TEST EXPRESS : Panzer Dragoon: Remake

Panzer Dragoon: Remake (Switch)PANZER DRAGOON: REMAKE
Switch
Catégorie : shoot ’em up
Joueurs : 1
Développeur : MegaPixel Studio
Éditeur : Forever Entertainment
Date de sortie : 26/03/2020
Prix : 24,99 €
Site Officiel :

L’arroseur à rosser

Disclaimer : Je n’ai pas fait Panzer Dragoon (1995) à sa sortie, je l’ai découvert plus sérieusement au moment de l’épisode Orta (2002) sur Xbox mais, comme tout adolescent taciturne et fan de jeux vidéo, j’en avais copieusement entendu parler à sa sortie et je fantasmais à mort sur sa pochette signée Moebius. Et c’est là que commence notre drame… Vous aurez lu, ça et là, que régulièrement dans mes critiques/chroniques/fadaises/tests, j’emploie le terme de « nostalgisme » avec un sens très péjoratif : une nostalgie gluante qui permettrait d’effacer toutes les aspérités des jeux de notre enfance. Eh bien sur Panzer Dragoon: Remake, j’ai foncé dedans, tout droit, en dansant la Macarena. Eu égard au statut culte du jeu, je me suis dit « ‘azy, préco » pour pouvoir y jouer à la seconde de sa sortie sur l’eShop (et à la fin de téléchargement quand même). Comme j’étais fier de moi ce 26 mars 2020 à lancer ce Panzer Dragoon: Remake au tout petit matin… Eh ben j’aurais mieux fait de rester coucher, hein. D’emblée j’étais frappé par le peu de goût de la direction artistique et la faiblesse technique qui rendait caducs les effets de reflets « saisissants » à la sortie du jeu. Autre énorme souci (réglé aujourd’hui mais qui m’a vraiment rendu fou ce fameux day one), les thèmes musicaux bouclent à la vitesse de la lumière et juste derrière l’épreuve que ça a été sur Goblin Sword (qui par ailleurs était très bon), ça m’a de suite paru absolument insupportable. Pire, la musique se lançait absolument n’importe comment et ruinait un brin l’immersion (à ce propos je vous conseille les excellents tweets du non moins excellent membre de MO5.COM, Zetsuboushitta). Mais qu’importe à ce point-là, j’avançais pépouze, en difficulté normale. Mais du coup, à l’orée de finir le jeu, dès le premier run, je me suis quand même arrêté quelques minutes pour faire un point gameplay ; je m’en sors sans souci, le système de lock automatique est agréable, il faut savoir faire la différence entre les ennemis qui aiment les piou piou piou (une salve de tirs) et ceux qui aiment les tirs lockés, les rails vous obligent à regarder autour de vous (« comme dans Rez » m’a fait remarqué mon rédac’ chef favori) et… putain que c’est chiant, ça. En effet, il semble manquer une option pour voir arriver ce qui vient sur les côtés et derrière vous (cadran que vous parcourez avec L et R, et c’est a priori moins réactif que dans l’original, NdR). La caméra étant bien trop proche, on a parfois une vraie difficulté à anticiper – ce qui n’est pas si important dans un shmup, n’est-ce pas ? Enfin, dernier clou au cercueil, les sensations de tir sont absentes ; vous avez l’impression de tirer sur des cibles en carton, il n’y a pas de bon feedback, visuel ou entre les pouces qui rende satisfaisante la sensation de toucher au but. Bref, en un maux comme en cent, un shmup, certes sur rail, avec des sensations attendues pour son genre totalement absentes. Et en outre, sur ces constatations douloureuses, je finissais le jeu sans le moindre moment de stress, le tout pour 24,99 €. J’ai été victime de nostalgisme pour l’achat d’un remake. Je me dégoûte.

On aime :On aime moins :
  • L’avantage de ne pas avoir à ressortir sa Saturn
  • Le plaisir de finir un jeu sans souci
  • Le suivi rigoureux des développeurs
  • Le gameplay daté et très mal remis au goût du jour
  • Les thèmes musicaux (mais c’est totalement personnel)
  • Les nombreux problèmes à la sortie

Verdict : Sans charme, sorti avec des cartons de bugs, extrêmement daté, court et facile… Je cherche mais je ne vois aucune raison de vous conseiller ce remake d’un jeu culte en son temps.

60 HBPM

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