TEST EXPRESS : Lords of Exile, un Castlevania-like qui ne fouette pas trop

Lords of Exile (Windows, Xbox, PS4, Switch)

LORDS OF EXILE
Windows, Xbox, PlayStation 4, Switch
Catégorie :
action-plateforme
Joueurs : 1
Développeur : SquidBit
Éditeur : PID Games
Date de sortie : 14/02/2024
Prix : 14,99-19,99 €
Site Officiel :
(testé sur Switch 2)

Dans le désormais vaste monde du néorétro, le clone de Castlevania est devenu un genre à part entière ; on a d’ailleurs eu l’occasion de tester Crypt Stalker l’année dernière, assez décevant car à la fois trop sage dans son hommage et trop old school dans sa difficulté. Développé par l’Espagnol CZAzuaga qui officie en tant que SquidBit et financé via Kickstarter au printemps 2020, Lords of Exile fait d’emblée référence aux premiers pas de Rondo of Blood (1993) mais il est lui aussi inspiré, surtout sur le plan visuel, par la trilogie NES. On retrouve pas mal d’ingrédients de la série, y compris les têtes de Méduse (ici de loups) et surtout des armes secondaires aux munitions limitées très similaires : un couteau qui part en ligne droite, une faux en cloche, une bombe à plus courte portée mais très puissante ou encore, plus originale, une double faux à tête chercheuse vers la fin de l’aventure. Il en devient d’ailleurs frustrant qu’un bouton leur soit dédié plutôt que la combinaison haut plus attaque… Le décalque n’est toutefois pas total puisque les cœurs donnent ici de l’énergie, et on dispose aussi d’une glissade et d’une attaque en piqué. Chaque boss confère en plus une nouvelle capacité (meilleure allonge ou puissance, double saut, bouclier protecteur, etc.) et l’on peut obtenir deux « ombres » qui nous épaulent une fois une jauge remplie. En plus d’attaquer les ennemis à distance, elles peuvent détruire des blocs spécifiques pour l’une et agripper des prises éloignées pour l’autre, ce qui consomme toutefois la jauge qui remonte sinon toute seule une fois vidée. Notons aussi l’ajout de boutiques, surtout utiles pour se régénérer, mais aussi de bandits manchots pour remporter des lots. La difficulté est aussi plus « moderne » puisque les vies sont infinies et l’on réapparaît juste au début de la « zone » courante, ou avant les boss. Ces derniers sont ainsi plutôt faciles, du moins dans un premier temps et une fois leurs motifs d’attaques repérés et/ou en utilisant la bonne arme secondaire – presque toujours fournie avant l’affrontement, et à chaque essai. Après, j’avoue en avoir bourriné quelques-uns en les battant avec une jauge de vie presque vide, surtout vers la fin, et je n’ai pas eu le temps de vaincre le dernier même si je commençais à bien maîtriser sa première forme.

On aime :

  • L’inspiration de Castlevania assez bien digérée
  • La réalisation typée NES bien maîtrisée
  • La difficulté relativement bien dosée, d’autant qu’il n’y a aucun réglage manuel

On aime moins :

  • Certaines idées de gameplay peu exploitées (les ombres notamment)
  • Le double saut qui (de rares fois) ne marche pas
  • Le manque évident d’originalité

Verdict : Tout en restant très proche de ses modèles, Lords of Exile a au moins le mérite de bien les imiter tout en se montrant plus souple et accessible que la plupart des hommages rétro.

90 hbpm

Les habitués du Mag trouveront peut-être le jeu de mot du titre familier ; c’est parce que je l’avais déjà trouvé il y a un peu plus de sept ans et je n’ai pas pu trouver mieux.

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