TEST EXPRESS : Bloodstained: Curse of the Moon 2

Bloodstained: Curse of the Moon 2 (Windows, Xbox One, PlayStation 4, Switch)BLOODSTAINED: CURSE OF THE MOON 2
Windows, Xbox One, PlayStation 4, Switch
Catégorie : action/plateformes
Joueurs : 1-2
Développeur : Inti Creates
Éditeur : Inti Creates
Date de sortie : 10/07/2020
Prix : 14,99 €
Site Officiel : http://www.curseofthemoon.com/
(testé sur Switch)

Robert, muscle ton jeu

Je relisais mon test du premier épisode, ses limites et comment il aurait pu devenir encore meilleur et je me suis aperçu, en toute modestie, que j’avais raison de A à Z. Dites, Inti Creates, si vous avez lu mon test avant de faire cette suite, faut le dire, hein ! Je ne vous demanderai pas un centime, promis. Rappelons pour celles et ceux qui ne me liraient pas assidument – je ne me lis pas moi-même ainsi (NdR : je confirme) – que Bloodstained: Curse of the Moon est un Castlevania classique, c’est-à-dire un jeu d’action/plateforme période NES, canonique avec une jouabilité d’époque : saut absolu (pas de maîtrise de la trajectoire une fois en l’air), recul abusif en cas de contact avec les ennemis, plateforme millimétrée. Et c’était très bien fait comme pur fan game au point que, pour ne frustrer personne (surtout les backers), le jeu était invraisemblablement simple… Du coup, ça ne permettait pas aux différents personnages (quatre comme dans Castlevania III) d’exploiter leur spécificités (Gebel/Alucard vole, Miriam/Trevor a un fouet, etc.). Dans cette suite, on a appris des errements du précédent ; le jeu est long et dur. Pour le reste, le casting est un peu différent. En plus de Zangetsu l’épéiste équilibré, on retrouve Dominique, la nonne à la lance qui excelle dans ses sauts, Robert, le pistolero qui a un wall jump et zéro barre de vie et Hachi, un Corgi dans un mécha, qui permet de jouer en mode facile mais au détriment des améliorations pérennes sur les barres de vie et les points de magie – ainsi que d’autres bonus qui facilitent le jeu, créant le paradoxe d’un jeu plus dur quand vous le découvrez que par la suite, mais c’est « pas grave c’est canonique » si vous avez fait Kid Icarus. La difficulté permet enfin de bien exploiter les pouvoirs des quatre persos (NdR : on peut débloquer ceux du jeu précédent), même un peu trop et frustrera celles et ceux qui, comme moi, vivent mal de voir comment faire le run optimal mais ne peuvent pas le faire parce que comme des couillons, ils ont perdu le bon perso juste avant ce passage. Et cela s’accroît lorsque vous avez les nouveaux… Bref, c’est le même jeu mais en mieux, sauf sur un seul et unique point, les musiques. Et c’est assez dommage ; les thèmes sont bien moins inspirés et inspirants et ne vous donnent absolument pas envie de les écouter en dehors du jeu.

On aime :On aime moins :
  • La difficulté enfin au niveau attendu
  • La générosité du contenu
  • La belle 2D presque canonique
  • Les nombreux persos jouables
  • Les musiques sans la moindre imagination
  • La frustration de ne pas pouvoir faire un run parfait du premier coup (si vous êtes névrosé·e)

Verdict : Plus dur, bien plus long et toujours aussi canonique, Bloodstained: Curse of the Moon 2 est un bon enrichissement de l’épisode précédent en dépit d’une bande originale décevante.

90 hbpm

Lien Permanent pour cet article : https://mag.mo5.com/actu/184733/test-express-bloodstained-curse-of-the-moon-2/