Alors que James Bond semble avoir réussi son comeback vidéoludique cette année, c’est nettement plus compliqué pour sa parodie. L’agent secret des fonds marins avait d’abord fait l’objet d’un jeu mobile, James Pond in the Deathly Shallows (2011), qui s’était notamment fait massacrer par Destructoid. Deux ans plus tard, une campagne Kickstarter visant à financer un nouveau jeu avait été annulée, faute d’intérêt suffisant. Au final, il avait fallu se contenter d’une réédition du deuxième volet au printemps 2019… Mais il y a un peu plus d’un an, la société Gameware, à l’origine de la campagne de financement ratée, avait mis en chantier deux nouveaux jeux, l’ironiquement nommé James Pond: Rogue AI, et son spin-off James Pond A Bit of A Stretch. Au final, on n’a pas vraiment eu de nouvelles depuis et ce n’était pas plus mal, tant les deux projets étaient bourrés d’intelligence artificielle jusqu’à la moelle – le créateur de l’original, Chris Sorrell, avait même exprimé son profond dégoût. Enfin, il y a quelques mois, System 3, les actuels détenteurs de la licence, se sont carrément retrouvés pris dans un litige avec Danjaq, la société qui gère la propriété intellectuelle de James Bond… On va dire que ça fait partie de la vie mouvementée d’un agent.
Quoi qu’il en soit, à l’automne dernier, on vous signalait que System 3 avait annoncé une compilation baptisée James Pond Legacy: The Pond Is Not Enough sans plus de détail. Or celle-ci vient juste d’être confirmée, et bien qu’elle ait été déposée auprès des organismes de classification sur PlayStation 5 également, elle est pour le moment présentée comme une exclusivité Switch 2. Attendue en octobre, on sait désormais qu’elle inclura James Pond: Underwater Agent (1990), James Pond Codename: RoboCod (1991) et James Pond 3: Operation Starfish (1993) ainsi que le spin-off The Aquatic Games Starring James Pond and the Aquabats (1992), chacun décliné dans leurs versions Mega Drive, Super Nintendo, Amiga et Commodore 64 pour un total de douze jeux. Au moins, le communiqué semble indiquer que les réalisations d’origine seront respectées, car le marketing repose une nouvelle fois grandement sur l’intelligence artificielle, bien que l’éditeur, déjà accusé d’y avoir recouru pour Archer Maclean’s DropZone 40th Anniversary Edition, ait démenti (en vain).
Sources : Time Extension & Gematsu














