TEKKEN (Xbox Series, PlayStation 5, Switch 2) (arcade, 19 décembre 1994 au Japon, 12 mai 1995 en Europe) Catégorie : combat Joueurs : 1-2 Éditeur : Namco/Hamster Date de sortie réédition : 25/06/2026 Prix : 16,99 € Page du jeu : [Xbox Series], [PS5], [NS2]
Dans les années 1990, le jeu de combat est roi dans les salles d’arcade, et SEGA a frappé un grand coup avec Virtua Fighter (1993), le premier jeu du genre en 3D. Son grand rival du moment, Namco, se doit de répliquer et va jusqu’à débaucher son game designerSeiichi Ishii, qui a également tenu ce rôle sur Virtua Racing (1992), ainsi que d’autres membres de l’équipe, surtout des animateurs. L’équipe va d’ailleurs beaucoup gonfler en cours de développement pour créer les centaines d’animations nécessaires à Tekken (1994). Mais à sa sortie, si le jeu impressionne grâce à sa 3D texturée, il déboussole les joueurs, en partie du fait de son mode de contrôle très inhabituel mais astucieux (un bouton par membre du corps), mais aussi à cause de son chara design assez hétéroclite. Et surtout, comme le reconnaitra plus tard Katsuhiro Harada, qui ici ne fait que des voix mais deviendra le réalisateur de la série à partir du troisième volet, l’équilibrage n’a pas vraiment été géré correctement et ne le sera qu’à partir de la suite. Heureusement, le titre a été volontairement conçu, contrairement à son rival, sur une carte d’arcade bon marché, la Namco System 11, basée sur le hardware de la toute récente PlayStation. Ainsi, le portage sera non seulement parfait mais nettement enrichi, faisant passer le nombre de combattants de huit à dix-huit, et assurera à la série un grand avenir d’autant qu’elle mise sur un univers foisonnant pour un jeu de combat.
BOKOSUKA WARS (PlayStation 5, Switch 2) (Famicom, 14 décembre 1985 au Japon) Catégorie :action-RPG Joueurs : 1 Éditeur : ASCII/Hamster Date de sortie réédition : 25/06/2026 Prix : 6,99 € Page du jeu : [PS5], [NS2]
Créé à l’origine par Kōji Sumii sur Sharp X1, porté sur d’autres micro-ordinateurs japonais avant de faire son arrivée sur Famicom dans une version légèrement différente, Bokosuka Wars (1983) est un titre résolument pionnier à la croisée de plusieurs genres à venir. Si dans la version originale, on contrôle d’emblée une armée bien que l’on puisse libérer quelques chevaliers de prison, on débute sur console avec le roi Suren seul, et l’on doit donc rassembler progressivement des chevaliers et des pions transformés en arbres, rochers ou autres objets. Outre des ennemis qui permettront de gagner de l’expérience une fois vaincus, on croisera sur le parcours des obstacles qui peuvent nécessiter un certain type d’unité, seul le roi pouvant par exemple franchir les murailles situées tous les cent mètres. Le but étant d’atteindre les six cent mètres pour vaincre le roi Ogreth, sachant que la partie prend fin si Suren meurt. On a donc à la fois affaire à l’un des tout premiers action-RPGs, puisque les combats se déroulent automatiquement quand on « percute » les ennemis à la manière du séminal Hydlide (1984) sorti l’année suivante, mais aussi à une sorte de RTS simplifié, voire à un tower defense inversé. En outre, le jeu est souvent considéré comme ayant posé les bases du tactical-RPG à la japonaise (simulation RPG), bien qu’il se déroule lui en temps réel.
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