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TEST : Lone Survivor (PC, Mac, PS3, Vita, PS4, Wii U)

LONE SURVIVOR – PC, Mac, PS3, Vita, PS4, Wii U
Catégorie : survival horror
Joueurs : 1
Développeur : Superflat Games
Date de sortie : 27/03/2012 (PC, Mac), 24/09/2013 (PS3, Vita), 15/10/2014 (PS4), 16/10/2014 (Wii U)
Prix : 14,99 € (PC, Mac), 12,99 € (PS3, Vita), 9,99 € (PS4), 11,99 € (Wii U)
Site Officiel : http://www.lonesurvivor.co.uk/
(testé dans sa version PC)

Lone Survivor est avant tout la nouvelle création de Jasper Byrne, à qui l’on doit Soul Brother ainsi qu’un demake de Silent Hill 2. La série de Konami est ici une influence évidente, même si le développeur en a accentué encore davantage les références à David Lynch et notamment à Twin Peaks. D’emblée, on ne peut que saluer le travail accompli durant plusieurs années, d’autant que Byrne a aussi bien réalisé les graphismes que les musiques qui rappellent bien évidemment les compositions de Akira Yamaoka, avec quelques morceaux de jazz lynchiens de temps à autre.

Ce genre de séquence onirique rappelle forcément les films de David Lynch

D’ailleurs, Lone Survivor n’est finalement pas si rétro que ça. Certes, les pixels sont gros, mais il est évident que le jeu bénéficie d’une palette de couleurs conséquente, et de multiples filtres qui renforcent l’atmosphère vaporeuse du jeu. Le gameplay est relativement old-school en revanche, rappelant même Alone in the Dark dans son utilisation assez intensive des menus. Au début, le joueur sera tout de même relativement guidé dans sa tâche, qui est d’ailleurs facilitée par la présence de miroirs qui servent de téléporteurs. Ce qui lui permettra de se concentrer sur la gestion de ses ressources évidemment très limitées, que ce soit les munitions ou la nourriture.

C’est là la principale difficulté du jeu, et le joueur devra découvrir pas mal de choses par lui-même pour améliorer sa survie. Certains aliments seront par exemple plus efficaces s’ils sont cuits ou combinés à d’autres, mais encore faut-il bénéficier du matériel pour cuisiner. Et vers la fin de l’aventure, le joueur pourra trouver des moyens de récupérer des munitions ou de la nourriture à volonté, mais le jeu est conçu de telle façon qu’il est difficile d’en abuser. D’autant que les différents choix que l’on fait modifieront le court de l’aventure, mais aussi son épilogue. Ainsi, comme dans de nombreux jeux du genre, il est vraiment tentant de finir le jeu plusieurs fois.

Les miroirs permettent de revenir chez soi, puis de retourner au dernier miroir trouvé

Mais à la différence d’un Resident Evil, on ne recommence pas l’aventure avec des armes plus puissantes, mais simplement avec son expérience de joueur. Il est par exemple théoriquement possible de finir le jeu sans éliminer un seul ennemi, mais il faudra ruser au maximum, exploiter la moindre cachette, quitte à échanger ses munitions contre des fusées de détresse très pratiques pour échapper à un groupe de monstres. Mais évidemment, tout cela est plus facile à dire qu’à faire, surtout lors de sa première partie où on peut multiplier bêtement les allers-retours inutiles. Car sans être alambiqué, Lone Survivor ne brille pas par son interface.

Bien que le jeu soit vu de côté, la carte est affichée en vue aérienne, ce qui peut rendre la navigation particulièrement délicate dans les appartements, où l’on peut trouver aussi bien des portes à l’arrière-plan qu’à l’avant-plan ! Par ailleurs, si le jeu ne nécessite que quatre touches du clavier en plus des flèches, il est conseillé de prendre le temps de mémoriser les différents raccourcis, si l’on ne veut pas perdre du temps dans son inventaire en plein combat. On aurait d’ailleurs bien aimé pouvoir jouer à la manette, mais il faut bien admettre que la rigidité du gameplay a toujours été une composante paradoxalement essentielle des survival horror.

Avec Lone Survivor, l’ambiance festive est assurée !

C’est peut-être ce qui rend difficile l’évaluation du jeu ; l’aventure peut s’avérer frustrante, car on peut passer pas mal de temps à tourner en rond à cause d’une erreur d’inattention, gaspillant des objets en chemin. Si la page Steam annonce une durée de vie de 5-6h, celle-ci peut énormément varier selon votre manière de jouer, si vous êtes du genre à sauvegarder pour un rien, si vous prenez le temps d’éviter chaque ennemi sans les éliminer, et surtout selon l’endurance de vos nerfs. Mais l’atmosphère entêtante donne réellement envie d’aller jusqu’au bout, même si les habitués du genre se douteront rapidement du type de twist qui les attend…

Verdict : Old-school dans son concept, mais pas si rétro sur le plan technique, Lone Survivor force l’admiration, s’imposant comme l’un des meilleurs survival horror de ces dernières années.

90hbpm

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