TEST : 8bit Killer (PC)

8BIT KILLER – PC
Catégorie : FPS
Joueurs : 1
Développeur : Locomalito
Musique : RushJet1
Artwork jaquette : Marek Barej
Date de sortie : 02/04/2008
Prix : gratuit
Site Officiel : http://www.locomalito.com/8bit_killer.php

8bit Killer n’est pas le premier jeu de Locomalito, mais il est le plus ancien disponible sur son site. Et il témoigne déjà d’un grand talent qui lui a valu d’ailleurs plusieurs distinctions de la presse. Assez différent de ses autres jeux puisqu’il est techniquement en 3D, ce FPS n’en est pas moins extrêmement rétro et minimaliste, autant sur le plan de la réalisation que sur celui du gameplay. À la vue des premières images, il ne fait d’ailleurs pas bonne impression ; avec ses textures de 32 pixels de côté et sa palette de 64 couleurs rappelant la NES, il peut inciter à croire que son créateur prend le rétro comme une excuse pour sa fainéantise… Et pourtant, c’est loin d’être le cas.

Car une fois le jeu lancé, on découvre déjà des cinématiques statiques mais extrêmement soignées. La police de caractère, agréablement originale, n’est pas des plus lisibles, mais il est évident que l’auteur du jeu est un vrai graphiste. Évidemment, le jeu lui-même est très minimaliste, donnant l’impression d’être face à un ancêtre 8-bit de Wolfenstein 3D. Mais de petits détails, comme les explosions ou certaines animations, prouvent que l’on a affaire à quelqu’un de doué. Et ce sont surtout les musiques jubilatoires, toutes droit sorties d’un Bionic Commando, qui renforcent l’ambiance classique mais efficace de cet univers dystopique à la Mad Max.

Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu un camion modélisé comme ça…

Le jeu est composé de 4 chapitres de trois niveaux chacun. Le premier est en général assez linéaire, le second plus complexe avec des portes verrouillées, et le troisième est toujours un boss. Là encore, les premières impressions sont trompeuses. Même les niveaux à l’architecture la plus simple témoignent d’un vrai sens du level design. Au fur et à mesure que le joueur avance, il rencontre des ennemis de plus en plus élaborés, qui nécessitent un minimum de jugeote. C’est là où le titre se rapproche plus des classiques japonais que de jeux autrement plus bourrins comme Doom. Cela dit, les stages n’atteignent pas la complexité de ce dernier, car ils ont été conçus pour être abordés sans avoir besoin de carte, ni avoir recours à trop de clés.

L’écran de sélection des armes

Il est même assez impressionnant de voir comment Locomalito parvient à créer de la variété dans les situations avec très peu d’éléments à sa disposition. Ainsi, à l’exception du pistolet de base, toutes les armes se partagent le même compteur de munitions. Mais elles ne sont pas identiques pour autant. Dans quasiment chaque salle, le placement des ennemis et des obstacles est très précis, et il est très important, même indispensable de maîtriser le pas de côté, ou strafe. C’est là que se pose l’un des défauts du jeu ; les flèches gauche et droite du clavier font se tourner le personnage sur lui-même et il n’y a pas de bouton à maintenir pour strafer

Cet ennemi aime bien surgir hors de l’eau par surprise…

Il faut donc impérativement combiner la souris et les boutons ZQSD, ce qui ne serait pas un problème si le développeur n’avait pas fait le choix étrange pour un Espagnol d’opter pour un clavier QWERTY. Une conséquence de l’utilisation de Game Maker, probablement. Le problème est cependant vite résolu d’un simple Alt+Maj pour changer le mode du clavier. Et vous allez en avoir besoin, de contrôles répondants, car même si 8bit Killer jouit d’une excellente marge de progression, l’apparition de nouveaux ennemis toujours plus sournois rend le challenge difficile à relever avec seulement trois vies, sans sauvegarde ni le moindre checkpoint au sein des niveaux.

Verdict : Sous ses airs de doom-like du pauvre, 8bit Killer n’a en réalité pas grand chose à envier à pas mal de ténors du genre, grâce à un game design d’une grande précision.

70hbpm

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