Un émulateur Minitel sur Game Boy exhumé lors du 3e colloque du CNJV

Le mois dernier se tenait la troisième édition du colloque sur le jeu vidéo organisé par nos amis du Conservatoire National du Jeu Vidéo, mais la date choisie du vendredi 13 n’aura pas porté chance à l’évènement où il a pu être difficile de se rendre avec les grèves… Heureusement, la grande majorité des invités ont pu répondre à l’appel et surtout, l’ensemble a été capté en vidéo et on profite de l’occasion pour relayer les différentes tables rondes ci-dessous, où l’on retrouve notamment nos membres d’honneur comme Bertrand Brocard en maître de cérémonie bien entendu, mais aussi Frédérick Raynal et Philippe Ulrich, ainsi que nos amis et membres Jean Zeid (commissaire de Design-moi un jeu vidéo), Florent Gorges ou encore Douglas Alves. Et pour vous donner envie de tout regarder, on partage avec vous ci-dessus une petite perle qui a fait le buzz sur Twitter, où notre membre d’honneur Laurant Weill, co-fondateur de Loriciels, présente un émulateur de Minitel pour Game Boy créé par sa société (à 44′50″ si l’index ne fonctionne pas). Présenté à Nintendo, l’accessoire n’a apparemment pas enthousiasmé le constructeur…

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12 Commentaires

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    • Nope sur 21 janvier 2020 à 14:41

    « Présenté à Nintendo, l’accessoire n’a apparemment pas enthousiasmé le constructeur… »
    Bizarre pourtant quand il s’agit de recycler des technos désuètes et les vendre à prix d’or, Nintendo répond systématiquement présent… Un problème de droits ou licence j’imagine ^^

  1. J’hésitais à commenter dans l’article, mais je pense surtout que le gros problème est que le Minitel (qui n’était pas désuet à l’époque, hein ? ^^) n’existe qu’en France. D’ailleurs, je ne sais pas ce que Laurant Weill entend par Nintendo, mais Nintendo France n’avait peut-être pas l’autorité pour lancer un tel partenariat.

    • havelock sur 21 janvier 2020 à 17:49

    dire que le minitel avait un potentiel énorme et que l’état n’y a jamais vraiment cru…

    • QTZ sur 21 janvier 2020 à 20:38

    Laurant devait avait un contact direct avec Nintendo Japon (pour rappel Loriciel était un éditeur NEC)

    Et le principe du Minitel a existé dans d’autres pays…

  2. Oui mais il aurait donc fallu concevoir un accessoire différent pour chaque pays, ou du moins avec un émulateur très différent.
    Et puis maintenant que j’y pense, ça aurait sans doute causé beaucoup de scandales avec des factures téléphoniques qui auraient explosé à cause des gamins oubliant la notion du temps sur leur Game Boy… -_- J’aurais aussi bien aimé voir le rendu sur un écran de Game Boy, parce que la résolution d’un Minitel n’est pas géniale, mais quand même ! Et il avait 8 nuances de gris, donc le double.

    • olivier lefebvre sur 22 janvier 2020 à 8:00

    C’est tout l »inverse…
    le Minitel lancé et soutenu par le gouvernement était complètement fermé et formaté, limité technologiquement et a causé un retard notable en accès Internet en France.

    • havelock sur 22 janvier 2020 à 15:14

    vous confondez plusieurs choses, le minitel n’était pas en retard techniquement pendant longtemps , il ne l’a était que pasque le gouvernement a refuser de mettre les sommes nécessaire dedans . sur beaucoup de point il était en avance sur le net de la même époque. et l’argument de retarder internet en France n’est pas pertinent car si le gouvernement avait mis les budget, la France et l’Europe au minimum aurais une technologie basé sur les évolution du minitel et pas sur le web américain (sans compter les pays faisant tous pour se passer des services américain).

    • Nope sur 22 janvier 2020 à 16:01

    Une palette de couleur honorable mais une résolution qui l’est probablement moins peut-être ?
    Ensuite et comme toujours, il n’y a pas de mauvaise console mais de mauvaises ludothèques. Tout ça pour dire que de mémoire, je crois pas que le minitel ait un seul jeu culte (même une bricole façon « serpent » du Nokia 3310 ou assimilé).
    Perso j’en garde le souvenir d’un nid à astuces pour les jeux récents (que ne proposaient pas forcément la presse papier de l’époque) qui coûtaient une certaine somme en facture téléphonique.

  3. Je n’ai pas trouvé de résolution précise puisqu’on parlait plutôt en caractères (40×24) donc tout dépend de leur taille respective. Si on part sur du 8×8 (qui me semble crédible), ça fait 320×192, qui est bien quatre fois plus grand que la résolution de la Game Boy (de mémoire). :
    Ce que je voulais dire, c’est que :
    – Nintendo France n’avait sans doute pas l’autorité pour ça
    – Nintendo Japon ne devait même pas en voir l’intérêt, vu que ça ne concernait a priori qu’un pays, et produire plusieurs accessoires différents pour plusieurs pays ciblés aurait sans doute coûté trop cher pour le résultat. En outre, le Minitel étant un service payant et la Game Boy s’adressant avant tout aux enfants… C’est pas comme si les services de Minitel rose ne faisaient pas de la pub ouvertement à l’époque. -_-

    • olivier lefebvre sur 22 janvier 2020 à 16:13

    Vous êtes le seul a le penser, et vous en avez parfaitement le droit. Mais juste pour info:
    Même Lionel Jospin,pourtant au gouvernement, a fini par admettre (à l’époque) que le minitel était « limité technologiquement», c’est dire…
    Et France Télécom qui s’occupait du Minitel n’avait pas réservé le meilleur accueil à internet. Le journaliste Jean Guisnel raconte qu’à l’été 1995, un cadre dirigeant de France Télécom lui explique qu’ils allaient l’interdire «et développer un système national et appeler ça l’internet 2», avant de repartir de zéro quelques années après…
    Bref, le Minitel était une belle bouse made in French.

    • Nope sur 22 janvier 2020 à 16:48

    J’ai été un peu vite en besogne concernant la résolution on dirait 🙂
    Il ne faut pas oublier que Nintendo a sorti un modem pour la Famicom au Japon (https://fr.wikipedia.org/wiki/Famicom_MODEM), ça a dû calmer Nintendo Japon de développer un accessoire par terminologie locale (coûts de développement Vs rentabilité relative vu le nombre d’utilisateurs potentiellement intéressés dans chaque pays). Déjà qu’ils mettaient 2-3 ans à traduire un jeu jap en anglais à l’époque ! 😀

    • havelock sur 24 janvier 2020 à 0:42

    vous parlez de sa fin de vie, qui est catastrophique justement à cause du manque d’investissement.

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