
DRAINUS
Windows, Switch
Catégorie : shoot ’em up
Joueurs : 1
Développeur : Team Ladybug
Éditeur : WSS Playground/PLAYISM
Date de sortie : 22/05/2022 (Steam), 02/03/2023 (Switch)
Prix : 12,49 € (Steam)-19,50 € (Switch)
(testé sur Switch)
Grand spécialiste du Igavania comme Blade Chimera, le studio japonais Team Ladybug a surpris avec Drainus, mais il s’avère que cette incursion dans le shoot ’em up est une vraie réussite, déjà sur le plan visuel. Et dès son didacticiel, certes incomplet mais finissant par un twist scénaristique, le jeu se montre brillant. C’est en tout cas le meilleur représentant du genre auquel on ait joué depuis Andro Dunos II (2022), même si les puristes préféreront sans doute ce dernier pour son challenge. Mais c’est justement le fait que Drainus soit à la fois original et accessible, donnant l’impression au joueur qu’il est doué, qui le rend aussi enthousiasmant selon nous. Sans doute inspiré par GigaWing (1999), son gameplay repose principalement sur un bouclier, activé en maintenant le bouton de droite, qui permet d’absorber l’un des deux types de tirs ennemis façon Ikaruga (2001). Une fois que l’on relâche le bouton, cela envoie une puissante attaque à tête chercheuse, mais on ne peut pas le maintenir tout le temps, car il y a une jauge de surchauffe qu’on peut toutefois améliorer. En effet, entre chaque niveau mais aussi simplement en mettant la pause (du moins dans le mode principal), on peut dépenser ses réserves d’énergie accumulées pour acheter des améliorations à équiper, et ainsi définir soi-même comment son arsenal évolue lorsque l’on ramasse des bonus. Outre différents tirs, missiles et modules de protection, on pourra acquérir des boucliers de différents types, ce qui implique parfois des dilemmes dignes d’un immersive sim… On pourra même, par exemple, remplacer sa méga bombe (avec le bouton de gauche) par un gain de power up, ce qui est d’autant plus utile que cela correspond aussi aux points de vie du joueur – et c’est un des autres aspects qui rend le jeu plus abordable, puisqu’un dégât abaisse le niveau de notre arsenal au lieu de détruire le vaisseau. Et quand cela arrive, quelques bonus apparaissent d’emblée à l’écran pour se refaire, et perdre toutes ses vies ne renvoie pas forcément au début du niveau, et l’on conserve bien sûr toutes ses améliorations. Ce qui permettra d’ailleurs de compenser la hausse de difficulté du deuxième loop. Mais hormis quelques passages ce sont avant tout les boss, multipliant les phases à la Gradius V (2004), qui donneront le plus de fil à retordre tout en exploitant superbement les différentes combinaisons offertes par le gameplay.
On aime :
- Le concept novateur et intelligemment exploité
- La difficulté réglable et assez abordable
- La réalisation superbe
On aime moins :
- Le nombre intimidant d’améliorations disponibles d’emblée et pas toujours bien expliquées
- L’impossibilité de créer des sets d’équipement, obligeant à mettre la pause
- Le faible nombre de niveaux
Verdict : Pour ce qui semble être un coup d’essai, Drainus se révèle un coup de maître, offrant un gameplay franchement original mais tout à fait accessible à un néophyte (peut-être trop).
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