: Search for Eden (Super Nintendo, 1992) est un exemple rare d’action-RPG à l’univers très inhabituel

C’est pour cela que, à moins de considérer les jeux d’action/aventure (The Legend of Zelda et Cie) comme des RPG, les seuls titres rattachés au genre que je pratique régulièrement sont les Paper Mario et surtout la série des Mario & Luigi que j’affectionne énormément. Ces jeux se bouclent en général en une vingtaine d’heures grand maximum, ils ne se la jouent pas avec des scènes de sexe ou des explosions, ils présentent des univers très originaux pour le genre et se permettant même des écarts parfois étonnants vis-à-vis des aventures canoniques du plombier, et leur gameplay fait preuve d’une certaine créativité et demande en général un minimum de skills. Par ailleurs, je les trouve bien souvent hilarants, mais c’est un autre débat. Pour être totalement transparent, j’ai bien failli ne plus jamais rejouer à un RPG après l’abominable Golden Sun, avec son histoire interminable, ses pseudo-dialogues sans fin à base de personnes qui se trémoussent en échangeant des smileys, et ses combats plus répétitifs que stratégiques.

Le RPG en jeu vidéo existe-t-il ?

Néanmoins, comme je l’ai fait remarquer en fin de podcast, de plus en plus de jeux contiennent des éléments de RPG, et il est donc presque impossible de totalement boycotter le genre aujourd’hui. Mais ce que l’on appelle « éléments de RPG » signifie souvent la présence de statistiques à améliorer avec une éventuelle forme de levelling. Or, comme nos invités l’ont fait remarquer, la définition même du RPG est sujette à débat. Il y a en gros deux grands aspects dans le jeu de rôle, la partie « rôle » concentrée sur l’implication du joueur dans le scénario, ses choix et ses interactions avec les autres joueurs et le meneur de jeu, et la partie « stratégie » qui se focalise sur les combats, les statistiques et les possessions de l’avatar du joueur. D’ailleurs, ces deux aspects peuvent être totalement séparés dans le jeu vidéo ; je citais l’exemple de The Walking Dead  qui est presque entièrement construit sur les choix moraux et de conversation, et certains tacticals comme Advance Wars se concentrent uniquement sur la stratégie.

Zelda II - The Adventure of Link (NES, 1987)

Zelda II – The Adventure of Link (NES, 1987) est le seul épisode de la série à être un action-RPG

Mais aucun de ces deux titres ne sont considérés comme des RPG, ce qui laisse penser qu’il faut impérativement aborder les deux aspects pour appartenir au genre. Pourtant, c’est loin d’être aussi simple. Comme je le disais dans le podcast, The Legend of Zelda n’est pas un RPG pour moi car l’on n’y trouve non seulement aucune statistique, mais le seul choix laissé au joueur est celui du nom du protagoniste. Anthony m’a alors fait remarquer que certains JRPG « light » comme Dragon Quest n’offraient pas non plus aux joueurs beaucoup de liberté, mais on y gère au moins son équipement. On peut donc acquérir tel ou tel objet et le confier au personnage de son choix (dès le second épisode). Selon moi, c’est cet aspect qui est primordial pour définir le genre, bien plus que le levelling car oui, Link devient plus résistant au cours de son aventure en récupérant des fragments de cœurs, mais si certains objets le rendent plus forts, la plupart ne sont au final que des clés déguisées, permettant d’accéder à de nouvelles zones.

D’ailleurs, si on se contente de l’aspect évolutif du protagoniste, des fameux « éléments de RPG » pour définir le genre, alors Double Dragon: Neon n’est pas un beat ’em up avec un petit côté RPG, mais un RPG tout court, ou du moins un action-RPG puisque ses combats sont dynamiques. Mais à ce compte-là, tous les jeux vidéo sont des RPG, ce qui n’est peut-être pas tout à fait faux – j’y reviendrai. Certains font toutefois une distinction entre Zelda et les jeux d’action avec des éléments de RPG en évoquant l’aspect exploration. C’est en effet une composante assez importante du jeu de rôle, même s’il est probable qu’il existe des jeux « papier » qui fassent l’impasse sur cet aspect. De même qu’il existe des histoires en huis clos, un meneur de jeu peut très bien réunir des joueurs autour d’un scénario centré sur leurs interactions. Il peut même y avoir du combat si l’on prend l’exemple d’un tournoi, au hasard. Et dans le jeu vidéo, les JPRG sont souvent de plus en plus linéaires du fait des contraintes de budget.

Double Dragon: Neon (Xbox 360, PlayStation 3, Windows)

Double Dragon: Neon peut-il être considéré comme un RPG ?

Pourquoi je ne joue (presque) qu’à des RPG

Dans mon édito sur la difficulté, j’avais déjà exposé brièvement ma théorie sur la manière dont chaque jeu appartient, dans des proportions variables, à deux courants que j’ai baptisés immersif et ludique. Le premier est hérité des jeux de rôle, tandis que le second trouve plutôt son origine dans les jeux de société ou le sport, c’est-à-dire des jeux non narratifs. Ainsi, à l’exception de titres purement « ludiques » comme Tetris ou Pong, tous les jeux doivent quelque chose au jeu de rôle. Et même si je ne considère pas Zelda comme un RPG, l’influence du genre est indéniable et on en retrouve tous les codes : la princesse, les monstres, les donjons, les coffres, les clés, etc. Au fond, tous les jeux sont des jeux de rôle. Même si l’identification n’est pas très forte, et que la plupart des joueurs ne se sentiront pas impliqué émotionnellement, une aventure de Mario nous fait interpréter un personnage et nous oblige à faire des choix à sa place. Bien entendu, ces décisions se limitent souvent à emprunter (ou pas) un tuyau et passer au-dessus ou en-dessous d’une rangée de blocs, mais tout dépend de l’implication du joueur.

En effet, certains mettent un point d’honneur par exemple à finir les jeux d’infiltration sans tuer le moindre PNJ, ce qu’ils font évidemment par défi – c’est bien plus difficile ! – mais aussi, à mon avis, par éthique personnelle. Ce ne sont évidemment pas des vrais gens que l’on élimine, mais moi-même j’essaie en général d’éviter de tuer un personnage si ce n’est pas absolument nécessaire. Et surtout je déteste quand un jeu, souvent par provocation gratuite, nous oblige à commettre une atrocité juste pour le besoin du scénario. L’exemple de Modern Warfare 2 est célèbre, mais ce genre de choses est devenu hélas très courant dans les blockbusters d’aujourd’hui – c’est même une sorte de passage obligé, comme pour rappeler au joueur qu’il n’a pas vraiment de libre arbitre et que c’est le game designer qui tire les ficelles… Ainsi, même si cela peut sembler tordu, le joueur peut très bien s’impliquer de la même manière dans Super Mario Bros., et peser le pour ou le contre à chaque fois qu’il a l’opportunité d’écraser ou d’épargner un Goomba. Suivant le point de vue, tout choix peut être considéré comme moral !

Super Mario Galaxy

Pourquoi ne pas devenir ami plutôt que de s’entretuer ?

Mais il n’y a pas que sur l’aspect « rôle » que tous les jeux vidéo peuvent être apparentés à des RPG. C’est aussi vrai pour le côté « stratégie » centré sur les chiffres. En effet, si certains estiment que le genre est défini par la présence de statistiques, c’est assez naïf quand on sait comment un jeu vidéo est conçu. Comme le dit un personnage du film Small Soldiers à propos du vent, « ce n’est pas parce que tu ne le vois pas que ça n’existe pas ». Un jeu, quel qu’il soit, contient toujours un nombre minimum de variables. Si l’on prend un titre comme Double Dragon, même l’original imaginé en 1987 par notre membre d’honneur, les combats sont régis par différentes statistiques. La seule qui soit visible pour le joueur est sa jauge d’énergie et celle des ennemis, mais il y a aussi la force des personnages, dans la mesure où certaines attaques enlèvent plus ou moins de points de vie, et qu’un coup donné avec une batte de baseball est sans doute plus dévastateur qu’un simple coup de poing. Si la valeur de dégâts infligée était la même, l’intérêt de ramasser une batte se limiterait à sa portée – une autre statistique !

Et même le FPS le moins subtil offrira forcément un arsenal varié d’armes, différenciées par la puissance, la portée, la dispersion, le temps de rechargement, le nombre de munitions par chargeur, etc. Évidemment, plus un jeu voudra se montrer réaliste, plus il devra multiplier ce type de paramètres, dans la mesure où la réalité a justement la particularité d’être régie par une infinité de variables. Toutefois, en gérer un grand nombre ne signifie pas forcément, à l’inverse, que le résultat sera réaliste. Après tout, on peut créer un moteur physique très complexe qui ne correspond pas du tout aux propriétés de la gravité terrestre. Néanmoins, dans l’histoire du jeu vidéo, compte tenu de l’augmentation des capacités des machines, et des évolutions techniques comme la gestion d’environnements en 3D, le nombre de paramètres a plutôt eu tendance à augmenter et ce, d’autant plus que la quête du réalisme, vaine mais inévitable dans toute forme d’expression (voir mon édito sur la notion de progrès), a toujours été très présente.

Shadowgate (Windows, Mac OS X, iOS, Android)

Shadowgate est-il un RPG, un point & click, ou est-ce qu’on s’en balance ?

En un sens, donc, le RPG n’a pas de raison d’être dans le jeu vidéo, car tous les jeux vidéo tiennent plus ou moins du genre, et il est assez vain de vouloir recréer l’expérience d’un jeu de rôle papier puisque la machine ne remplacera jamais un vrai meneur de jeu. Du coup, le phénomène de disparition par assimilation évoqué à la fin du podcast est sans doute moins préoccupant que pour le beat ’em up, puisque l’on trouvera certainement davantage de RPG traditionnels, quitte à les chercher sur la scène indépendante comme le souligne Raphaël Lucas. Et ce n’est peut-être pas une tragédie si les RPG à gros budget sont aussi des beat ’em up, des TPS, des roguelike, des tactical ou autres… D’une certaine manière, si l’on appelle Zelda un jeu d’action/aventure, les JRPG classiques sont tout simplement des jeux d’aventure et d’ailleurs, en dehors des combats au tour par tour, ils ont à peu près la structure d’un point & click, mais avec une interface bien entendu différente… Et encore, la frontière entre un dungeon-RPG en vue subjective et un jeu plus statique comme Shadowgate n’est pas toujours évidente…

Cela nous renvoie à la notion de genre qui, dans le jeu vidéo comme ailleurs, est souvent bien floue et finalement peu pertinente. Un genre peut être défini par son gameplay, par son mode de représentation (FPS, TPS), voire par son thème (survival horror), et c’est au fond une bonne chose qu’on ait de plus en plus de mal à mettre les jeux dans des cases. C’est un réel signe de maturité qu’une œuvre, tout en laissant transparaître éventuellement ses influences, ne puisse pas être réduite à des codes inviolables. Mais de même qu’il me semble que les beat ’em up modernes sont parfois, paradoxalement, plus pauvres que certains classiques d’antan, je peux comprendre que certains puristes du RPG, à la japonaise ou à l’occidentale, regrettent le manque d’ambition narrative ou de liberté donnée aux joueurs dans les jeux d’aujourd’hui. Mais c’est, encore une fois, une bête question de budget. Il était beaucoup plus facile de générer une infinité de donjons quand ils étaient affichés en mode caractère dans Rogue, et d’offrir les étendues vastes d’Ultima quand les micro-ordinateurs n’avaient pas à les représenter en 3D !

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  • Nicolas Gaillard

    Bonjour. Le contenu de l’article aurait pu être très intéressant, néanmoins je me suis arrêté sur « l’abominable Golden Sun ».

    Je m’explique : Tu n’aimes pas les jeux vidéo RPG et tu expliques tes raisons, c’est une chose tout à fait honorable. On apprend que deux de ces raisons sont la longueur des jeux qui n’est pas compatible avec ta façon de fonctionner, et la répétitivité des combats, ce qui est compréhensible.

    Alors effectivement Golden Sun est pourvu d’une histoire très longue mêlant plusieurs intrigues au sein d’un même jeu, ce qui ne permet pas de finir les deux jeux GBA rapidement. Je comprend que cette façon ne concevoir un jeu puisse ne pas te plaire étant donné que tu préfères pour des raisons pratique que le jeu soit court.

    De plus oui les combats sont répétitifs. La plupart du temps il suffi de lancer de simples attaques pour venir à bout de la quasi-totalité du bestiaire du jeu (hors boss). Ce qui peut paraître vraiment rebutant.

    Mais pourquoi traiter ce jeu comme étant abominable ? Je vais te prendre un exemple alimentaire : certaines personnes n’aiment pas le chocolat, mais peuvent-elle dire que le chocolat n’est pas bon ?

    Personnellement je ne vois pas en quoi tu peux te permettre d’utiliser un tel terme pour qualifier un jeu dont le travail a été réellement soigné que ce soit pour l’histoire qui est très complète quand on aime le genre, pour les graphismes qui ne sont pas dégueulasse pour un jeu GBA, pour la diversité du bestiaire, armes, armures (malgré que les objets additionnels sont souvent inutile il est vrai), pour le niveau de difficulté plutôt bien mesuré et qui n’implique pas un bachotage agressif de mobs, etc …

    Tu as tout à fait le droit de ne pas aimer un jeu, de surcroît quand tu as de réelles raisons comme celles que tu annonces, mais cela ne te donne pas de droit de qualifier un jeu de la sorte. Il n’est pas bien pour toi ? Et bien il convient à un autre public. Tu n’as pas la prétention de vouloir voir tout les jeux réalisés sur mesure pour tes besoins je suppose ?

    Donc je tenais simplement à te dire ceci. Fais attention aux termes que tu utilises pour tes articles. Il est possible que tu tombes sur un lecteur dont tu dénigres de la mauvaise façon sont jeu préféré. Même si ce jeu a presque pu te rebuter de façon totale des RPG, dis-toi bien que le monde ne pense pas forcément comme toi.

    Pour le reste, les éléments de ton article son bien amenés de façon fluide ce qui facilite la lecture. Dommage pour cette petite maladresse.

    Bon j’ai tout de même lu la suite mais je ne sais trop quoi penser de l’article en lui-même … Probablement parce que je ne serais pas non plus en mesure de définir de façon précise le genre RPG. ^^ On sens que tu aimerais amener un débat mais … Que recherches-tu ? Que des personnes viennent dire ce qui fait d’un RPG un vrai RPG ? Que d’autres annoncent que le RPG n’existe et n’existera en réalité jamais ? Ou bien qu’ils confirment que les seuls vrai RPG sont ceux papier malgré les tentatives des firmes ou indépendants du jeu vidéo pour en réaliser ?

    Je peux concevoir l’envie de vouloir mettre des jeux dans des cases de genre, mais comme tu le soulignes dans l’article avec l’intégration des éléments de RPG dans une foule de jeux, est-il vraiment important de se focaliser sur un genre précis quand à la réalisation d’un jeu ? Tu fais remarquer que les style RPG n’évoluent pas vraiment avec l’exemple des tour par tour, pourquoi se concentrer sur la dispersion du genre alors que certains tentent peut-être tout simplement de le renouveler en le combinant à d’autres ? Ou bien absolument pas et les développeurs font tout simplement les choses comme l’envie leur prend (tout en respectant ce qui peut rendre un jeu plaisant car business is business).

    Alors oui les puristes aimeraient probablement voir un jour un RPG égalant celui papier, ce qui n’est pas impossible car on ne sait pas encore ce qui arrivera et peut-être même des indépendants travaillent déjà dessus qui sait (même si la question du budget est un point sensible), mais ne serait-il pas possible en attendant de s’ouvrir a tout nouveau mélange de genre qui pourrait être proposé sans forcément vouloir lui coller une étiquette particulière ? Ou bien inventer de nouveaux genres. Après tout, de nouveaux métiers s’inventent chaque jours également. ^^

  • Je reconnais que le terme est assez excessif et ce n’est d’ailleurs pas tellement mon genre de me laisser aller à ça. Néanmoins, je pars du principe que ce que je dis est mon opinion et ne signifie pas que c’est une vérité. Je trouve idiot de dire à quelqu’un « on ne dit pas c’est nul, on dit j’aime pas », parce que dire que quelque chose est nul, c’est bien évidemment énoncer une opinion personnelle. La qualité d’une chose, et d’une œuvre en particulier, n’est pas gravée dans le marbre quelque part. Donc qualifier Golden Sun d’abominable signifie juste que je le trouve abominable. Mais je peux comprendre que certains adorent.

  • Nicolas Gaillard

    Partant de ce principe énoncé tel quel, oui ça ce tiens tout à fait. ^^ Pardon j’ai une connaissance qui le pense profondément lorsqu’elle dit d’une chose qu’elle n’est pas bien et j’ai fais à tord une généralité de ce mode de pensée.
    Bonne journée. 🙂