TAG TEAM WRESTLING (Xbox Series, PlayStation, Switch) (arcade, 20 décembre 1983 au Japon) Catégorie : catch Joueurs : 1-2 Éditeur : Data East/Hamster Date de sortie réédition : 21/05/2026 Prix : 6,99 €-8,99 € Page du jeu : [Xbox Series], [PS4], [PS5], [NS], [NS2]
Connu en tant que The Big Pro Wrestling! au Japon, Tag Team Wrestling (1983) est non seulement le premier jeu de Technōs pour le compte de Data East, la première borne de ce dernier à avoir quitté le Japon, mais c’est surtout le tout premier jeu vidéo de catch ! Co-dirigé par notre regretté membre d’honneur Yoshihisa Kishimoto, il est comme son nom l’indique centré sur les matches en équipe, et est donc jouable à deux. Hélas, si les joueurs peuvent choisir le nom de leur duo, ils contrôleront forcément Sunny et Terry (Jocko et Spike dans la version américaine) et il n’y a également qu’une seule équipe ennemie, que l’on doit donc affronter dix fois de suite (!) pour devenir champion. Mais mine de rien, le titre recrée déjà bien l’atmosphère d’un match à l’aide de voix numérisées certes crachotantes, il est possible de combattre à l’extérieur du ring et on a même droit à des interventions extérieures du manager… En revanche, le gameplay se cherchait encore puisqu’une fois la saisie engagée, on doit sélectionner rapidement sa prise dans un menu, ce qui brise forcément le rythme même si ça a le mérite d’offrir un arsenal assez important même comparé à des simulations ultérieures. Le titre sera porté un peu tardivement sur micro-ordinateurs et surtout sur NES, où l’équipe adverse sera rebaptisée Strong Bads, devenant une influence importante de la future web-série Homestar Runner. Mais avant ça, le studio aura déjà nettement raffiné la formule pour Mat Mania/Exciting Hour (1985), considéré lui comme le premier bon jeu de catch.
TŌJIN MAKYŌ DEN: HERACLES NO EIKŌ (PS5, Switch 2) (Famicom, 12 juin 1987 au Japon) Catégorie : RPG Joueurs : 1 Éditeur : Data East/Hamster Date de sortie réédition : 21/05/2026 Prix : 6,99 € Page du jeu : [PS5], [NS2]
Volet inaugural d’une série de six jeux, Tōjin Makyō Den: Heracles no Eikō (1987) est la résultante de deux phénomènes japonais au mitan des années 1980 : Dragon Quest (1986) et la mode de la mythologie grecque, sans doute liée au succès du manga Les Chevaliers du Zodiaque lancé fin 1985. En effet, ce RPG signé Data East est très fortement inspiré de celui d’Enix sur le plan visuel comme du gameplay, et s’en distingue par son univers mais aussi son « monde ouvert » puisque l’on peut accomplir les douze travaux dans l’ordre de son choix. En outre, on ne contrôle pas un groupe d’aventuriers mais seulement Heracles/Hercule. Cependant, l’aventure prend des libertés avec la mythologie puisque l’objectif final est de délivrer Venus (Aphrodite) capturée par Hades… Le titre fera l’objet d’une suite sur Famicom, puis de deux autres volets sur Super Famicom, ainsi qu’un spin-off sur Game Boy, le seul autre jeu de la série où l’on incarne Heracles seul. Mais il faudra attendre 2008 pour qu’un épisode quitte enfin le Japon. Glory of Heracles sur DS est cette fois développé par le studio Paon (qui possède aujourd’hui les droits de la franchise) pour le compte de Nintendo, même si l’on retrouve certains membres de l’équipe d’origine dont le scénariste du deuxième volet Kazushige Nojima, passé entretemps par Final Fantasy. À noter que l’original, ici uniquement disponible en japonais, a été officieusement traduit en anglais en 2011 puis en français il y a deux ans.
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