En janvier sur l’eShop Nintendo

Out Run (arcade, 6,99 €)

2019 démarre pour la Switch à la même vitesse de croisière qu’en décembre, avec du nouveau dans chaque gamme de rééditions. Côté SEGA AGES il y a eu bien sûr Out Run (1986, 6,99 €), le Nintendo Switch Online a accueilli Zelda II: The Adventure of Link (1987) et Blaster Master (1988) ainsi que les versions SP de Ninja Gaiden (1988) et Ghosts’n Goblins (1986), la fournée Data East (7,99 € chacun) est particulièrement généreuse avec Express Raider (1986), Nitro Ball (1992), Joe and Mac: Caveman Ninja (1991) et Two Crude (1990), tandis que côté Arcade Archives (6,99 € pièce), on a eu Bomb Jack (1984) et Moon Cresta (1980) mais le filon de la Neo·Geo commence à (logiquement) s’épuiser avec RagnagardKizuna Encounter et Ninja Master’s (1996)… C’est toutefois sans compter les remasters d’Onimusha: Warlords (19,99 €) et Sphinx et la Malédiction de la momie (29,99 €), ainsi que les compilations Dragon’s Lair Trilogy (19,99 €) et Atari Flashback Classics (39,99 €)… Quant au néorétro, on est à la limite de l’indigestion avec Xenon Valkyrie+ (9,99 €), Pang Adventures (9,99 €), Guns of Mercy – Rangers Edition (11,99 €), Battle Princess Madelyn (14,99 €), Momodora: Reverie Under the Moonlight (13,99 €), Caveblazers (12,99 €), Hive Jump (9,99 €), Mega Mall Story (10 €), JackQuest: The Tale of the Sword (9,99 €), Cursed Castilla (13,99 €), Asdivine Hearts II (12,99 €), Necrosphere Deluxe (7,99 €), Dragon: Marked for Death (14,99 € par pack), Downwell (2,99 €), Zombie Night Terror (14,99 €), Halcyon 6: Starbase Commander (16,99 €) et Tangledeep (17 €). En outre, symboliquement, la boutique en ligne de la Wii, sans laquelle ces bilans mensuels n’auraient sans doute jamais existé, a fermé définitivement ses portes hier. Ses jeux restent cependant dans nos cœurs, et sa musique dans nos têtes.


Ragnagard (Neo·Geo MVS, 6,99 €)RAGNAGARD (Switch)
(Neo·Geo MVS, 13 juin 1996 au Japon)
Catégorie : combat
Joueurs : 1-2
Éditeur : SNK/Hamster
Date de sortie eShop : 03/01/2019
Prix : 6,99 €
Page du jeu : https://www.nintendo.fr/…RAGNAGARD-1492858.html

À une époque où le jeu de combat migre massivement vers la 3D, certains résistent comme le studio Saurus qui choisit la voie hybride de la 3D précalculée, déjà exploitée dans le genre avec Killer Instinct (1994). Mais hélas, le budget n’a sans doute pas été le même et, si les animations sont souvent plus fluides qu’en 2D prises individuellement, elles ne s’enchaînent pas de manière très gracieuse… Et puis le chara design inspiré par les divinités du shintoïsme se révèle assez générique sans compter qu’on a, comme souvent avec un nouveau jeu de combat, seulement huit personnages plus trois cachés à se mettre sous la dent. C’est dommage car Ragnagard se démarque aussi du genre sur le plan du gameplay avec un jeu plus aérien et un système d’éléments permettant de rendre les coups associés plus puissants ou de déclencher des attaques spéciales dévastatrices. Souvent considéré comme le plus mauvais jeu de baston sur Neo·Geo, il n’en reste pas moins une curiosité, et Saurus persistera dans la 3D calculée peu après avec Pleasure Goal puis Shock Troopers 2nd Squad (1998), nettement plus convaincants.


Express Raider (arcade, 7,99 €)EXPRESS RAIDER (Switch)
(arcade, 1986 au Japon)
Catégorie : beat ’em up/tir
Joueurs : 1
Éditeur : Data East/FTE Games
Date de sortie eShop : 03/01/2019
Prix : 7,99 €
Page du jeu : https://www.nintendo.fr/…Express-Raider-1492033.html

Express Raider fait partie de ces jeux très originaux pour l’époque, influençant d’autres classiques qui ont fait quelque peu oublier leurs sources d’inspiration en retour… Dans les niveaux impairs, on a affaire à un beat ’em up dans lequel notre cow-boy, curieusement privé de son revolver, commence par combattre avec ses poings et ses pieds le mécanicien et des coyotes avant de sauter à l’arrière d’un train. Il doit ensuite le parcourir en sautant de wagon en wagon, affrontant les ennemis et esquivant les panneaux, jusqu’à la locomotive où l’attend l’argent – façon Nord et Sud (1989). Et dans les stages pairs, on suit cette fois le train à cheval, et on se retrouve donc dans un jeu de tir hélas plus laborieux où l’on ne peut faire feu que vers le haut, mais on peut se baisser pour éviter les balles adverses. Il faut aussi éviter de tirer sur les dames qui vous envoient des sacs d’argent ; ça fait perdre une vie comme dans Shoot Out (1985). Porté sur micros 8-bit par U.S. Gold dans des versions mal accueillies par la presse, Express Raider demeure une curiosité sympathique, mais on ne vous en voudrait pas de lui préférer Sunset Riders (1991) ou Wild Guns (1994) – sans compter un blockbuster très récent !


Out Run (arcade, 6,99 €)OUT RUN (Switch)
(arcade, 20 septembre 1986 au Japon)
Catégorie : course
Joueurs : 1
Éditeur : SEGA
Date de sortie eShop : 10/01/2019
Prix : 6,99 €
Page du jeu : https://www.nintendo.fr/…Out-Run-1493782.html

Suite au succès des trois premiers jeux d’arcade taikan (à sensations physiques), à savoir Hang-On, Space Harrier (1985) et Enduro Racer (1986), SEGA permet à Yū Suzuki de créer cette fois un jeu de course avec des voitures, qui s’inspire du film L’Équipée du Cannonball (1981). D’ailleurs, le jeu doit initialement nous faire traverser les États-Unis, mais le président Hayao Nakayama estime plus sûr d’envoyer Suzuki et son équipe faire ses repérages en Europe. Reprenant la technologie baptisée Super Scaler de ses prédécesseurs, qui permet de simuler la 3D avec des sprites grossissant, il s’en distingue toutefois par sa progression à embranchements qui rend chaque partie différente, surtout que l’on peut choisir l’une des trois musiques à la radio ! Immense succès critique et commercial, l’original ne tourne pourtant qu’en trente images par seconde contrairement aux autres jeux de la gamme – un défaut qui sera corrigé dans l’excellente réédition 3DS. Hormis la 3D stéréoscopique bien entendu, cette version SEGA AGES en reprend la plupart des nouveautés comme les améliorations à débloquer selon le chemin parcouru. Aux deux pistes musicales supplémentaires, elle en ajoute quatre autres : un megamix des trois thèmes principaux, Midnight Highway du portage Master System, Step On Beat de celui de la Mega Drive et la dernière d’OutRun 2006: Coast 2 Coast, mais avec les sonorités de la borne d’origine à chaque fois ! Enfin, cette réédition peut se contrôler au gyroscope.


Kizuna Encounter: Super Tag Battle (Neo·Geo MVS, 6,99 €)KIZUNA ENCOUNTER: SUPER TAG BATTLE (Switch)
(Neo·Geo MVS, 20 septembre 1996 au Japon)
Catégorie : combat
Joueurs : 1-2
Éditeur : SNK/Hamster
Date de sortie eShop : 10/01/2019
Prix : 6,99 €
Page du jeu : https://www.nintendo.fr/…KIZUNA-ENCOUNTER.html

Comme son nom ne l’indique pas du tout, Kizuna Encounter est la  suite du médiocre Savage Reign (1995) réédité en octobre, et est surtout célèbre pour la rareté de son édition AES européenne, avec seulement cinq exemplaires connus, bien qu’elle soit identique à la version japonaise hormis le packaging. Et c’est dommage de réduire le jeu à ça car il est loin d’être inintéressant même s’il est sorti à une période où la concurrence était rude dans le genre, y compris au sein d’SNK. Ne reprenant que l’univers légèrement futuriste de son prédécesseur, il en repense grandement le gameplay ; les changements de plan à la Fatal Fury, les niveaux de puissance des coups façon World Heroes et la possibilité de lancer son arme disparaissent… En revanche, les matches se font désormais en équipes (avec l’ajout d’un mode coopération à deux joueurs), mais pas comme dans The King of Fighters, plutôt comme au catch. En effet, le match est perdu dès que l’un des deux partenaires est KO, et il faut se placer dans une zone spéciale pour passer le relai avec le bouton D. Cela ajoute une attaque combinée en plus des coups spéciaux toujours disponibles, et de quelques nouveautés comme la possibilité de passer dans le dos de l’adversaire façon Samurai Shodown III (1995). Plus jouable que son prédécesseur, Kizuna Encounter se montre même très recommandable mais on regrettera du coup qu’il ne propose encore que dix personnages (dont deux remplacements bienvenus) plus deux boss à débloquer.


Ninja Master's: Haō Ninpō Chō (Neo·Geo MVS, 6,99 €)NINJA MASTER’S: HAŌ NINPŌ CHŌ (Switch)
(Neo·Geo MVS, 27 mai 1996 au Japon)
Catégorie : combat
Joueurs : 1-2
Éditeur : SNK/Hamster
Date de sortie eShop : 17/01/2019
Prix : 6,99 €
Page du jeu : https://www.nintendo.fr/…NINJA-MASTER-S-1499718.html

Dernier jeu de combat signé du fidèle partenaire ADK sur Neo·Geo, et avant-dernier tout court avant le cute ’em up compétitif Twinkle Star Sprites six mois plus tard, Ninja Master’s: Haō Ninpō Chō n’est assurément pas aussi original que ce dernier, et prend bien moins de risques que le bancal Aggressors of Dark Kombat (1994). Mais il permet quand même de passer à tout moment du combat à main nue à la Fatal Fury au combat à l’arme blanche façon Samurai Shodown ! Ce qui ne signifie pas qu’il rend caduques les autres séries de SNK, car son gameplay n’offre hélas pas la même profondeur dans un style comme dans l’autre, même si cette mécanique enrichit la stratégie des affrontements. Par ailleurs, le titre a également déçu sur le plan de la réalisation à l’époque, les sprites n’étant pas très grands par rapport aux ténors de la discipline en l’absence de scaling… N’offrant en outre que dix combattants plus deux boss à débloquer, le jeu bénéficie tout de même d’une ambiance médiévale japonaise réussie – sans atteindre ce que proposera The Last Blade (1997). Ninja Master’s fera cependant parler de lui bien plus tard en étant le seul classique à avoir sa propre carte de jeu, offerte avec l’édition limitée de la Neo·Geo X !


Nitro Ball (arcade, 7,99 €)NITRO BALL (Switch)
(arcade, 1992 au Japon)
Catégorie : run and gun
Joueurs : 1-3
Éditeur : Data East/FTE Games
Date de sortie eShop : 17/01/2019
Prix : 7,99 €
Page du jeu : https://www.nintendo.fr/…Nitro-Ball-1496633.html

Injustement passé inaperçu en pleine effervescence des jeux de combat en arcade, Nitro Ball fait pourtant partie de ces petites pépites à redécouvrir d’urgence ; il a d’ailleurs fait l’objet de l’épisode 70 de la deuxième saison des Oubliés de la Playhistoire. Se déroulant dans le contexte d’un jeu télévisé futuriste à la manière de Smash TV (1990), il s’agit également en apparence d’un run and gun comme Data East en avait déjà fait avec Heavy Barrel (1987), mais il intègre des mécaniques de flippers ! Il faut dire que c’est un domaine que l’éditeur connaît très bien via sa filiale spécialisée née du rachat de Stern Electronics en 1985, et revendue à SEGA en 1994 – alors qu’elle constitue le deuxième plus gros producteur au monde en la matière. Lorsque l’on tire sur les ennemis, ceux-ci roulent littéralement en boule, pouvant ainsi activer des bumpers et rampes de bonus. Et le joueur peut lui-même, en ramassant l’item idoine, se transformer en boule invincible qui peut alors emprunter des passages secrets. Connu au Japon en tant que Gun Ball, il s’agit sans doute d’un des titres les plus originaux de Data East avec Boogie Wings la même année, mais il se montre aussi très fun – il est jouable à trois – et bien rythmé. On regrettera du coup que ses cinq petits niveaux se bouclent en moins de vingt minutes, mais on rejouera volontiers pour le score et ainsi, peut-être, obtenir la récompense ultime : devenir président des États-Unis !


Bomb Jack (arcade, 6,99 €)BOMB JACK (Switch)
(arcade, octobre 1984 au Japon)
Catégorie : plateformes
Joueurs : 1-2 (alterné)
Éditeur : Tecmo/Hamster
Date de sortie eShop : 24/01/2019
Prix : 6,99 €
Page du jeu : https://www.nintendo.fr/…BOMB-JACK-1502599.html

Créé par Michitaka Tsuruta, également connu pour le diptyque Solomon’s Key, Bomb Jack se déroule lui aussi en écran fixe. Le personnage éponyme doit y ramasser les vingt-quatre bombes tout en évitant les ennemis, ce qui est facilité par sa faculté à planer. Là où ça se complique, du moins si on s’intéresse au scoring, c’est qu’il y a un ordre idéal pour ramasser les bombes ; une fois la première collectée, une deuxième voit sa mèche s’allumer et c’est elle qu’il faut récupérer, ce qui en déclenche une troisième et ainsi de suite. Et non seulement cela donne plus de points en fin de niveau, mais respecter l’ordre remplit deux fois plus vite la jauge située autour du multiplicateur en haut de l’écran. Une fois pleine, un bonus « P » fait son apparition et le toucher transforme tous les ennemis en pièces d’or !… Ainsi plus stratégique qu’il n’y paraît, le jeu a connu un beau succès en particulier grâce à ses nombreux portages, surtout sur micro-ordinateurs. La SG-1000 et la Game Boy sont les seules consoles à l’avoir accueilli, puisque la NES a eu directement droit à sa suite dédiée Mighty Bomb Jack (1986), portée à son tour sur ordis. D’ailleurs, l’éditeur britannique Elite Systems créera sa propre suite Bomb Jack II la même année sur micros 8-bit. Plus tard, la société NMK (Argus, Zed Blade) fondée par plusieurs développeurs de l’original proposera lui Bomb Jack Twin (1993), qui permet de jouer à deux simultanément.


Joe and Mac: Caveman Ninja (arcade, 7,99 €)JOE AND MAC: CAVEMAN NINJA (Switch)
(arcade, février 1991 au Japon)
Catégorie : action/plateformes
Joueurs : 1-2
Éditeur : Data East/FTE Games
Date de sortie eShop : 24/01/2019
Prix : 7,99 €
Page du jeu : https://www.nintendo.fr/…Joe-and-Mac-Caveman-Ninja.html

Baptisé Joe & Mac: Tatakae Genshijin (« combat d’hommes préhistoriques » – aucun ninja, donc) au Japon, ce jeu semble constituer avec le recul un hommage de Data East au tout premier Wonder Boy (1986). Car outre un protagoniste similaire, lui aussi adepte du lancer d’objets (boomerang, os, roues en pierre, etc.), il présente la même mécanique dans sa version originale en arcade ; la jauge d’énergie baisse toute seule ! Elle est heureusement plutôt longue et les bonus assez nombreux pour la maintenir élevée, comme dans le classique de Westone là encore. En revanche, outre la possibilité de jouer à deux simultanément, on peut charger ses tirs pour qu’ils soient plus gros… Ce n’est toutefois pas à son gameplay que ce jeu doit sa popularité mais plutôt à sa réalisation truffée de détails et d’animations cartoon. Les niveaux sont néanmoins bien courts mais, dans l’original et ses portages Mega Drive et Amiga (le premier fidèle, le second raté), on peut choisir entre plusieurs chemins après certains niveaux et entre trois épilogues. La version Super Nintendo, elle, a été pas mal repensée avec une carte et davantage de niveaux, et la 16-bit aura droit à deux suites exclusives, Congo’s Caper (Tatakae Genshijin 2: Rookie no Bōken, 1993) et Joe & Mac 2: Lost in the Tropics (1994). Les trois jeux ont récemment été réédités par Retro-bit dans une seule et même cartouche, Joe & Mac: Ultimate Caveman Collection.


Moon Cresta (arcade, 6,99 €)MOON CRESTA (Switch)
(arcade, mai 1980)
Catégorie : shoot ’em up
Joueurs : 1-2 (alterné)
Éditeur : Nichibutsu/Hamster
Date de sortie eShop : 31/01/2019
Prix : 6,99 €
Page du jeu : https://www.nintendo.fr/…MOON-CRESTA-1505620.html

Pris la main dans le sac à plagier Space Invaders (Moon Base) puis Galaxian (Moon Alien), la société Nichibutsu a réalisé qu’elle pourrait éviter les procès avec un minimum d’effort. Cela aboutit à Moon Cresta, abordé dans Pix’n Love 20 et en réalité un hack de Galaxian ! Mais Shigeki Fujiwara (Crazy Climber) est tout de même parvenu à lui insuffler une bonne dose d’originalité avec le système de docking. Votre vaisseau est ainsi composé de trois modules mais vous débutez la partie avec l’étage supérieur. Si vous êtes touché avant la fin de la série de vagues d’ennemis, vous continuez avec le second étage et ainsi de suite, sachant que chaque vaisseau successif est de plus en plus volumineux mais dispose en contrepartie d’un tir plus large. En revanche, si vous terminez la vague indemne, vous aurez trente secondes pour tenter l’accouplement avec le ou les étage(s) inférieur(s) ! Adapté sur de nombreux supports dont la Console Virtuelle japonaise de la Wii et l’Atari 7800 via un excellent portage homebrew par Bob DeCrescenzo, ce titre a eu à son tour une forte influence sur le shoot ’em up, puisque l’on retrouve le principe des formations, sous forme latérale cette fois, dans… Galaga. C’est de bonne guerre, d’autant que Nichibutsu s’inspirera encore de Xevious (1982) pour la suite Terra Cresta (1985).


Crude Buster (arcade, 7,99 €)TWO CRUDE (Switch)
(arcade, mars 1990 au Japon)
Catégorie : beat ’em up
Joueurs : 1-2
Éditeur : Data East/FTE Games
Date de sortie eShop : 31/01/2019
Prix : 7,99 €
Page du jeu : https://www.nintendo.fr/…Two-Crude-Dudes-1503398.html

Souvent appelé à tort (comme le fait cette réédition) Two Crude Dudes, du titre de son unique (mais très réussi il faut dire) portage Mega Drive, ce beat ’em up se nomme en réalité Crude Buster dans son pays natal, et Two Crude en Occident. Cette erreur permet toutefois de rappeler qu’il est le successeur spirituel de Bad Dudes (1988) et se présente lui aussi en vue purement de profil, avec une action se déroulant souvent sur deux étages. Mais outre son ambiance post-apocalyptique à la Ken le Survivant, et une réalisation plus spectaculaire avec de gros sprites, des effets de particules et une bonne dose de voix digitalisées, il se différencie par l’apparition d’un troisième bouton. Il sert à attraper les armes, les éléments de décor (parfois aussi gros qu’un tank), les ennemis et même votre partenaire, pour s’en servir d’arme de fortune ! Ce dernier point fait du jeu un défouloir aussi kitsch que jouissif à deux joueurs mais, seul, il ne se montre pas forcément à la hauteur des ténors du genre qui sortiront les années suivantes…


Je vous donne donc rendez-vous le dernier jeudi de février pour le point sur les sorties !

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