TEST : Tiny Barbarian DX (Windows)

Tiny Barbarian DX (Windows)

Tiny Barbarian DX (Windows)TINY BARBARIAN DX – Windows
Catégorie : plateformes
Joueurs : 1
Développeur : StarQuail Games
Éditeur : StarQuail Games
Date de sortie : 25/05/2013
Prix : $9.99
Site Officiel : http://www.tinybarbarian.com/

Le studio StarQuail Games a été fondé par Daniel Roth et Michael Stearns, respectivement programmeur et graphiste. Néanmoins, c’est ce dernier qui a bidouillé seul Tiny Barbarian à l’aide de Game Maker en 2011. Ayant séduit la communauté de joueurs, l’équipe a alors décidé de reconstruire le jeu à l’aide du moteur d’un de leurs titres précédents. Mais pour mener à bien ce projet plus ambitieux qu’il n’y paraît, ils ont dû tout d’abord décider de le diffuser en quatre parties autonomes, puis ont fait appel à la générosité du public via une campagne Kickstarter qui a finalement été une grande réussite. Et nous voici, donc, après quelques mois de retard, face à Tiny Barbarian DX, du moins à son premier épisode, The Serpent Lord.

Librement inspiré des aventures de Conan, écrites par Robert E. Howard dans les années 30, le jeu ne nécessite pas de les avoir lues pour s’apprécier à sa juste valeur. D’ailleurs, comme son nom l’indique, ce premier épisode évoque surtout le film nettement plus connu qu’a réalisé John Milius en 1982. Outre la présence de serpents en abondance, on trouvera quelques clins d’œil comme la séquence des vautours recréée avec une grande minutie. De manière générale, la mise en scène est très soignée, truffée de petits détails et de cutscenes amusantes réalisées avec le moteur du jeu, qui lui confèrent un ton résolument comique.

La scène des vautours

Cette scène est tout droit sortie du film Conan le Barbare (1982) ; si vous l’avez vu, vous saurez quoi faire !

Il faut dire que la réalisation contribue à cette légèreté. Intégrés à un format large façon « cinémascope » (pas très pratique pour le boss final d’ailleurs), les décors sont délicieusement pixelisés et les personnages petits et potelés sont animés à la manière d’un cartoon. À cela s’ajoute une chiptune pure et dure composée par Jeff Ball, rythmée et énergique, et nettement plus proche d’un Mega Man que d’un Basil Poledouris. Au moins, l’ambiance est très différente de celle d’un Völgarr, bien que ces deux titres néorétro partagent de nombreuses influences. Citons par exemple Golden Axe, dont on retrouve les petits lutins à persécuter pour des bonus.

Après un prologue qui se présente sous la forme d’un combat dantesque (et a priori sans fin) au sommet d’une montagne, l’aventure se déroule de manière linéaire, mêlant plateformes et combats. Cet épisode se découpe globalement en six sections, soit autant de décors et thèmes musicaux, dont trois sont conclues par un boss. La panoplie de coups, sans atteindre la richesse d’un vrai beat ’em up, s’avère suffisamment variée et jouit d’un feeling punchy, d’autant que de nouveaux ennemis aux techniques particulières font régulièrement leur apparition. Le jeu est en outre ponctué de séquences spéciales mais bien intégrées car elles conservent le même gameplay : chevauchée d’un tigre de combat, passage en ascenseur truffé de pièges, etc.

La séquence sur le tigre

Tel Musclor, Conan sera amené à chevaucher un tigre de combat… ou un lion. Enfin un truc dans ce goût là, quoi.

Ce dernier, la quatrième section, constituera sans doute le premier passage vraiment difficile d’un jeu qui reste très abordable. En jeu de plateformes old-school, Tiny Barbarian DX comporte son lot de moments à s’arracher les cheveux, avec ses chauve-souris qui rappelleront des (mauvais) souvenirs de têtes de Méduse aux joueurs de Castlevania ou ses serpents qui respawnent sans arrêt de leurs paniers ensorcelés. Néanmoins, la marge de progression est vraiment bonne d’autant que les vies sont infinies ; un échec nous ramène au début de la zone courante (une dizaine par section, elles ne sont pas très grandes), sachant que des bonus (parfois de vie) sont en outre cachés dans le décor, encore une fois à l’instar de Castlevania.

De plus, des sauvegardes ont été ajoutées à la demande générale via une récente mise à jour. Celles-ci s’effectuent automatiquement au début de chaque section, ce qui permet de conserver un peu de challenge. D’ailleurs, les puristes et amateurs de défi seront sans doute contents de savoir que le temps et le score ne sont pas sauvegardés. Même si l’aventure peut se boucler en une heure ou deux, on ne dispose pas forcément de tout ce temps devant soi. Pour donner un exemple édifiant, avant la mise à jour, le jeu a planté au bout d’environ deux heures et après une vingtaine de tentatives de vaincre la première forme du dernier boss… Pas d’autres bugs à signaler même s’il y aura d’autres correctifs, ne serait-ce que pour les contrôles.

La séquence de l'ascenseur

La classique séquence de l’ascenseur est sans doute le premier passage que vous referez plusieurs fois !

Car c’est là le plus gros défaut du jeu même s’il devrait être corrigé ; il n’est pour le moment pas compatible avec la manette Xbox 360, et ma manette USB Saturn, certes capricieuse, n’est pas reconnue non plus à moins d’utiliser un logiciel type Joy2Key. Évidemment, il reste toujours le clavier, mais ce n’est vraiment pas la manière la plus agréable de dompter les phases de plateformes, qui nécessitent très souvent d’appuyer sur « haut » pour s’accrocher aux rebords, ou pour profiter d’un double saut du haut d’une monture. De manière générale, c’est un jeu incomplet que nous évaluons ici, les trois prochains épisodes étant inclus dans le prix.

Verdict : À moins d’une mauvaise surprise pour les prochains, ce premier épisode présage du meilleur ; Tiny Barbarian DX est un excellent jeu de plateformes, mignon et bien ficelé.

90hbpm

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