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Aperçu du Recreated ZX Spectrum

Recreated ZX Spectrum

C’est à Noël 2013 que débute la campagne Kickstarter de ce que l’on appelle alors le « Bluetooth ZX Spectrum » – nom assez réducteur puisqu’il se connecte également en USB ! Néanmoins, le projet séduit d’emblée les nostalgiques du micro-ordinateur de Sinclair puisque, fort du soutien de Rick Dickinson, le designer de l’original en 1982, il en reproduit l’aspect de manière incroyablement fidèle, comme on le verra en détail dans cet article. Mais au fond, il ne s’agit que d’un clavier se connectant à un PC ou une tablette, et qui recourt à l’émulation software. Les choses se compliquent donc un peu moins d’un an plus tard, quand le Sinclair ZX Spectrum Vega rencontre un succès énorme sur Indiegogo. Le look n’est imité que partiellement cette fois, pour se rapprocher d’une manette sans doute peu ergonomique, mais l’émulation est hardware et la machine inclut d’emblée mille jeux !… On ne retrouve certes par certains classiques, exclusifs à son rival, mais cet inconvénient est balayé par la présence d’un port carte SD… La machine idéale combinerait sans doute les deux propositions mais, en attendant, si le Vega se focalise sur le jeu, le Recreated ZX Spectrum est avant tout un bel objet de collection qui respire la nostalgie. Et puis, sur le papier, rien ne l’empêche d’accueillir plein d’autres titres à l’avenir…

Il faut dire que, si l’émulation software présente des inconvénients, d’autant qu’elle est tributaire du modèle de tablette ou du navigateur web employés, elle a au moins le mérite de permettre les mises à jour. Ainsi, dans l’absolu, rien n’empêche l’application d’Elite Systems d’accueillir d’autres jeux, classiques ou homebrew. De plus, le Recreated ZX Spectrum, que nous appellerons parfois RZS pour faire court, se présente comme un système ouvert et d’autres entités peuvent très bien rendre leurs émulateurs compatibles avec l’accessoire. Car il s’agit ni plus ni moins que d’un clavier doté d’un port micro-USB, indispensable pour le connecter à un PC ou un Mac, ainsi que d’une fonctionnalité bluetooth pour l’utiliser avec une tablette sous iOS ou Android. La machine se distingue donc principalement de son modèle par sa face arrière munie d’un port micro-USB et de plusieurs boutons. L’un d’eux permet de basculer entre deux modes : « A » pour le jeu, qui permet donc d’interagir avec l’application dédiée de la même manière qu’un authentique ZX Spectrum, et « B » pour le mode QWERTY, qui permet d’utiliser l’accessoire comme un clavier normal, ou presque ; malgré l’ajout de raccourcis pour simuler les touches des claviers modernes, vous ne pourrez produire aucun caractère spécial propre au français !

Recreated ZX Spectrum

La boîte est étonnamment compacte !

Une gestation laborieuse

Même s’ils ont été dévoilés à un an d’écart, le Sinclair ZX Spectrum Vega et le Recreated ZX Spectrum sont sortis à la même période et au même prix, £99 soit un peu plus de 140 €, un tarif sans doute trop élevé. Mais, dans les deux cas, les contributeurs de leurs campagnes respectives ont pu réserver leur exemplaire pour £50, ce qui correspond sans doute au prix qu’ils devraient tous deux coûter… Les deux machines ont également comme point commun d’avoir connu quelques faux départs, avec des dates de sortie annoncées puis repoussées à la dernière minute. En ce qui concerne le RZS, j’étais d’autant plus inquiet que des rumeurs assez inquiétantes concernant Elite Systems se sont mises à circuler à quelques jours de la fin de la campagne, comme je le signalais dans notre bilan de janvier 2014 consacré au micro-ordinateur. Celles-ci concernent principalement les relations entre la société et les ayants droit des jeux qu’elle réédite, et c’est typiquement le genre d’affaire dont on ne sait vraiment si elle n’émane pas plutôt d’un développeur aigri, et dont on ignore hélas si elle aura des retombées sur les contributeurs. Pour le coup, plusieurs d’entre eux ont cédé à la panique et ont retiré leur argent dans les derniers jours de la campagne, mettant encore plus de pression sur les autres…

Mais durant le développement de la machine, même si certaines étapes ont été franchies plus tard que prévues, comme c’est quasiment toujours le cas, les contributeurs ont été tenus informés assez efficacement… Peut-être un peu trop, Steve Wilcox ayant un style d’écriture très procédurier. Ce sont surtout les dernières semaines qui se sont naturellement montrées frustrantes, en particulier à cause du choix assez arbitraire d’envoyer les exemplaires en premier aux utilisateurs d’iPad. Certes, l’application iOS était en ligne avant les autres, mais dans la mesure où il existait également une version navigateur accessible à tous, même incomplète, cela pouvait sembler injuste. Et puis Elite Systems a assez franchement admis que le but de la manœuvre était que les premiers utilisateurs puissent rapidement parler autour d’eux de leur nouvelle acquisition… Or pénaliser les contributeurs pour des raisons liées au marketing, c’est plutôt maladroit… Du coup, lorsque l’éditeur m’a donné le choix entre m’envoyer mon Recreated ZX Spectrum tout de suite ou attendre la mise en ligne de la version Android, j’ai préféré le recevoir dès que possible quitte à utiliser dans un premier temps l’application web.

Recreated ZX Spectrum

Même le dos de la boîte rend hommage au packaging de l’époque !

Hélas, pour le moment, tous les utilisateurs ne sont pas logés à la même enseigne… On est habitués aux retards avec Kickstarter mais il semble quand même qu’Elite Systems n’ait pas bien calculé son coup pour les applications, ayant sans doute donné la priorité à l’appareil en lui-même. Ainsi, a priori, la version iTunes est la plus avancée de toutes, mais il est à vrai dire difficile d’en être certain ; je ne l’ai pas essayée. En tout cas, l’application est gratuite mais la plupart des jeux sont payants, tarifés à 99 centimes pièce, apparemment à la demande des ayants droit.  Il faut dire qu’il n’est pas nécessaire de posséder un RZS pour utiliser l’application, qui propose aussi des contrôles tactiles. Toutefois, on se demande vraiment pourquoi les contributeurs, qui ont choisi d’emblée un OS, n’ont pas droit à une appli entièrement gratuite… À l’inverse, la version web ne fonctionnant qu’avec le RZS, il était donc inutile d’y monnayer quoi que ce soit. Mais elle est encore en bêta et ne propose pas de son par exemple. La version Google Play, quant à elle, est sortie à la mi-octobre et suit le même régime que son concurrent d’Apple. Enfin, une application pour télévisions connectées est également disponible depuis peu.

Premier contact

La première surprise lorsque l’on reçoit le précieux paquet des mains du facteur, c’est que la boîte est extrêmement compacte. Elle est en fait à peine plus grande que le Recreated ZX Spectrum lui-même et ne contient que les choses que l’on voit dans la photo ci-dessous, hormis un emballage plastique succinct pour l’appareil. On trouve donc une version courte du manuel d’instructions, un câble USB/micro-USB relativement court mais qui a le mérite d’être fourni, un sticker détaillant les raccourcis pour utiliser la machine comme un clavier normal et enfin un petit papier d’avertissement concernant les piles. En effet, si on veut utiliser le câble USB, il faut impérativement que le compartiment à piles soit vide ou contienne des piles rechargeables. Le RZS peut donc être alimenté en USB, mais si on alterne beaucoup entre un usage sur PC – où le câble USB est obligatoire – et sur tablette en bluetooth, cela peut devenir pénible… Car le compartiment à piles se révèle pour le moins résistant et même si l’on peut espérer qu’il s’assouplisse à force, il est quasiment indispensable d’utiliser quelque chose pour faire levier ! En dehors de ce petit désagrément, la conception du Recreated ZX Spectrum est convaincante.

Recreated ZX Spectrum

Le contenu de la boîte

Par rapport au prototype initial, la mention « bluetooth » a été supprimée de sorte à imiter franchement le design original. Ils ont même intégré des ventilations évidemment inutiles sous la coque mais qui étaient présentes sur le micro-ordinateur de Sinclair. Un connaisseur finira peut-être par remarquer quelques différences subtiles, comme l’épaisseur de la typographie employée sur les touches du clavier, mais un profane n’y verra que du feu à moins d’avoir les deux côte-à-côte ! Ce choix de la fidélité, parfaitement compréhensible sur le plan de la nostalgie, est toutefois discutable d’un point de vue purement pratique. En effet, comme beaucoup de micros de l’époque, le Spectrum a été critiqué pour son clavier en gomme qui manque de précision. D’ailleurs, le modèle « + » corrigera ce défaut en octobre 1984, en employant un clavier mécanique similaire à celui du QL. Mais ironiquement, le Spectrum+ n’aura pas le succès escompté à cause d’un taux de fiabilité inférieur. Quant au Spectrum 128, il a été conçu en partenariat avec le distributeur espagnol Investrónica et a donc surtout été commercialisé en Espagne, ce qui explique d’ailleurs la vivacité de la scène locale homebrew sur la machine. Et après tout, le fait que les touches ne répondent pas toujours bien fait partie de l’expérience !

Satanés rosbifs !

Mais lors de mes premiers essais, le fonctionnement du clavier était même beaucoup plus aléatoire que ça. Hélas, bien qu’Elite Systems garantisse un appareil facile à utiliser, ce n’est en fait pas si simple pour nous autres Français. Pour être honnête, ce n’est pas entièrement de leur faute, mais il y a quand même quelques points sur lesquels la documentation est imprécise, voire se contredit elle-même. Par exemple, concernant la connexion à un PC, on nous dit parfois qu’il faut mettre le Recreated ZX Spectrum sous tension après l’avoir branché, mais à un endroit assez planqué du manuel, on nous explique que le bouton power n’a de toute façon aucun effet quand le clavier est connecté en USB, ce qui est tout à fait exact ! En l’occurrence, cela ne pose pas de problème ; c’est juste pour donner un exemple d’imprécision… Mais le plus gênant est qu’il m’a fallu plusieurs heures pour réussir à faire fonctionner les jeux. J’ai même cru qu’il fallait attendre les chargements comme à l’époque, alors que l’émulateur les supprime évidemment ; je le soupçonnais même (à tort) de faire tourner certains jeux trop rapidement… En tout cas, les rares titres que je parvenais à lancer se révélaient absolument injouables, et j’avoue avoir eu même la faiblesse de croire – sacrilège ! – que cela devait déjà être le cas à l’époque !…

Recreated ZX Spectrum

Au dos de la machine : le bouton power, la diode de statut, le bouton de synchronisation, l’interrupteur A/B et la prise micro-USB

Me sentant malchanceux avec les jeux, je me rabattais sur le processus de déblocage de l’appareil, permettant de l’utiliser en tant que simple clavier. Comme demandé, je basculais en mode « B » mais quand j’appuyais sur CAPS Shift, j’avais droit à « ààààààà& ààààffff ààààéc> cd ààà&éccb\ ». Avec le recul, je me demande comment je n’ai pas compris plus vite ; seules les touches numériques ainsi que « D » (pour effacer) et Enter fonctionnent avant déblocage. Et quand on appuie sur les premières, on obtient précisément le type de lettre accentuée affiché. J’ai donc fini par réaliser que la commande affichée par CAPS Shift devait être une série de chiffres – ce que m’a confirmé la vidéo de didacticiel revisionnée en dernier recours. Le déblocage n’étant pas nécessaire pour jouer, je n’avais pas insisté non plus, ce qui explique pourquoi il m’a fallu des heures pour comprendre d’où venait le problème ; il fallait basculer Windows en mode clavier anglais avec Alt + Shift ! Encore une fois, cela peut paraître évident avec le recul mais sachez que j’ai débloqué d’autres utilisateurs dans la même situation avec ma trouvaille… De plus, cela m’a non seulement permis d’achever le processus de déblocage, mais aussi de jouer correctement en mode « A » dans lequel les touches étaient du coup également mélangées !

Des classiques d’un autre âge…

L’herbe paraît toujours plus verte chez le voisin, en particulier si on n’y a jamais mis les pieds ; et je dois bien avouer qu’après avoir essayé quelques classiques du Spectrum, je n’ai pas pu m’empêcher de regretter de ne pas pouvoir m’adonner à des jeux homebrew récents comme le Vega le permet. Je ne suis évidemment pas naïf au point de penser que ces titres affichent plus de quinze couleurs, mais plusieurs d’entre eux semblent proposer un gameplay un peu plus profond voire au goût du jour comme Souls – ce n’est peut-être qu’une impression toutefois. C’est en tout cas une sacrée gymnastique de se replonger dans des titres de la grande époque, et pas seulement du fait de l’utilisation du clavier en gomme ! Je pense au héros de Chuckie Egg qui doit se tenir bien en face d’une échelle au pixel près pour y grimper… Heureusement que son protagoniste porte un large chapeau ; si celui-ci dépasse d’un côté ou de l’autre de l’échelle, vous êtes mal placé ! Pour sa défense, le manuel se trompe dans les commandes puisque c’est « 9 » et « 0 » qui permettant d’aller à gauche et à droite, et non « O » et « P »… Et au moins j’ai compris ce qu’il faut faire, contrairement à Astroclone dont les explications ne sont d’aucun secours !

Recreated ZX Spectrum

Le classique Chuckie Egg (1983) n’a pas bien vieilli…

Or je dois bien avouer qu’il m’a souvent fallu me référer aux manuels des jeux, heureusement assez accessibles. Sur PC, il suffit de cliquer pour quitter le mode plein écran même si l’interface est mal fichue, multipliant les fenêtres imbriquées avec barres de défilement à gogo… Via l’application Android, disponible depuis la mi-octobre, un simple retour arrière suffit pour revenir à la présentation du jeu ; l’application sauvegarde de toute façon automatiquement votre progression et vous propose de la recharger chaque fois que vous revenez au jeu, quel que soit le support. À ce propos, sur tablette, le problème du mode « QWERTY » subsiste et il faut bien penser à le configurer, ce qui n’est pas forcément commode quand l’appareil dispose déjà d’un clavier. Il est malheureusement impossible d’alimenter le RZS via le port USB de ma Transformer Prime, et il faut donc impérativement des piles. Sinon, comme je le disais, l’application web en bêta n’émet pas de son mais celui de la version mobiles est loin d’être magnifique ! Le ZX Spectrum n’a jamais été réputé pour cela mais le bruit de fond permanent ne semble pas retranscrire l’expérience de l’époque. Et il se révèle très crispant dans Chuckie Egg

Or il s’agit, rappelons-le, de l’un des (rares ?) jeux gratuits sous Android… La sélection étant limitée, il n’a pas été facile de pouvoir comparer un même titre sur PC et tablette, mais il me semble que le casse-briques Batty (1987), de base très rapide, l’est encore plus via un navigateur web. Or, s’il m’a donc paru plus facile sur tablette, les commandes semblaient moins bien répondre, le bluetooth étant peut-être moins fiable que l’USB. J’aurais d’ailleurs aimé pouvoir vérifier que Cybernoid 2 (1988) est aussi difficile sur tablette, vu qu’il tient du manic shooter sur PC tant les ennemis sont agressifs ; on m’a toutefois confirmé qu’ils l’étaient à l’époque ! C’est au final avec Kokotoni Wilf (1984), une sorte de Jet Set Willy où l’on peut voler, que j’ai pu sentir une différence très nette. Il faut mitrailler une touche pour flotter, à la manière d’un Balloon Fight, ce qui est enfantin sur PC mais horriblement difficile sur tablette… Enfin, l’un des désagréments sur tablette est que l’on ne peut pas encore forcer le mode paysage, les menus ne fonctionnant qu’en mode portrait, peu adapté aux jeux ! Sinon, l’application offre deux modes de contrôle. Le premier, baptisé « original », permet d’utiliser le clavier comme à l’époque.

Recreated ZX Spectrum

On ne va pas se mentir ; on a connu mieux que les claviers en gomme en matière d’ergonomie…

Il est assez facile, comme je le disais, de vérifier les contrôles des jeux qui demeurent en outre configurables s’ils l’étaient sur ZX Spectrum. Le second mode de contrôle, appelé iDaptive, assigne certains touches du clavier aux fonctions du joystick. Cela permet donc d’avoir les mêmes contrôles quel que soit le jeu : A, Q, O et P pour les directions, et V, B, N ou M pour faire feu. Vu le nombre de titres déjà disponibles, qui devrait en plus s’étoffer dans les mois à venir, c’est pratique mais cela peut poser parfois problème quand un jeu utilise l’une de ces touches pour autre chose, comme P pour mettre la pause typiquement. À noter que dans le cas du Vega, les joueurs disposent uniquement d’une manette qui fait office de joystick, dont l’ergonomie reste toutefois à vérifier vu qu’elle imite quand même le rendu d’un clavier en gomme. Lorsqu’il est nécessaire d’utiliser le clavier, la machine en affiche un virtuellement en surimpression à l’écran, à la manière de bon nombre d’émulateurs. Cette solution semble acceptable mais je ne sais pas si elle est si pertinente dans la pratique ; beaucoup de jeux utilisent le clavier mine de rien, ne serait-ce que pour démarrer la partie en indiquant le nombre de joueurs ou le mode choisi…

Quel avenir ?

Ce n’est pas par hasard si j’ai appelé cet article « aperçu » plutôt que d’en faire un test en bonne et due forme. On dit souvent, même si c’est discutable, que ce qui fait la différence dans la guerre des consoles, ce sont les jeux. C’est assez vrai dans le cas du Vega et du Recreated ZX Spectrum, car la fonctionnalité « B » de ce dernier sert surtout à se la jouer… Le Vega a clairement l’avantage sur le catalogue, puisque même les jeux exclusifs à son rival peuvent être téléchargés illégalement… Évidemment, Elite Systems dit sa plateforme ouverte et invite les développeurs à sortir leurs jeux dans l’appli, de même que rien n’empêche d’autres émulateurs d’être compatibles avec le clavier. C’est d’ailleurs là où le mode « B » peut se révéler pratique ; à l’occasion d’un concours pour gagner un RZS dédicacé par les jumeaux Oliver jusqu’à la fin du mois, l’éditeur nous invite à essayer le récemment exhumé Wonderland Dizzy, pourtant un titre NES, et les autres jeux de la série avec l’accessoire. Or le communiqué présente une coquille intéressante : « réglez votre appareil sur « B » (en mode jeu) ». Si vous avez suivi, vous avez compris ; Elite profite juste du fait que ces émulateurs se jouent avec n’importe quel clavier !

Cap’n Rescue 2 : The Escape

Stephen Nichol travaille à une version améliorée de Cap’n Rescue 2 : The Escape pour le ZX Spectrum Vega

Mais comme les manettes sont également prises en compte par le site Wonderland Dizzy, c’est une nouvelle fois plus par nostalgie qu’on pourra s’y adonner au Recreated ZX Spectrum – et encore, beaucoup de joueurs devaient utiliser un joystick à l’époque… Bref, nous ne sommes pas encore rassurés sur l’acceptation de ce nouvel accessoire par la communauté, et la réputation sulfureuse d’Elite Systems, évoquée plus haut (troisième paragraphe) pourrait se révéler être un gros handicap en la matière… Pendant ce temps, le rival Vega a pris de l’avance, puisque nous avons vu dans notre dernier bilan mensuel que certains développeurs homebrew optimisaient déjà leurs créations pour cette machine ! Il faut dire que le joujou de Retro Computers donne déjà la part belle (faute de droits) aux amateurs dans ses mille jeux inclus. Mais encore une fois, je n’ai pas pu l’essayer et il est peut-être plus agréable, de toute façon, de jouer à ces jeux sur émulateur avec une vraie manette… Le Recreated ZX Spectrum a pour le coup l’avantage indéniable d’être aussi un bel objet de collection, bénéficiant d’un des designs les plus réussis de l’Histoire de la micro-informatique. Et ça, personne ne peut l’émuler !

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