Le feuilleton Commodore vient de connaître un nouveau rebondissement, et ça pourrait bien mal finir. Ces dernières semaines, l’Américain Christian Simpson a eu l’opportunité de racheter la marque pour une grosse somme – ce qu’il n’a toujours pas finalisé à notre connaissance – mais il n’a pas attendu pour lancer une nouvelle machine rétro, le Commodore 64 Ultimate. Il avait toutefois précisé que cette dernière devrait sortir quoi qu’il arrive, et il a eu raison car une autre initiative conteste la propriété intellectuelle de la société historique… En effet, lors de sa faillite en 1994, ses droits ont comme souvent été dispersés entre différentes entités, ce qui explique la situation confuse d’aujourd’hui. D’après Wikipédia, la compagnie hollandaise Commodore Corporation B.V. serait la plus légitime, et c’est celle qui est en train de céder ses droits à Simpson. Mais depuis une dizaine d’années, d’autres organisations ont exploité la marque, Commodore Business Machines à Londres (le smartphone PET) et surtout Commodore Industries à Rome. Et c’est cette dernière, dirigée par Luigi Simonetti, qui nous intéresse ici. Jusqu’à présent, elle a surtout produit des ordinateurs portables siglés Commodore, et elle a même lancé en 2022 Commodoriani, un magazine rétro, mais on ne peut pas dire qu’elle ait tellement fait parler d’elle en dehors d’Italie…
Il faut dire que ses communiqués de presse ont jusqu’à récemment été uniquement en italien, sauf celui qu’elle a publié il y a une semaine. Et ce n’est pas fortuit car il s’en prend à Christian Simpson qui « compromet la vérité » en affirmant acquérir les droits de Commodore. Or Commodore Industries estime pouvoir prouver les détenir, du moins pour l’Europe… On attend donc à présent la réaction du camp américain, mais tout cela risque de finir au tribunal. En tout cas, cette affaire aura au moins mis la lumière sur la société italienne qui a annoncé ce mois-ci deux projets qui auraient dû agiter la scène retrogaming s’ils avaient été communiqués plus ouvertement, et en anglais. En tout début de mois, elle a en effet annoncé rien de moins que Xenon 3: Hyperblast, un troisième volet officiel à la série des Bitmap Brothers. Orienté roguelike, il sera toutefois plus proche du Xenon (1988) inaugural que de Xenon 2: Megablast (1989), avec la possibilité de transformer son vaisseau en tank et vice versa. Et une semaine plus tard, la compagnie annonçait plancher sur un successeur de The NewZealand Story (1988), là encore tout à fait officiel puisqu’elle compte même poursuivre le partenariat avec Taito pour d’autres classiques. Cette fois bilingue, le communiqué promet une date de sortie pour bientôt mais reste assez vague, indiquant seulement que le titre aura une durée de vie de quatre-vingt dix minutes – drôle de précision à notre époque.
Source : Time Extension















